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Enseignants arrêtés au Togo, la DMK se prononce

Adjamagbo K

Des enseignants togolais ont été arrêtés suite à la menace de grève qui plane sur l’éducation nationale. Comme chaque année, le secteur de l’éducation est en ébullition. En cette période de reprise, un bras de fer s’est engagé entre le nouveau ministère de l’enseignement primaire et secondaire et un des syndicats du secteur.

On se rappelle que quelques jours plus tôt, le ministre d’État, M. Boukpessi Payadowa avait fait savoir que l’association des enseignants n’a pas de récépissé. Il a envoyé une lettre à M. Kokodoko , le ministre de l’enseignement primaire et secondaire. Le Syndicat des enseignants du Togo (SET) n’a pas été content de cette sortie. Il a invité ses interlocuteurs à se fier aux textes de l’organisation Internationale du Travail ( OIT). Pour le SET, il n’a jamais été écrit dans les textes qu’un syndicat devrait posséder un récépissé avant de fonctionner.

Suite aux dernières interpellations, la DMK a fait un communiqué pour demander au Gouvernement de recourir au dialogue. Elle condamne les arrestations.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DYNAMIQUE MONSEIGNEUR KPODZRO (DMK)

 

Le déni d’injustices par la répression est un refus d’accepter la vérité. Ce mercredi 20 janvier 2021, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) a appris avec consternation et indignation l’interpellation manu militari de trois responsables du jeune Syndicat des enseignants du Togo (SET). Ces arrestations au cours d’une réunion au siège de la Synergie des travailleurs du Togo, ont été opérées par la gendarmerie nationale et sans respect des droits et libertés fondamentaux des citoyens et aussi en violation du siège d’un syndicat. Par ailleurs, lesdites arrestations interviennent après l’enlèvement à Kara du rapporteur du SET et après une visite impromptue de la police au domicile du secrétaire général de ce syndicat qui, faut-il le rappeler :

• exige depuis sa création, l’application immédiate du statut particulier fixant le fonctionnement des enseignants et précisant leurs évolutions de carrière, d’une part ; et, • appelle à une grève pour la libération de son responsable, d’autre part.

La DMK condamne la multiplication de ces arrestations musclées qui interviennent sans aucun fondement juridique, tant sur la forme que sur le fond. La DMK exhorte le gouvernement illégitime à cesser son acharnement contre les travailleurs qui ne réclament que de meilleures conditions de travail. Il doit plutôt engager sans délai un dialogue avec les enseignants pour trouver une issue à la récurrente crise sociale que connaît le secteur de l’éducation nationale et au grand dam des apprenants et des parents.

La DMK invite les travailleurs, tous secteurs confondus, à rester unis et solidaires pour réclamer et obtenir la libération de leurs collègues arrêtés. La DMK demande à la communauté internationale, en l’occurrence l’Organisation internationale du travail, d’amener les autorités de fait du Togo, au respect des chartes qu’elles ont ratifiées et à la cessation de la répression contre les enseignants qui ne font que revendiquer leurs droits légitimes.

Fait à Lomé, le 20 janvier 2021

 

La coordinatrice générale K. B. ADJAMAGBO JOHNSON

 

 

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