Neuf pays africains figurent dans la première phase du Global Electronics Management Program, ou GEM, une initiative mondiale de 60 millions de dollars pour mieux gérer les équipements électroniques. Le lancement a eu lieu le 7 octobre 2026 à Manille. L’ONUDI a détaillé le programme le 14 octobre, puis la Banque africaine de développement le 16 octobre.
Illustration originale générée par IA pour DoingBuzz : atelier fictif de réparation et de tri. Elle ne représente pas le lancement officiel du programme.
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Quels pays africains participent ?
La première phase concerne l’Afrique du Sud, le Botswana, Djibouti, l’Eswatini, l’Éthiopie, le Lesotho, le Mozambique, la Namibie et la Somalie. Le volet de la Corne de l’Afrique réunit Djibouti, l’Éthiopie et la Somalie, avec la Banque africaine de développement. Les six autres pays sont associés au projet régional d’Afrique australe mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour l’environnement.
Cette liste permet de situer la portée de l’annonce : le Sénégal, le Togo, le Bénin et la Côte d’Ivoire ne font pas partie des participants initiaux. Le programme compte seize pays au total, en incluant les partenaires d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine.
Un budget mondial, pas une enveloppe par pays
Les 60 millions de dollars annoncés couvrent l’ensemble de GEM. Ce montant n’est donc ni réservé à l’Afrique, ni attribué séparément à chaque pays.
Le financement vient du Fonds pour l’environnement mondial. L’ONUDI dirige l’initiative avec la Banque africaine de développement, le PNUD et le PNUE. La coopération porte notamment sur les règles publiques, les technologies et les conditions de financement des filières.
Faire durer les appareils avant leur fin de vie
L’approche vise toute la vie des équipements : fabrication plus économe en ressources, allongement de leur utilisation, réparation, réemploi, puis collecte et récupération des matériaux. Le recyclage constitue ainsi une étape de la démarche, plutôt que son unique objectif.
Pour un réparateur ou un entrepreneur, l’information à surveiller sera la mise en place concrète des dispositifs nationaux. Les communiqués consultés ne sont pas un formulaire de demande d’aide individuelle. Ils ne permettent pas de promettre une subvention à une entreprise ni de chiffrer des emplois déjà créés.
Pourquoi les chiffres de déchets doivent être datés
Le Global E-waste Monitor 2024 de l’UIT et de l’UNITAR estime à 62 millions de tonnes les déchets électroniques produits dans le monde en 2022. La part documentée comme collectée et recyclée dans une filière formelle respectueuse de l’environnement était de 22,3 %. En Afrique, cette part documentée était inférieure à 1 %.
Ces chiffres décrivent 2022. Ils ne mesurent pas la situation d’octobre 2026 ni l’effet du nouveau programme. Le suivi de GEM devra justement permettre de distinguer les objectifs annoncés des changements obtenus dans les filières.
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Sources vérifiées le 18 octobre 2026 : ONUDI, 14 octobre 2026 ; BAD, 16 octobre 2026 ; UIT, Global E-waste Monitor 2024.







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