Sénégal: Comment Saly vit la CAN de Beach Soccer


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Il est 10H17 GMT, nous voici devant l’entrée de Saly Portudal. Deux agents des forces de sécurité gèrent la circulation, « toujours dense à cette heure de la journée », nous dit-on. Normal pour la ville la plus touristique du Sénégal, où les commerces, restaurants, bars et autres discothèques jalonnent les routes principales. Saly a cette particularité de regorger d’étrangers, au point que par endroit, on se croirait en Europe. C’est ici que se joue la Coupe d’Afrique des nation de football de plage ou Beach Soccer.

Notre attention est attirée par un vieux couple d’Occidentaux, en amoureux, assis sur un banc public, en train d’échanger tranquillement, jusqu’à ce que nous interrompions leur quiétude. « Oui, on en a entendu parler dans les médias, mais nous sommes trop vieux pour assister à des matches au stade. Et puis, on est ici pour se détendre passer de belles vacances, pas pour vivre le sport ou nous prendre la tête », lâche le septuagénaire, sourire au coin. Nous venions en effet de leur demander s’ils suivaient un peu l’actualité sportive, notamment la CAN de Beach Soccer.

A part la route principale de Saly, menant au lieu des compétitions, jalonnées d’effigies faisant la promotion de cette CAN, rien n’indique que la ville abrite une telle compétition, qui se déroule à la plage. Une très belle plage avec une vue magnifique sur l’Océan Atlantique, nous sommes à l’entrée de la Résidence Le Récif où la sécurité ne fait pas défaut. Sur la chaussé, là aussi deux agents de la police nationale gèrent la circulation, tandis que d’autres, notamment des éléments du Groupement Mobile d’intervention, veillent à la sécurité des lieux.

 

« Prenez ce couloir, vous contournez la piscine et continuez tout droit jusqu’à la plage ». C’est l’un des préposés à l’accueil de ladite Résidence qui venait de nous indiquer où se jouait cette compétition continentale. En effet, aussitôt après avoir contourné la piscine, le décor était déjà planté : le dispositif pouvait s’apercevoir de loin, avec le logo de la CAF (Confédération Africaine de Football). En moins de deux minutes, nous sommes sur les lieux. Aucune sportif, à part un membre de la Fédération Sénégalaise de Football, que nous avons croisé sur les lieux. « Je suis là juste pour jeter un coup d’œil. Rien de spécial », nous sert-il avec un petit sourire.

 

Sur place, ce sont des agents des forces de sécurité qui occupent les lieux. Ils sont partout, sur les gradins, à côté de la place à bord de motos, et disséminés un peu partout. Un avion des forces de défense survole aussi les lieux où, visiblement, la sécurité est de mise. Les quelques personnes étrangères au système sont des femmes, des vendeuses d’objets d’art, dont la marchandise est disposées sous une tente élaborée pour la circonstance. « Depuis trois jours, nous n’avons rien vendu. Personne n’est venu nous demander combien coûte un seul produit », nous souffle l’une d’entre elle, Diatou elle s’appelle, la cinquantaine.

 

Les propos de Diatou sont confirmées par les autres femmes présentes sur les lieux et qui sont regroupées sous le label des femmes artisans de Thiès. La ville de Saly faisant partie du Département de Mbour qui se trouve dans la région de Thiès. « A part El Hadji Diouf (ancien international sénégalais de football), personne n’est venu vers nous pour acheter nos produits », confie une autre dame, la quarantaine, expliquant qu’elles doivent faire face à des charges, notamment leur alimentation quotidienne qui tourne autour de 2 500 FCFA. « C’est très dur et au fur à mesure, nous perdons espoir de vendre nos produits », ajoute-t-elle.

« Espérons qu’avec le match du Sénégal (contre Tanzanie) de cet après-midi, nous allons vendre quelques produits. Même si ce sont des maillots qu’on écoulera, pourquoi pas. On ne sait même pas en fait. Plus les jours passent, plus on se dit que nous avons perdu du temps et de l’énergie en nous déployant sur ces lieux de compétition, où se retrouvent beaucoup de nationalités, car on sait que c’est une compétition africaine qui se joue ici à Saly. Donc un rendez-vous auquel prennent part beaucoup d’étrangers, qui doivent pouvoir acheter des cadeaux et des souvenirs », indique une autre femme.

 

Sur les étals, des colliers en perles, des robes en tissus teintés, des pagnes, des tableaux d’art et autres produits. Le tout disposé sous une tente géante, qui voilait un bonne partie de la marchandise. Le soleil était au zénith lorsque nous prenions congé des lieux où se retrouveront, quelques heures plus tard, les équipes du Maroc, de l’Egypte, de la Tanzanie et du Sénégal pour des matchs qui seront l’attraction de cette journée du mercredi 26 mai 2021, sur la Petite Côte sénégalaise.

 

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