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Bénin : quand Patrice Talon « vandalisait » l’opposition
10/04/2021 à 10h10 par La redaction
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Beaucoup de voix s’élèvent aujourd’hui pour condamner les actes de vandalisme au Bénin, alors qu’elles étaient toutes silencieuses depuis des années, au moment où Patrice Talon “vandalisait” l’opposition.

Depuis les premières heures du mardi 6 avril 2021, plusieurs villes du Centre et du Nord-Bénin ont basculé dans une spirale de violences caractérisées par la destruction de biens publics et privés, le barrage de routes inter-Etats. Les manifestants s’insurgent contre la prolongation du mandat du Président Patrice Talon de 45 jours. En effet, conformément à la Constitution du 11 décembre 1990 sur laquelle Patrice Talon a prêté serment le 6 avril 2016, son mandat arrive à échéance le 5 avril 2021 à minuit. Seulement voilà, en novembre 2019, le nouveau Parlement a procédé à une révision de la Constitution avec un décalage de la date de l’organisation de l’élection présidentielle, entraînant du coup la prorogation du mandat du chef de l’État en exercice. Pour l’opposition au régime, pas question d’ajouter une seule minute au mandat de Patrice Talon. D’où le mot d’ordre « Cinq ans c’est cinq ans » devenu le leitmotiv des activistes de l’opposition.

Dans ce contexte, les leaders de cette opposition en exil invitent leurs partisans à l’intérieur du pays à organiser des manifestations pacifiques pour protester contre cette prolongation de mandat. Répondant à cet appel de leurs leaders, les militants de l’opposition se lancent effectivement dans des manifestations qui, comme cela se passe généralement dans ce genre de situation, dérapent rapidement et se transforment en des séances de pillages ou même de règlement de compte. C’est alors que des voix ont commencé par s’élever pour condamner ces actes de vandalisme. Ces mêmes voix, qui étaient sans voix depuis des années où le Président Patrice Talon déroulait tranquillement son plan savamment pensé et soigneusement mis en œuvre et qui consistait à démolir méthodiquement l’édifice démocratique béninois construit dans les larmes, la sueur et le sang à l’occasion des luttes âpres contre le régime tyrannique et sanguinaire de Mathieu Kérékou qui aboutirent à l’organisation de la Conférence nationale de février 1990.

Où étaient les condamnateurs d’aujourd’hui – les rois du Bénin, la CEDEAO, etc. – quand la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) condamnait Sébastien Ajavon à 20 ans de prison dans une parodie de procès aussi inique que comique ? Où étaient-ils quand l’État béninois refusait obstinément d’appliquer les arrêts de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples dont il est quand même partie prenante ? Où étaient-ils lorsque des organes de presse – La nouvelle tribuneSoleil FM – sont fermés abusivement pour réduire au silence toutes les voix discordantes ? Où étaient-ils lorsque le régime du Président Patrice Talon a franchi le Rubicon en organisant, pour la première fois dans l’histoire

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du Bénin du Renouveau démocratique, des élections législatives sans la participation d’un seul parti de l’opposition en 2019 ? Et où étaient-ils lorsqu’un scénario quasi identique s’est reproduit lors des élections communales et municipales en 2020 ?

Un célèbre adage africain dit : « Quand on tombe, il ne faut voir pas se contenter de voir là où on est tombé, mais il faut plutôt chercher à voir là où on a trébuché ». Ne vous y trompez pas, ce qui se passe aujourd’hui au Bénin n’est que la conséquence logique des frustrations accumulées durant les années du mandat du Président Patrice Talon. Ce qui viennent condamner les événements aujourd’hui et veulent jouer les sapeurs-pompiers ont manqué de jouer le bon rôle de prévention en son temps. Surtout qu’ils en avaient encore l’opportunité, lorsque le régime Talon a envoyé en prison Reckya Madougou, dont le seul tort a été d’avoir été portée par deux mouvements politiques pour conquérir le fauteuil présidentiel. Même lorsqu’un juge de la CRIET a dénoncé des pressions exercées par la Présidence du Bénin, après avoir démissionné et pris le chemin de l’exil, aucun « sapeur pompier » n’a réagi.

Il ne reste plus qu’à espérer que la sagesse prenne le pas sur les ressentiments, que les deux parties rivales ramènent la balle à terre pour que le Bénin retrouve sa tranquillité habituelle, surtout qu’à la décharge de Patrice Talon, il y a son bilan économique élogieux. On ne saurait oublier qu’en dépit des effets néfastes du Covid-19, le Bénin a enregistré une croissance de 2.3 % en 2020. Sous ce même régime, le pays est passé pour la première fois de son histoire dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, est devenu depuis 2018 le premier producteur africain de coton, entre autres accomplissements. Reste à sentir l’effet de cette croissance dans le vécu quotidien des Béninois.

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Depuis les premières heures du mardi 6 avril 2021, plusieurs villes du Centre et du Nord-Bénin ont basculé dans une spirale de violences caractérisées par la destruction de biens publics et privés, le barrage de routes inter-Etats. Les manifestants s’insurgent contre la prolongation du mandat du Président Patrice Talon de 45 jours. En effet, conformément à la Constitution du 11 décembre 1990 sur laquelle Patrice Talon a prêté serment le 6 avril 2016, son mandat arrive à échéance le 5 avril 2021 à minuit. Seulement voilà, en novembre 2019, le nouveau Parlement a procédé à une révision de la Constitution avec un décalage de la date de l’organisation de l’élection présidentielle, entraînant du coup la prorogation du mandat du chef de l’État en exercice. Pour l’opposition au régime, pas question d’ajouter une seule minute au mandat de Patrice Talon. D’où le mot d’ordre « Cinq ans c’est cinq ans » devenu le leitmotiv des activistes de l’opposition.

Dans ce contexte, les leaders de cette opposition en exil invitent leurs partisans à l’intérieur du pays à organiser des manifestations pacifiques pour protester contre cette prolongation de mandat. Répondant à cet appel de leurs leaders, les militants de l’opposition se lancent effectivement dans des manifestations qui, comme cela se passe généralement dans ce genre de situation, dérapent rapidement et se transforment en des séances de pillages ou même de règlement de compte. C’est alors que des voix ont commencé par s’élever pour condamner ces actes de vandalisme. Ces mêmes voix, qui étaient sans voix depuis des années où le Président Patrice Talon déroulait tranquillement son plan savamment pensé et soigneusement mis en œuvre et qui consistait à démolir méthodiquement l’édifice démocratique béninois construit dans les larmes, la sueur et le sang à l’occasion des luttes âpres contre le régime tyrannique et sanguinaire de Mathieu Kérékou qui aboutirent à l’organisation de la Conférence nationale de février 1990.

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Il ne reste plus qu’à espérer que la sagesse prenne le pas sur les ressentiments, que les deux parties rivales ramènent la balle à terre pour que le Bénin retrouve sa tranquillité habituelle, surtout qu’à la décharge de Patrice Talon, il y a son bilan économique élogieux. On ne saurait oublier qu’en dépit des effets néfastes du Covid-19, le Bénin a enregistré une croissance de 2.3 % en 2020. Sous ce même régime, le pays est passé pour la première fois de son histoire dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, est devenu depuis 2018 le premier producteur africain de coton, entre autres accomplissements. Reste à sentir l’effet de cette croissance dans le vécu quotidien des Béninois.

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