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Abdoul Karim Sango : “Blaise Compaoré doit être jugé, mais qu’on ne l’humilie pas”

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Abdoul Karim Sango, ex ministre de la culture appelle à juger Blaise Compaoré, sans pour autant l’humilier car « il a apporté au Burkina Faso ». En effet, face à la presse ce jeudi 8 avril 2021, le Parti de la Renaissance Nationale (PAREN) a animé une conférence annonçant le congrès qui consacrera sa réorganisation. Dans cette optique, les membres du comité de réorganisation du PAREN se sont prononcés sur la question de la réconciliation nationale. Le congrès de réorganisation du PAREN se tiendra du 28 au 29 avril 2021 au Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC). L’occasion faisant le Larron, Abdoul Karim Sango, ex ministre en charge de la culture et secrétaire exécutif national du comité de réorganisation du PAREN, s’est prononcé sur l’actualité nationale notamment en ce qui concerne le retour des exilés politiques.

Le Parti de la renaissance nationale (PAREN) adhère à la réconciliation nationale. “Le PAREN a la conscience tranquille pour s’engager dans un processus de réconciliation nationale. Ses responsables font partie des Burkinabè les plus légitimes pour soutenir un tel processus”, a déclaré Abdoul Karim Sango, président du comité de réorganisation du parti.

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« Blaise Compaoré doit être jugé », dit Aboul Karim Sango, secrétaire exécutif du comité national de réorganisation du PAREN, qui pense que cela est un pas préalable à la réconciliation nationale. Pour lui, en ce qui concerne des dossiers comme celui de Thomas Sankara, la maturité atteinte par la procédure judiciaire ne permet plus de reculer. « Sur le cas spécifique de l’affaire Sankara, c’est une faute extrêmement grave qui est suffisamment instruite par la justice. Nous pensons alors qu’il faut juger Blaise afin qu’il s’explique », a recommandé Abdoul Karim Sango.

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Cependant, le principal conférencier a demandé à ce qu’on n’humilie pas l’ancien président. « On peut le juger mais qu’on ne l’humilie pas parce qu’il a quand même été un très haut responsable de ce pays », a-t-il préconisé.

En effet, pour ceux qui estiment que pour des raisons de sauvegarde de la paix, il ne faut pas juger le dossier, Abdoul Karim Sango a, pour illustrer sa pensée, paraphrasé un des avocats du dossier en la personne de Me Prosper Farama. Pour dire qu’en ce qui concerne l’affaire Thomas Sankara, « ce n’est pas un problème de paix mais un problème de principe juridique ». Pour lui, « le dossier a d’ailleurs atteint un niveau de maturité juridique qu’on ne peut plus s’adonner à des arrangements ».

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En outre, Abdoul Karim Sango a reconnu que sur certains dossiers sensibles, si certaines vérités éclatent au grand jour, dans un contexte où il n’y a pas trop de maturité dans la mentalité de certaines personnes, cela peut entraîner d’autres types de règlements de comptes ». Néanmoins, pour conclure, il a exhorté à ce qu’on juge le dossier pour que « Blaise Compaoré et le Burkina aient la conscience tranquille ». Le parti de Laurent Bado a, à la même occasion invité le président du Faso à user de ses prérogatives constitutionnelles en matière de droit de grâce ou d’amnistie, “et si nécessaire au service de la réconciliation nationale“.

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