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Violences policières: le silence bavard d’Emmanuel Macron
07/06/2020 à 18h34 par La redaction

Alors que les manifestations en hommage aux victimes des violences policières se multiplient, le président de la République refuse de s’exprimer sur le sujet, contrairement à un grand nombre de chefs d’État étrangers. Un silence qui en dit long sur la fébrilité d’un pouvoir qui a renié ses promesses initiales, en sombrant dans le déni.

Ne pas remuer d’un cil dans l’espoir que les choses passent d’elles-mêmes. C’est la stratégie qu’Emmanuel Macron a choisie face à la vague internationale de soutien qui a suivi le meurtre de George Floyd, le 25 mai, à Minneapolis (États-Unis). Un peu partout dans le monde, et notamment en France, des milliers de personnes se sont rassemblées à plusieurs reprises pour rendre hommage à toutes les victimes de violences policières et dénoncer le racisme qui étouffe nos sociétés.

De la chancelière allemande Angela Merkel au premier ministre canadien Justin Trudeau, en passant par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell ou encore le pape François, nombre de voix se sont élevées pour condamner la façon dont le président américain Donald Trump gère les événements. Mais à l’Élysée, on ne dit pas un mot. Le chef de l’État, pourtant toujours prompt à donner son avis, se refuse au moindre commentaire sur le sujet. Un silence qui en dit long sur la fébrilité du pouvoir.

Car Emmanuel Macron a peur. Peur que le mouvement de contestation né aux États-Unis ne gagne du terrain en France. Officiellement, son entourage se contente de répéter que « le président de la République ne peut pas réagir systématiquement à tout », qu’il est impossible « de vivre dans cette interpellation permanente ». Pour autant, assure-t-on, « il ne se désintéresse pas de ces sujets qui sont entre les mains de son ministre de l’intérieur et de la garde des Sceaux ». Il n’est pas exclu qu’il s’exprime ultérieurement, précise l’un de ses conseillers, mais pour l’heure, il préfère se taire.

Rassemblement parisien du samedi 6 juin. © AFP
Rassemblement parisien du samedi 6 juin. © AFP

Le chef de l’État est d’autant moins à l’aise sur la question des violences policières qu’il n’a cessé de s’enferrer dans le déni depuis le début de son quinquennat. Lui qui promettait pendant la campagne présidentielle la « tolérance zéro à l’égard de toute forme de délinquance ou d’incivilité, à l’égard de toute déviance, tout excès, toute violence policière », a radicalement changé de discours une fois élu, allant même jusqu’à récuser l’usage de cette expression. « Ne parlez pas de “répression” ou de “violences policières”, ces mots sont inacceptables dans un État de droit », lançait-il en mars 2019.

Au lieu de se monter « intraitable », comme il l’avait promis sur le plateau de Mediapart deux jours avant son élection, Emmanuel Macron a fini par épouser l’argumentaire des syndicats policiers, comme l’ont toujours fait les responsables politiques de droite – « Les violences policières en France n’existent pas », a encore déclaré le patron de Les Républicains (LR) Christian Jacob, dimanche, dans l’émission « Le grand rendez-vous » d’Europe 1, CNews et Les Échos.

En début d’année, la multiplication de vidéos avait tout de même contraint le président de la République à évoquer « des comportements qui ne sont pas acceptables » et à réclamer « des propositions claires pour améliorer la déontologie », quelques jours après la mort de Cédric Chouviat. Mais dans la même phrase, il s’était empressé d’ajouter : « En aucun cas je ne veux que ce sujet vienne cacher la violence profonde qui existe dans notre société et dont les forces de sécurité intérieure sont les premières victimes. »

Ces « premières victimes » sont aussi celles que Christophe Castaner a décidé de défendre aveuglement, dans une vision manichéenne de la situation, que le préfet de police de Paris, Didier Lallement, avait incarnée le jour où, croisant une femme gilet jaune, il avait lancé : « Nous ne sommes pas dans le même camp, madame. » Depuis sa nomination à Beauvau, en octobre 2018, le ministre de l’intérieur n’a eu de cesse de répéter qu’il serait « toujours derrière » les forces de l’ordre pour les soutenir, et non pas devant pour les conduire, comme l’exige pourtant sa mission.

Après la manifestation du 2 juin, sa première réaction – qui fut aussi la première de l’exécutif – a été de féliciter ses troupes « pour leur maîtrise et leur sang-froid »Un tweet, qui de l’aveu même de certains autres membres du gouvernement, n’était franchement pas à la hauteur des événements. Le lendemain, sur Sud Radio, le ministre de l’agriculture Didier Guillaume a d’ailleurs désavoué son collègue en saluant un « incroyable » rassemblement. « Il y a un malaise », a également reconnu le secrétaire d’État auprès du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, Gabriel Attal.

À l’Élysée, où l’on admet que « 20 000 personnes sur des événements qui sont anciens [la mort d’Adama Traoré, en juillet 2016 – ndlr], ça ne passe pas inaperçu », le mot d’ordre reste le même : la gestion de la crise sanitaire est la seule « priorité » du moment. Redoutant d’affronter de nouvelles contestations et sachant qu’il aura bien du mal à les surmonter, le pouvoir redouble d’efforts pour éviter la comparaison avec les États-Unis. « Je crois que la situation de nos deux pays n’est pas tout à fait comparable. Ni sur le plan de l’histoire, ni sur le plan de l’organisation de la société », a fait valoir la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, à l’issue du conseil des ministres du 3 juin.

Mais pour certains membres de la majorité, il est déjà trop tard. « Je pense que c’est un sujet qui va monter très fort, affirme un député La République en marche (LREM). On ne peut pas rester sans rien faire, on doit pouvoir entendre cette colère. » Se retrancher derrière les enquêtes confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ne suffit plus. « Il faut cesser le déni, la violence policière est une réalité »plaide le chef de file de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, qualifiant l’IGPN de « triste comédie » et pointant la responsabilité « absolue » de Christophe Castaner.

« Ce que je ne comprends pas, c’est qu’on ne mette pas en cause la hiérarchie policière quand il y a de manière évidente un problème, soulignait déjà le candidat Emmanuel Macron le 5 mai 2017Donc, il faut qu’il y ait des procédures judiciaires, mais il faut ensuite qu’il y ait une responsabilité policière et administrative quand il y a des comportements déviants. » C’est pourtant le même homme qui, trois ans plus tard, continue de maintenir en poste le préfet Lallement, dont les pratiques sont jugées « légalement douteuses » par de hauts responsables de la gendarmerie.

Alors que le programme présidentiel d’En Marche! prônait un rapprochement entre la police et la population, nombreux sont ceux à reconnaître que la situation s’est dégradée depuis le début du quinquennat et singulièrement depuis la crise des gilets jaunes. La doctrine de maintien de l’ordre adoptée sous le mandat d’Emmanuel Macron a d’ailleurs poussé une partie de ses soutiens de 2017 à prendre le large. « Ce n’est plus tellement ma fibre politique, confiait au mois de février son ancienne plume Quentin Lafay. Toutes les questions de violences policières… Je suis extrêmement mal à l’aise. »

 

Si la gêne est palpable, c’est d’abord parce qu’elle vient confirmer que l’histoire racontée il y a trois ans était une fable. Très tôt, le chef de l’État a prouvé que le renouvellement générationnel n’était pas un gage de renouvellement de pensée politique. La position de surplomb, adoptée par l’exécutif dès les premières manifestations, avait en effet révélé en filigrane une vision classique de la société, où les alternatives sont encouragées à condition qu’elles respectent le cadre fixé par le pouvoir. La gestion de toutes les mobilisations sociales qui ont suivi a entériné ce constat.

Dimanche, le ministère de l’intérieur a rendu publique une étude commandée en avril 2019, dans le cadre de la mise en œuvre de « la police de sécurité du quotidien ». Ses résultats tombent à point nommé puisque, selon les chercheurs de l’université Savoie Mont-Blanc qui l’ont menée, 84,9 % des Français ont une bonne image des policiers et des gendarmes. L’exécutif va donc pouvoir s’appuyer sur ces pourcentages pour parfaire ses éléments de langage. Et continuer ainsi à faire l’autruche sur un sujet qui a toutes les chances de marquer le quinquennat d’une trace indélébile.

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Alors que les manifestations en hommage aux victimes des violences policières se multiplient, le président de la République refuse de s’exprimer sur le sujet, contrairement à un grand nombre de chefs d’État étrangers. Un silence qui en dit long sur la fébrilité d’un pouvoir qui a renié ses promesses initiales, en sombrant dans le déni.

Ne pas remuer d’un cil dans l’espoir que les choses passent d’elles-mêmes. C’est la stratégie qu’Emmanuel Macron a choisie face à la vague internationale de soutien qui a suivi le meurtre de George Floyd, le 25 mai, à Minneapolis (États-Unis). Un peu partout dans le monde, et notamment en France, des milliers de personnes se sont rassemblées à plusieurs reprises pour rendre hommage à toutes les victimes de violences policières et dénoncer le racisme qui étouffe nos sociétés.

De la chancelière allemande Angela Merkel au premier ministre canadien Justin Trudeau, en passant par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell ou encore le pape François, nombre de voix se sont élevées pour condamner la façon dont le président américain Donald Trump gère les événements. Mais à l’Élysée, on ne dit pas un mot. Le chef de l’État, pourtant toujours prompt à donner son avis, se refuse au moindre commentaire sur le sujet. Un silence qui en dit long sur la fébrilité du pouvoir.

Car Emmanuel Macron a peur. Peur que le mouvement de contestation né aux États-Unis ne gagne du terrain en France. Officiellement, son entourage se contente de répéter que « le président de la République ne peut pas réagir systématiquement à tout », qu’il est impossible « de vivre dans cette interpellation permanente ». Pour autant, assure-t-on, « il ne se désintéresse pas de ces sujets qui sont entre les mains de son ministre de l’intérieur et de la garde des Sceaux ». Il n’est pas exclu qu’il s’exprime ultérieurement, précise l’un de ses conseillers, mais pour l’heure, il préfère se taire.

Rassemblement parisien du samedi 6 juin. © AFP
Rassemblement parisien du samedi 6 juin. © AFP

Le chef de l’État est d’autant moins à l’aise sur la question des violences policières qu’il n’a cessé de s’enferrer dans le déni depuis le début de son quinquennat. Lui qui promettait pendant la campagne présidentielle la « tolérance zéro à l’égard de toute forme de délinquance ou d’incivilité, à l’égard de toute déviance, tout excès, toute violence policière », a radicalement changé de discours une fois élu, allant même jusqu’à récuser l’usage de cette expression. « Ne parlez pas de “répression” ou de “violences policières”, ces mots sont inacceptables dans un État de droit », lançait-il en mars 2019.

Au lieu de se monter « intraitable », comme il l’avait promis sur le plateau de Mediapart deux jours avant son élection, Emmanuel Macron a fini par épouser l’argumentaire des syndicats policiers, comme l’ont toujours fait les responsables politiques de droite – « Les violences policières en France n’existent pas », a encore déclaré le patron de Les Républicains (LR) Christian Jacob, dimanche, dans l’émission « Le grand rendez-vous » d’Europe 1, CNews et Les Échos.

En début d’année, la multiplication de vidéos avait tout de même contraint le président de la République à évoquer « des comportements qui ne sont pas acceptables » et à réclamer « des propositions claires pour améliorer la déontologie », quelques jours après la mort de Cédric Chouviat. Mais dans la même phrase, il s’était empressé d’ajouter : « En aucun cas je ne veux que ce sujet vienne cacher la violence profonde qui existe dans notre société et dont les forces de sécurité intérieure sont les premières victimes. »

Ces « premières victimes » sont aussi celles que Christophe Castaner a décidé de défendre aveuglement, dans une vision manichéenne de la situation, que le préfet de police de Paris, Didier Lallement, avait incarnée le jour où, croisant une femme gilet jaune, il avait lancé : « Nous ne sommes pas dans le même camp, madame. » Depuis sa nomination à Beauvau, en octobre 2018, le ministre de l’intérieur n’a eu de cesse de répéter qu’il serait « toujours derrière » les forces de l’ordre pour les soutenir, et non pas devant pour les conduire, comme l’exige pourtant sa mission.

Après la manifestation du 2 juin, sa première réaction – qui fut aussi la première de l’exécutif – a été de féliciter ses troupes « pour leur maîtrise et leur sang-froid »Un tweet, qui de l’aveu même de certains autres membres du gouvernement, n’était franchement pas à la hauteur des événements. Le lendemain, sur Sud Radio, le ministre de l’agriculture Didier Guillaume a d’ailleurs désavoué son collègue en saluant un « incroyable » rassemblement. « Il y a un malaise », a également reconnu le secrétaire d’État auprès du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, Gabriel Attal.

À l’Élysée, où l’on admet que « 20 000 personnes sur des événements qui sont anciens [la mort d’Adama Traoré, en juillet 2016 – ndlr], ça ne passe pas inaperçu », le mot d’ordre reste le même : la gestion de la crise sanitaire est la seule « priorité » du moment. Redoutant d’affronter de nouvelles contestations et sachant qu’il aura bien du mal à les surmonter, le pouvoir redouble d’efforts pour éviter la comparaison avec les États-Unis. « Je crois que la situation de nos deux pays n’est pas tout à fait comparable. Ni sur le plan de l’histoire, ni sur le plan de l’organisation de la société », a fait valoir la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, à l’issue du conseil des ministres du 3 juin.

Mais pour certains membres de la majorité, il est déjà trop tard. « Je pense que c’est un sujet qui va monter très fort, affirme un député La République en marche (LREM). On ne peut pas rester sans rien faire, on doit pouvoir entendre cette colère. » Se retrancher derrière les enquêtes confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ne suffit plus. « Il faut cesser le déni, la violence policière est une réalité »plaide le chef de file de La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, qualifiant l’IGPN de « triste comédie » et pointant la responsabilité « absolue » de Christophe Castaner.

« Ce que je ne comprends pas, c’est qu’on ne mette pas en cause la hiérarchie policière quand il y a de manière évidente un problème, soulignait déjà le candidat Emmanuel Macron le 5 mai 2017Donc, il faut qu’il y ait des procédures judiciaires, mais il faut ensuite qu’il y ait une responsabilité policière et administrative quand il y a des comportements déviants. » C’est pourtant le même homme qui, trois ans plus tard, continue de maintenir en poste le préfet Lallement, dont les pratiques sont jugées « légalement douteuses » par de hauts responsables de la gendarmerie.

Alors que le programme présidentiel d’En Marche! prônait un rapprochement entre la police et la population, nombreux sont ceux à reconnaître que la situation s’est dégradée depuis le début du quinquennat et singulièrement depuis la crise des gilets jaunes. La doctrine de maintien de l’ordre adoptée sous le mandat d’Emmanuel Macron a d’ailleurs poussé une partie de ses soutiens de 2017 à prendre le large. « Ce n’est plus tellement ma fibre politique, confiait au mois de février son ancienne plume Quentin Lafay. Toutes les questions de violences policières… Je suis extrêmement mal à l’aise. »

 

Si la gêne est palpable, c’est d’abord parce qu’elle vient confirmer que l’histoire racontée il y a trois ans était une fable. Très tôt, le chef de l’État a prouvé que le renouvellement générationnel n’était pas un gage de renouvellement de pensée politique. La position de surplomb, adoptée par l’exécutif dès les premières manifestations, avait en effet révélé en filigrane une vision classique de la société, où les alternatives sont encouragées à condition qu’elles respectent le cadre fixé par le pouvoir. La gestion de toutes les mobilisations sociales qui ont suivi a entériné ce constat.

Dimanche, le ministère de l’intérieur a rendu publique une étude commandée en avril 2019, dans le cadre de la mise en œuvre de « la police de sécurité du quotidien ». Ses résultats tombent à point nommé puisque, selon les chercheurs de l’université Savoie Mont-Blanc qui l’ont menée, 84,9 % des Français ont une bonne image des policiers et des gendarmes. L’exécutif va donc pouvoir s’appuyer sur ces pourcentages pour parfaire ses éléments de langage. Et continuer ainsi à faire l’autruche sur un sujet qui a toutes les chances de marquer le quinquennat d’une trace indélébile.

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