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Tout savoir sur le Port Autonome de Lomé et ses différentes activités

Tout Savoir Sur Le Port Autonome De Lomé Et Ses Différentes Activités

Comme toute nation côtière, le Togo a su profiter d’un avantage particulier que lui a offert la nature. Le Golfe de Guinée, partie de l’océan Atlantique qui longe l’extrémité sud de ce pays de 8,6 Millions d’habitants n’est pas juste un atout touristique. C’est aussi un atout économique dont le principal joyau est le Port Autonome de Lomé(PAL). Inauguré en 1868 puis rénové au fil des années avec l’ajout et le renforcement des quais, cette plateforme désert non seulement le Togo mais aussi toute la sous-région et même au delà.

Considéré comme l’unique port en eau profonde de la sous région ouest-africaine, le port autonome de Lomé ne faillit pas à sa réputation. En 2020 le Port Autonome de Lomé était toujours le premier port à conteneur de l’Afrique de l’ouest avec 1,5 millions d’équivalents vingt pieds (EVP) et 25 millions de tonnes de marchandises qui ont transité pendant l’année. Des rapports qui font de lui le 5ème sur l’échelle continentale et le 99ème à l’échelle mondiale dans le lot des 120 premiers ports sur 500.

Au vu de tous ces chiffres, le Togo, pays dont les côtes l’abrite même en dépend économiquement ainsi que les pays enclavés de la sous-région comme le Burkina, le Mali ou le Niger. En 2019 par exemple, les revenus du Port Autonome de Lomé comptaient pour 60% dans le revenu national. Un chiffre qui se justifie par la croissance des échanges qui sont faits tous les jours entre les différents acteurs du secteur.
Il faut d’entrée préciser que le Port Autonome de Lomé est aussi un ensemble de domaines d’activités qui se complètent dans un souci de compétitivité. On peut citer entre autres la zone franche industrielle qui a comme support le PAL et le port de pêche tout récemment rénové qui compte aussi un tant soit peu dans la balance.

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Mais l’aspect commercial porté l’import et l’export prend bien évidemment le dessus et c’est sur les activités commerciales du port que cet article va se concentrer. Mais quelles sont ces différentes activités complémentaires qui font du port autonome de Lomé un hub économique puissant depuis plusieurs années. De l’administration générale de cette société étatique aux dockers en passant par les Ship Chandler, c’est une chaîne de travail qui se succède 24h/24 pour assurer la continuité de l’activité économique.
Il sera très impossible de rentrer dans les détails de toutes les activités et micro-activités qui forment ce tout mais quelque unes s’avèrent principales.

La Manutention :

Les navires acheminent bien souvent des tonnes de marchandises à leur bord. Aussi bien pour le chargement que pour le déchargement, les manutentionnaires interviennent pour assurer le boulot. Les hommes de terrain qui sont une partie visible de l’appareil portuaire sont généralement appelés aussi des dockers. Le plus souvent ils utilisent des engins spécialement réservés à la manipulation des marchandises qui peuvent être classées comme des poids lourds. Les grues, les chariots et autres sont très sollicités dans ce ces. Il y a aussi des travaux manuels qui leur incombe dans certains cas. La manutention étant généralement une activité contractuelle avec d’autres sociétés, il en existe une panoplie au Port Autonome de Lomé.

Le Transport:

Après la manutention et même avant, les marchandises méritent d’être convoyées vers le lieu d’arrivée ou de départ. Là interviennent les transporteurs qui sont eux aussi aidés par les manutentionnaires. Ces derniers déplacement exclusivement les marchandises surplace ou les chargent aux transporteurs qui assurent à leur tour les longs trajets. Ce sont généralement des poids lourds avec des chauffeurs expérimentés qui travaillent pour le compte d’une entreprise intermédiaire ou directement pour un client quelconque. Si les bateaux assurent le transport maritime, les transporteurs eux ont la main mise sur le trajet terrestre. Et c’est aussi une activité qui est très visible au Port Autonome de Lomé.

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La Logistique:

Les deux premiers points ressemblent vaguement à des activités qui se complètent. Mais tout cela doit suivre un ordre et un rythme donné. Plusieurs conditions sont à prendre en compte avant, pendant et après l’exécution de ces tâches et aussi en fonction d’une tonne de critères. Toutes ces analyses et toute cette organisation qui doivent permettre de mener à bien ces tâches incombe à la logistique. Des entreprises de logistique interviennent donc naturellement dans la chaîne au Port Autonome de Lomé. Leur mission peut être résumée à la mise en place des moyens opérationnels et stratégiques ayant pour but l’optimisation de la chaîne portuaire.

Les Transitaires:

Toujours dans le sens de l’organisation, le transitaire est un intermédiaire direct de l’expéditeur ou du destinataire d’une marchandise donnée. Son rôle commence souvent même bien avant l’expédition ; cequi lui confère une vocation sur l’import-export. D’où l’appellation transitaire qui est une dérivée du mot transit. Il s’assure aussi d’une partie du transport mais gère aussi les formalités administratives avec les autorités qui régissent le port. Si le transitaire est assimilé au déclarant en douane, il peut aussi entrer en contact avec les comptoirs commerciaux ou les autorités douanières.

La Douane:

Un port maritime est dans son essence le visage de l’importation ainsi que de l’exportation dans tous les pays. Et ces deux phases des échanges commerciaux internationaux sont soumis à des règles. Elles diffèrent selon les pays mais le modèle de base reste le même. Tout produit importé est naturellement soumis à des droits de douane calculés généralement sur la base de sa valeur marchande. C’est une condition sinequanone avant que la marchandise ne quitte les installations du port. Les services douaniers installés surplace s’assurent du respect scrupuleux de ces exigences financières. Ces droits de douane constituent aussi une grande partie des revenus du port et plus précisément 80% en 2019 pour le Port Autonome de Lomé. La douane s’assure aussi de la nature des marchandises importées ou exportées en fonction du droit national et international.

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Avitailleur de navires ou Ship Chandler :

C’est une activité qui mêle manutention, transport et logistique mais aussi les achats et ventes directs. Difficile de parler de trajet sécurisé pour un navire sans parler du Ship Chandling. Ces derniers dont l’activité fait partie intégrante de la chaîne portuaire sont aussi en première ligne. Ils se chargent d’approvisionner les navires en vivres, équipements et même en carburant au départ comme à l’arrivée. Que ce soit pour les navires commerciaux ou les bateaux de complaisance, les Ship Chandlers s’assurent du bon voyage sur la mer. Ils font en résumé les courses à la place des capitaines ou propriétaires de bateaux et se chargent de la livraison en temps précis. Au Port Autonome de Lomé, Uni-Commercial s’illustre avec brio dans le domaine du Ship Chandling. Bon nombre de navigations sécurisées portent l’empreinte de cette entreprise qui sait ce qu’il faut pour affronter les mers.

L’Administration du Port:

C’est l’appareil directeur du port qui coiffe toutes les activités principales comme intermédiaires. Cela va du Conseil d’administration au Directeur Général en passant par le Directeur d’exploitation et le Conseil de surveillance. Les postes de direction au sein de l’administration qui peuvent se compter par dizaines et ce en fonction des tâches très spécifiques et importantes qui leur incombe. Au Port Autonome de Lomé c’est le Contre Amiral Fogan Kodjo ADEGNON qui occupe le poste de Directeur Général depuis 2005.

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