Tout ce que vous devez savoir sur le cancer de la vessie


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Le cancer est depuis longtemps l’une des principales causes de décès par maladie. Parmi tous les types de cancers, le cancer de la vessie est la neuvième tumeur maligne la plus fréquente dans le monde, touchant près de 430 000 personnes chaque année. L’Inde à elle seule comptera 18 921 nouveaux cas de cancer de la vessie en 2020, avec un taux d’incidence de 2,4 chez les hommes et de 0,7 chez les femmes par lakh de population jusqu’en 2020. Le taux de mortalité étant de 1,3 chez les hommes et de 0,3 chez les femmes.

La vessie, un organe vital, est impliquée dans la collecte et le stockage de l’urine provenant des reins avant son élimination. La vessie est un organe creux, musculaire et distensible (ou élastique). Ce cancer commence lorsque les cellules de la paroi de la vessie (cellules urothéliales) commencent à se développer de manière anormale et incontrôlée. Les cellules se multiplient avec le temps, et le cancer peut finir par s’enfoncer profondément dans le muscle de la vessie ou se propager à différentes parties du corps. Les cellules urothéliales sont également présentes dans la paroi interne des reins et des uretères. Les différents types de cancer de la vessie sont les suivants :

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  • Carcinome urothélial : Ce type de cancer est également appelé carcinome à cellules transitionnelles. Il s’agit de la variété la plus courante de cancer de la vessie ; les tumeurs peuvent également se développer dans le rein et l’uretère car ils partagent également la paroi urothéliale.
  • Carcinome épidermoïde : il survient en cas d’infection chronique ou d’irritation de la vessie, comme une sonde urinaire de longue durée ou des calculs négligés. Il est relativement fréquent dans les endroits où la schistosomiase, une infection parasitaire, est une cause d’infection de la vessie.
  • Adénocarcinome : il s’agit d’une autre forme rare de cancer de la vessie qui se développe à partir des cellules des glandes sécrétant le mucus dans l’organe.

Quels sont les symptômes ?

  • Hématurie (sang dans les urines) : il s’agit d’un mode de présentation standard. Il est essentiel de ne pas négliger le sang visible ou microscopique dans les urines après l’âge de 40 ans.
  • Miction fréquente et douloureuse
  • Douleurs abdominales, lombaires
  • Incontinence urinaire

Quels sont les facteurs à haut risque ?

Les principaux facteurs de risque du cancer de la vessie sont le tabagisme, l’exposition industrielle à des substances potentiellement cancérigènes telles que les amines aromatiques et la poussière de noir de carbone, la consommation prolongée d’eau chlorée ou contaminée par l’arsenic, et les antécédents familiaux de cancers de la prostate, de l’endomètre et de la vessie.

Le tabagisme : Le tabagisme n’est pas seulement responsable du cancer de la bouche et du poumon. Fumer des cigarettes, des cigares et même des pipes peut également causer le cancer de la vessie, car certains produits chimiques nocifs sont excrétés hors du corps par l’urine. Cela endommage et détériore la paroi de la vessie, augmentant ainsi les risques de cancer.

Le sexe : Les hommes sont plus susceptibles de développer ce cancer au cours de leur vie que les femmes.

L’exposition à certains produits chimiques : Les reins jouent un rôle primordial dans la filtration des substances nocives de notre corps et de notre circulation sanguine. Ainsi, l’exposition à l’arsenic, aux amines aromatiques, aux produits chimiques utilisés pour fabriquer des teintures, du caoutchouc, du cuir, etc. est préjudiciable à la santé.

Les antécédents personnels ou familiaux : C’est un autre facteur de risque très probable de la maladie.

Infections des voies urinaires ou problèmes de vessie : Des inflammations ou infections fréquentes de la vessie et des calculs vésicaux peuvent provoquer un cancer de la vessie.

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Étapes du traitement

Outre l’évaluation pathologique de base, le scanner et l’examen endoscopique (cystoscopie) sont les piliers du diagnostic. Le traitement dépend du stade de la maladie. Les tumeurs précoces et superficielles peuvent être traitées par endoscopie, mais lorsqu’elles se développent à l’intérieur de la paroi de la vessie, l’ablation de celle-ci devient nécessaire.

 

Précautions à prendre

De nombreux facteurs de risque peuvent être modifiés par des mesures de style de vie et des initiatives de protection de l’environnement, ce qui laisse entrevoir de solides perspectives d’intervention. Pour commencer à modifier son mode de vie, il faut éviter de fumer ou, mieux encore, arrêter de fumer. Buvez beaucoup de liquides car lorsqu’une personne urine, elle se débarrasse des produits chimiques nocifs qui déclenchent et provoquent la croissance du cancer. Si votre travail vous oblige à être en contact avec des produits chimiques, prenez les précautions nécessaires pour vous protéger. Enfin, incluez dans votre alimentation une grande quantité de fruits et de légumes colorés, riches en antioxydants, en macro et en micronutriments. Enfin, l’observation de la couleur de l’urine et des symptômes peut contribuer à sauver des vies.

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