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Togo : l’ambition déçue d’Agbéyomé Kodjo
05/05/2020 à 21h41 par La redaction

« Présidents » en salle d’attente (2/4). Qui aurait cru qu’Agbéyomé Kodjo engagerait un jour un bras de fer avec le système qui l’a façonné ? L’ancien Premier ministre en est pourtant convaincu : c’est lui, et non Faure Essozimna Gnassingbé, qui a remporté la présidentielle du 22 février dernier.

Agbéyomé Kodjo pensait-il vraiment qu’il parviendrait à forcer son destin ? Voilà bientôt deux mois qu’il s’obstine à revendiquer la victoire à l’élection du 22 février ; deux mois qu’il s’est autoproclamé « président élu » alors que les résultats officiels ne lui donnaient que 19,46 % des suffrages face au président sortant, Faure Essozimna Gnassingbé ; deux mois que la police et la gendarmerie togolaises ont à l’œil cet ancien Premier ministre jusque-là peu connu pour sa radicalité.

Le 21 avril, il a été arrêté et conduit manu militari dans les locaux du Service central chargé des renseignements et des investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie. L’une de ses filles s’en est inquiétée, nous racontant les douleurs lombaires de son père, sa difficulté à se déplacer et le fait qu’il a dû dormir « dans un bureau, sur un matelas jeté à même le sol ».

Trois jours plus tard, Agbéyomé Kodjo, 65 ans, était libéré et placé sous contrôle judiciaire. Accusé « d’atteinte à la sûreté de l’État, de diffusion de fausses informations et de trouble aggravé à l’ordre public », il risque jusqu’à trente-cinq ans de réclusion. « Je peux aller en prison, avait-il lancé, bravache, face la presse il y a quelques semaines. La prison, je l’ai déjà connue deux fois. Y aller une troisième fois ne m’inquiète pas. » De fait, rien ne dit que son interpellation ait affaibli sa détermination.

Agacement au sommet de l’État

Le voici donc revenu chez lui, à Lomé, dans sa vaste maison avec jardin du quartier de Tokoin-Forever. Il y a retrouvé sa famille et quelques sympathisants, une quinzaine de personnes en tout. Il a pu recenser aussi les dégâts occasionnés lors de son arrestation : portes enfoncées, serrures forcées et boiseries arrachées.

Mgr Philippe Kpodzro, en revanche, n’est plus là. L’archevêque émérite de Lomé, fervent soutien d’Agbéyomé Kodjo dont il disait la candidature à l’élection présidentielle « inspirée par Dieu », vivait ici depuis le début du mois d’avril. Une chambre avait été mise à sa disposition. Mais quand les gendarmes sont venus arrêter « le président élu », le 21 avril, ils ont renvoyé le vieux prélat chez lui.

AU PALAIS DE LOMÉ II, ON N’A JAMAIS VRAIMENT PRIS AU SÉRIEUX LA CANDIDATURE DE CET OPPOSANT

Le pouvoir togolais a fini par se lasser de l’entêtement d’Agbéyomé Kodjo. « Il sait bien qu’il n’a pas gagné, s’agace Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique et proche de Faure Gnassingbé. Même si la Cour constitutionnelle avait invalidé le vote dans dix préfectures, ainsi qu’il le demandait, cela ne lui aurait pas permis de combler son retard. »

Au palais de Lomé II, on n’a jamais vraiment pris au sérieux la candidature de cet opposant qui fut un pilier du système de Gnassingbé Eyadéma. Beaucoup le soupçonnaient (et le soupçonnent encore) de tenter d’instaurer un rapport de force pour qu’on se résolve à lui proposer un poste de Premier ministre dans un gouvernement d’ouverture. « C’est regrettable, poursuit Bawara. S’il veut travailler avec le président, il peut simplement en faire la demande au lieu de jouer avec les symboles de la République et avec la paix sociale. »

Jusqu’à présent, aucune des décisions rendues en sa défaveur n’a douché la foi quasi mystique du candidat malheureux. Après s’être autoproclamé président, il a appelé l’armée à se « mobiliser contre le pouvoir » et s’est choisi un Premier ministre, Antoine Koffi Nadjombé, un enseignant résidant à Montréal, au Canada. Avant que l’épidémie de coronavirus ne le contraigne à revoir son calendrier, il devait aussi mettre en place son gouvernement.

S’il n’est pas inquiet pour sa stabilité, le pouvoir togolais préfère éviter qu’un nouveau cycle de manifestations ne vienne retarder la mise en œuvre de son programme économique. Le trublion est donc convoqué le 1er avril devant le procureur, puis une deuxième fois le 9 avril. Agbéyomé Kodjo ne s’y rend pas, se fait représenter par ses avocats, tandis que ses partisans se rassemblent autour de son domicile. « Je demande à la population d’entrer dans une résistance légale pour empêcher l’arrestation de notre président démocratiquement élu, M. Agbéyomé Kodjo », lance alors Mgr Kpodzro.

 

LES PROCHES DU CHEF DE L’ÉTAT EN SONT CONVAINCUS : SANS L’APPUI DE L’ARCHEVÊQUE, AGBÉYOMÉ KODJO N’AURAIT PAS RASSEMBLÉ PLUS DE 1 % DES VOIX

Catholique fervent, Agbéyomé est proche de cet évêque engagé, qui s’est déjà fait remarquer dans les années 1990 en demandant le départ du général Gnassingbé Eyadéma. Est-ce sous son influence que le politicien a accepté de coiffer la couronne d’épines de « président élu » ? « C’est plutôt l’inverse, tranche un ministre proche des milieux religieux. Je crois que c’est Agbéyomé Kodjo qui manipule le vieil ecclésiastique. »

En tout cas, les proches du chef de l’État en sont convaincus : sans l’appui de l’archevêque, Agbéyomé Kodjo, qui avait déjà brigué la magistrature suprême en 2010 et en 2015, n’aurait pas rassemblé plus de 1 % des voix. Sans lui, il ne serait pas non plus parvenu à reléguer l’opposant Jean-Pierre Fabre à la troisième place, le 22 février.

Peu de soutiens

Agbéyomé est un « président élu » par ambition déçue. Ce « fils spirituel » qui se rêvait en héritier présomptif n’a finalement pas été en position d’être désigné successeur à la mort de Gnassingbé Eyadéma, en 2005.

Il a aussi l’œil rivé sur l’horloge. Il aura 70 ans à la prochaine présidentielle. La cruauté du temps qui passe l’expose au vieillissement, mais aussi au risque de voir éclore une nouvelle génération susceptible d’envoyer les « vieux » à la retraite. En 2017 déjà, l’alerte a été sérieuse : le fougueux Tikpi Atchadam, 53 ans, a paru ringardiser l’opposition traditionnelle. Par bonheur pour Jean-Pierre Fabre et Agbéyomé Kodjo, le discours insurrectionnel du leader du Parti national panafricain (PNP) a fini par l’exclure du jeu institutionnel.

Alors que peut encore espérer Agbéyomé Kodjo ? C’est un fait, les chancelleries ont pris leurs distances. La France ne le soutiendra pas. Elle a reconnu, le 25 mars, la réélection de Faure Gnassingbé à travers une lettre dans laquelle le président Emmanuel Macron écrit : « Le Togo est confronté à de nouveaux défis avec le développement d’une menace terroriste venant du Sahel. Cette situation, à laquelle le Togo a su faire face jusqu’à présent, rend encore plus nécessaires les efforts sur les politiques de soutien à la cohésion nationale, mais aussi la consolidation de la démocratie. »

IL LUI FAUT DÉSORMAIS SE DÉFENDRE DEVANT LES TRIBUNAUX, TOUT EN LUTTANT CONTRE L’USURE ET L’OUBLI.

Dans la sous-région, aucun chef d’État n’a encouragé le coup d’éclat de l’ancien Premier ministre. Habituellement prompte à engager des médiations lorsqu’un processus électoral aboutit à une crise, la Cedeao n’a pas bougé. Le 23 avril, alors que pour la première fois depuis le 22 février ses chefs d’État se réunissaient – par visioconférence – en sommet extraordinaire, elle n’a même pas jugé utile de mentionner la présidentielle togolaise.

Combien de temps Agbéyomé Kodjo va-t-il tenir ? Ses soutiens se sont raréfiés ces dernières semaines. Le 16 mars, il a d’ailleurs pu compter ses amis : 80 députés, membres ou proches de la majorité présidentielle, ont voté en faveur de la levée de son immunité. Huit se sont abstenus et deux seulement ont voté contre. Le même jour, les parlementaires ont également autorisé, à près de 87 %, le procureur général à engager des poursuites contre lui, l’ancien président de l’Assemblée nationale.

« Le régime de Faure Gnassingbé gagnerait en crédibilité en ouvrant un dialogue politique pour solder le contentieux électoral de la présidentielle à la hussarde du 22 février 2020 », a malgré tout tweeté François Boko, un ancien ministre de l’Intérieur en rupture de ban. Mais ils ne sont pas nombreux à abonder publiquement dans le même sens.

Au sein de l’opposition traditionnelle, on ne le soutient que du bout des lèvres. Depuis l’élection, Jean-Pierre Fabre observe une réserve boudeuse. On a bien aperçu un autre candidat, Aimé Gogué, au domicile d’Agbéyomé Kodjo, et Kofi Yamgnane lui a passé un coup de fil de réconfort. Quelques communiqués de soutien ont même été publiés.

Mais cela ne suffit pas à bâtir une dynamique qui permettrait au « président élu » de tenir dans la durée et d’infléchir le rapport de force. D’autant qu’il lui faut désormais se défendre devant les tribunaux, tout en luttant contre l’usure et l’oubli.

 

 

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Agbéyomé Kodjo pensait-il vraiment qu’il parviendrait à forcer son destin ? Voilà bientôt deux mois qu’il s’obstine à revendiquer la victoire à l’élection du 22 février ; deux mois qu’il s’est autoproclamé « président élu » alors que les résultats officiels ne lui donnaient que 19,46 % des suffrages face au président sortant, Faure Essozimna Gnassingbé ; deux mois que la police et la gendarmerie togolaises ont à l’œil cet ancien Premier ministre jusque-là peu connu pour sa radicalité.

Le 21 avril, il a été arrêté et conduit manu militari dans les locaux du Service central chargé des renseignements et des investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie. L’une de ses filles s’en est inquiétée, nous racontant les douleurs lombaires de son père, sa difficulté à se déplacer et le fait qu’il a dû dormir « dans un bureau, sur un matelas jeté à même le sol ».

Trois jours plus tard, Agbéyomé Kodjo, 65 ans, était libéré et placé sous contrôle judiciaire. Accusé « d’atteinte à la sûreté de l’État, de diffusion de fausses informations et de trouble aggravé à l’ordre public », il risque jusqu’à trente-cinq ans de réclusion. « Je peux aller en prison, avait-il lancé, bravache, face la presse il y a quelques semaines. La prison, je l’ai déjà connue deux fois. Y aller une troisième fois ne m’inquiète pas. » De fait, rien ne dit que son interpellation ait affaibli sa détermination.

Agacement au sommet de l’État

Le voici donc revenu chez lui, à Lomé, dans sa vaste maison avec jardin du quartier de Tokoin-Forever. Il y a retrouvé sa famille et quelques sympathisants, une quinzaine de personnes en tout. Il a pu recenser aussi les dégâts occasionnés lors de son arrestation : portes enfoncées, serrures forcées et boiseries arrachées.

Mgr Philippe Kpodzro, en revanche, n’est plus là. L’archevêque émérite de Lomé, fervent soutien d’Agbéyomé Kodjo dont il disait la candidature à l’élection présidentielle « inspirée par Dieu », vivait ici depuis le début du mois d’avril. Une chambre avait été mise à sa disposition. Mais quand les gendarmes sont venus arrêter « le président élu », le 21 avril, ils ont renvoyé le vieux prélat chez lui.

AU PALAIS DE LOMÉ II, ON N’A JAMAIS VRAIMENT PRIS AU SÉRIEUX LA CANDIDATURE DE CET OPPOSANT

Le pouvoir togolais a fini par se lasser de l’entêtement d’Agbéyomé Kodjo. « Il sait bien qu’il n’a pas gagné, s’agace Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique et proche de Faure Gnassingbé. Même si la Cour constitutionnelle avait invalidé le vote dans dix préfectures, ainsi qu’il le demandait, cela ne lui aurait pas permis de combler son retard. »

Au palais de Lomé II, on n’a jamais vraiment pris au sérieux la candidature de cet opposant qui fut un pilier du système de Gnassingbé Eyadéma. Beaucoup le soupçonnaient (et le soupçonnent encore) de tenter d’instaurer un rapport de force pour qu’on se résolve à lui proposer un poste de Premier ministre dans un gouvernement d’ouverture. « C’est regrettable, poursuit Bawara. S’il veut travailler avec le président, il peut simplement en faire la demande au lieu de jouer avec les symboles de la République et avec la paix sociale. »

Jusqu’à présent, aucune des décisions rendues en sa défaveur n’a douché la foi quasi mystique du candidat malheureux. Après s’être autoproclamé président, il a appelé l’armée à se « mobiliser contre le pouvoir » et s’est choisi un Premier ministre, Antoine Koffi Nadjombé, un enseignant résidant à Montréal, au Canada. Avant que l’épidémie de coronavirus ne le contraigne à revoir son calendrier, il devait aussi mettre en place son gouvernement.

S’il n’est pas inquiet pour sa stabilité, le pouvoir togolais préfère éviter qu’un nouveau cycle de manifestations ne vienne retarder la mise en œuvre de son programme économique. Le trublion est donc convoqué le 1er avril devant le procureur, puis une deuxième fois le 9 avril. Agbéyomé Kodjo ne s’y rend pas, se fait représenter par ses avocats, tandis que ses partisans se rassemblent autour de son domicile. « Je demande à la population d’entrer dans une résistance légale pour empêcher l’arrestation de notre président démocratiquement élu, M. Agbéyomé Kodjo », lance alors Mgr Kpodzro.

 

LES PROCHES DU CHEF DE L’ÉTAT EN SONT CONVAINCUS : SANS L’APPUI DE L’ARCHEVÊQUE, AGBÉYOMÉ KODJO N’AURAIT PAS RASSEMBLÉ PLUS DE 1 % DES VOIX

Catholique fervent, Agbéyomé est proche de cet évêque engagé, qui s’est déjà fait remarquer dans les années 1990 en demandant le départ du général Gnassingbé Eyadéma. Est-ce sous son influence que le politicien a accepté de coiffer la couronne d’épines de « président élu » ? « C’est plutôt l’inverse, tranche un ministre proche des milieux religieux. Je crois que c’est Agbéyomé Kodjo qui manipule le vieil ecclésiastique. »

En tout cas, les proches du chef de l’État en sont convaincus : sans l’appui de l’archevêque, Agbéyomé Kodjo, qui avait déjà brigué la magistrature suprême en 2010 et en 2015, n’aurait pas rassemblé plus de 1 % des voix. Sans lui, il ne serait pas non plus parvenu à reléguer l’opposant Jean-Pierre Fabre à la troisième place, le 22 février.

Peu de soutiens

Agbéyomé est un « président élu » par ambition déçue. Ce « fils spirituel » qui se rêvait en héritier présomptif n’a finalement pas été en position d’être désigné successeur à la mort de Gnassingbé Eyadéma, en 2005.

Il a aussi l’œil rivé sur l’horloge. Il aura 70 ans à la prochaine présidentielle. La cruauté du temps qui passe l’expose au vieillissement, mais aussi au risque de voir éclore une nouvelle génération susceptible d’envoyer les « vieux » à la retraite. En 2017 déjà, l’alerte a été sérieuse : le fougueux Tikpi Atchadam, 53 ans, a paru ringardiser l’opposition traditionnelle. Par bonheur pour Jean-Pierre Fabre et Agbéyomé Kodjo, le discours insurrectionnel du leader du Parti national panafricain (PNP) a fini par l’exclure du jeu institutionnel.

Alors que peut encore espérer Agbéyomé Kodjo ? C’est un fait, les chancelleries ont pris leurs distances. La France ne le soutiendra pas. Elle a reconnu, le 25 mars, la réélection de Faure Gnassingbé à travers une lettre dans laquelle le président Emmanuel Macron écrit : « Le Togo est confronté à de nouveaux défis avec le développement d’une menace terroriste venant du Sahel. Cette situation, à laquelle le Togo a su faire face jusqu’à présent, rend encore plus nécessaires les efforts sur les politiques de soutien à la cohésion nationale, mais aussi la consolidation de la démocratie. »

IL LUI FAUT DÉSORMAIS SE DÉFENDRE DEVANT LES TRIBUNAUX, TOUT EN LUTTANT CONTRE L’USURE ET L’OUBLI.

Dans la sous-région, aucun chef d’État n’a encouragé le coup d’éclat de l’ancien Premier ministre. Habituellement prompte à engager des médiations lorsqu’un processus électoral aboutit à une crise, la Cedeao n’a pas bougé. Le 23 avril, alors que pour la première fois depuis le 22 février ses chefs d’État se réunissaient – par visioconférence – en sommet extraordinaire, elle n’a même pas jugé utile de mentionner la présidentielle togolaise.

Combien de temps Agbéyomé Kodjo va-t-il tenir ? Ses soutiens se sont raréfiés ces dernières semaines. Le 16 mars, il a d’ailleurs pu compter ses amis : 80 députés, membres ou proches de la majorité présidentielle, ont voté en faveur de la levée de son immunité. Huit se sont abstenus et deux seulement ont voté contre. Le même jour, les parlementaires ont également autorisé, à près de 87 %, le procureur général à engager des poursuites contre lui, l’ancien président de l’Assemblée nationale.

« Le régime de Faure Gnassingbé gagnerait en crédibilité en ouvrant un dialogue politique pour solder le contentieux électoral de la présidentielle à la hussarde du 22 février 2020 », a malgré tout tweeté François Boko, un ancien ministre de l’Intérieur en rupture de ban. Mais ils ne sont pas nombreux à abonder publiquement dans le même sens.

Au sein de l’opposition traditionnelle, on ne le soutient que du bout des lèvres. Depuis l’élection, Jean-Pierre Fabre observe une réserve boudeuse. On a bien aperçu un autre candidat, Aimé Gogué, au domicile d’Agbéyomé Kodjo, et Kofi Yamgnane lui a passé un coup de fil de réconfort. Quelques communiqués de soutien ont même été publiés.

Mais cela ne suffit pas à bâtir une dynamique qui permettrait au « président élu » de tenir dans la durée et d’infléchir le rapport de force. D’autant qu’il lui faut désormais se défendre devant les tribunaux, tout en luttant contre l’usure et l’oubli.

 

 

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