Sénégal : Le régime de Macky Sall touche à sa fin? il perd la majorité à l’Assemblée nationale, ses ministres et son directeur général sont battus et humiliés


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Après que chaque camp se soit déclaré vainqueur à l’issue des élections législatives du 31 juillet, la Commission nationale de recensement sur le vote (CNRV) a publié les résultats jeudi. Comme le suggèrent les premiers chiffres, le camp du président McKee Sall autour de la coalition Benno Bok Yakar a perdu la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Cela ne veut pas dire qu’elle a perdu les élections. C’est une longueur d’avance sur les autres ligues.

Alliance côte à côte

Plus précisément, la coalition présidentielle a remporté 82 sièges parlementaires, tandis que les principales coalitions d’opposition Yewwi Askan Wi et Wallu Sénégal ont remporté respectivement 56 et 24 sièges, pour un total combiné de 80. « Les trois autres représentants sont issus de trois autres coalitions de petits partis », a déclaré le président du CNRV, Ciré Ali Ba. De quoi ouvrir un nouveau chapitre dans la vie politique et institutionnelle du Sénégal.

Situation sans précédent…

Pour la première fois depuis l’indépendance du Sénégal en 1960, le parti au pouvoir a perdu la majorité absolue et devra s’appuyer sur d’autres forces au parlement pour faire passer ses lois. Du coup, la coalition du président McKee Sall, qui est passée de 125 en 2017 à 82 sur 165 représentants au parlement, devra tenir compte d’une opposition qui a confirmé son amorçage, notamment dans certaines grandes villes. Résultat, ces derniers ont restauré un total de 80 sièges de députés : 56 à Yewwi Askan Wi Alliance et 24 à Wallu Sénégal. Yewwi Askan Wi (« Libérez le peuple » des Wolofs) est la principale coalition d’opposition formée autour d’Ousmane Sonko, arrivé troisième à l’élection présidentielle de 2019, en alliance avec la coalition Wallu Sénégal (« Sauvons le Sénégal » des Wolofs). -le président Abdoulaye Wade, élu député ce jeudi à l’âge de 96 ans. Sans appel, le chiffre définitif devrait être publié par le Conseil constitutionnel d’ici cinq jours.

… qui aura des implications sur l’évolution jusqu’à l’élection présidentielle de 2024

Experts et observateurs estiment que les résultats pourraient convaincre le président de la république, qui a été débouté aux urnes, d’abandonner le projet prêté pour se représenter à l’élection présidentielle de 2024. Le président Macky Sall, élu en 2012 pour sept ans et réélu en 2019 pour cinq ans, avait gardé ses intentions vagues et promis de nommer un Premier ministre – qui a supprimé des postes en 2019 puis repris en décembre 2021 – pour l’emporter aux élections. faire la fête.

vrai vote des sanctions

« La coalition au pouvoir est dans sa phase finale. Le coût élevé des denrées alimentaires, la hausse des prix de l’eau, les pratiques autoritaires entourant les manifestations et les décès qui en découlent expliquent ce vote sur les sanctions contre le président », a déclaré l’analyste politique Maurice Sudik Dione à France News Agency. « La question d’un troisième mandat est enfin réglée par le peuple sénégalais le jour des élections. Avec ce parlement, il n’est plus possible pour Macky Sall d’amender la constitution qui n’autorise qu’une seule prolongation du mandat du président », a déclaré à l’AFP le constitutionnaliste Ngouda. Mbup a également rappelé.

En avance sur les résultats, des signes de scrutins serrés…

Après le vote, les données du comité départemental de dépouillement des votes ont montré que les scrutins étaient très serrés, les deux parties déclarant des victoires. Jeudi, avant la proclamation des résultats provisoires, un responsable de la coalition (Déthié Fall en l’occurrence) s’est emparé du droit de la commission électorale de « consulter le procès-verbal du bureau de vote pour exprimer une opinion et formuler d’éventuelles réclamations au sein de la délai légal ». Il a dit que cela avait été rejeté par lui. « Nous rejetons ces résultats », a-t-il répondu après l’annonce officielle.

Lors d’une conférence de presse mercredi soir, une autre chef de file de l’opposition, Mme Aida Mboji, a parlé de « bourrage d’urnes » dans le nord du Sénégal et de « procès-verbaux pré-faits et non signés de leur (pouvoir) propre création », dont Matam, Podol, Raneiro et Carnell. , fiefs du président Sall. « Nous n’accepterons pas la victoire de la confiscation. Il s’agit d’une entreprise frauduleuse massive orchestrée par des politiciens et, bien sûr, complice de l’administration territoriale », a ajouté Ousmane Sonko. A l’issue d’une réunion ministérielle mercredi, le président Macky Sall s’est félicité du bon déroulement des élections « dans la sérénité, la sérénité et la transparence à travers le pays ».

… mais considéré comme pacifique par les observateurs

Pour rappel, selon le CNRV, le scrutin s’est déroulé dimanche sans grands événements et avec un taux de participation de 46,64 %. Les observateurs internationaux de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et du Collectif des organisations électorales de la société civile (COSCE) ont noté le caractère pacifique et transparent du vote. La campagne pré-électorale a été marquée par de violentes manifestations qui ont fait au moins trois morts après que le Conseil constitutionnel a retiré la coalition dirigée par Ousmane Sonko des titulaires de la liste nationale contraints de se retirer du scrutin.

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