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Sadio Mané, nouveau Roi du football mondial ?
08/01/2020 à 00h03 par La redaction

Sacré logiquement joueur africain de l’année 2019, Sadio Mané a gagné le respect de la planète foot. En attendant encore mieux.

Attention, ce qui suit est long et vertigineux : vainqueur de la Ligue des champions, co-meilleur buteur de Premier League, finaliste de la Coupe d’Afrique des nations, vainqueur de la Supercoupe d’Europe, un certain sang-froid dans les derniers instants de rencontres pour faire gagner Liverpool, une quatrième place au Ballon d’Or France Football 2019, une reconnaissance mondiale indéniable. Quelle folle année pour Sadio Mané. En 2019, à 27 ans, il y a comme cette impression que l’attaquant sénégalais est définitivement entré dans le cercle très fermé des meilleurs de ce sport à l’heure actuelle. Et qu’il a quelques années devant lui pour rester tout en haut et même tenter de faire encore mieux.
«Personne n’aimait le foot dans ma famille»
Lire : Blessure cachée, transferts forcés, discrétion assumée et professionnalisme exacerbé : l’ascension de Sadio Mané racontée par ceux qui l’ont côtoyé

Depuis l’Académie Génération Foot au Sénégal, puis le FC Metz, le Red Bull Salzbourg, Southampton et Liverpool, Sadio Mané a grimpé les échelons à son rythme. Idole absolue dans son pays, notamment grâce à son parcours, lui qui a grandi dans le sud du Sénégal, sans grand moyen et sans chaussures de foot dignes de ce nom, modèle de tous les jeunes footballeurs sénégalais d’aujourd’hui, Mané incarne aussi ce footballeur “normal”, sans fioriture. «Personne n’aimait le foot dans ma famille. Ma mère me chassait à chaque fois qu’elle me voyait jouer au foot, racontait-il dans France Football en juin dernier. Je ne comprenais pas pourquoi on ne m’autorisait pas à vivre mon rêve. Le foot, c’était toute ma vie. Je manquais parfois l’école pour y jouer et des profs venaient voir mes parents pour le leur signaler. Ils ne comprenaient pas car ils me voyaient partir tous les matins avec mon sac. Je ne leur disais pas que parfois je m’arrêtais jouer au lieu de filer jusqu’en classe. Des gars du village ont commencé à dire que j’étais assez bon et qu’ils allaient m’aider à partir à Dakar, où ils connaissaient du monde, qu’ils m’aideraient à tenter ma chance. En 2008, à seize ans, j’ai donc pris la décision de fuir mon village.»

Mané, ce joueur clutch
C’est avec ce parcours et ce rêve qu’il n’a jamais lâché que Sadio Mané est parvenu à réaliser une année 2019 exceptionnelle. Des buts de génie, comme cette talonnade en février face à un Watford balayé 5-0 ; des matches de patron comme ce soir de mars où, à lui tout seul, il a terrassé le Bayern en Bavière, en huitièmes de finale de la Ligue des champions, alors que ce match retour, après le 0-0 de l’aller à Anfield, était de tous les dangers ; des rencontres qui resteront mythiques dans l’histoire comme la folle remontada devant le Barça (0-3 ; 4-0) : durant cette partie, si Mané ne marque pas et ne délivre pas de passe décisive, son activité a été déterminante pour faire tomber Messi et les Blaugrana ; enfin, en 2019, Mané, ce sont des moments où il a été clutch, comme on le dit aux États-Unis, pour désigner un joueur de NBA décisif dans les instants importants. Cela a notamment été le cas pendant la première partie de saison 2019-20 où Mané a fait gagner de nombreux points aux siens pour leur permettre de prendre le large en tête : on se souvient de ce penalty arraché à Leicester dans le temps additionnel (2-1) ou encore de comment il a dégoûté Aston Villa en servant Andrew Robertson (87e) et en marquant le but du 2-1 à la 94e minute en novembre dernier.

Si 2019 restera sans contestation la meilleure année de la carrière de Mané, elle porte, tout de même, trois bémols douloureux pour le Lion de la Teranga : d’abord le fait de ne pas avoir réussi à détrôner Manchester City au bout d’une lutte incroyable en Premier League en fin de saison dernière (98 points pour les Citizens, 97 pour les Reds) ; il y a ensuite le fait de rester au pied du podium du Ballon d’Or FF, devancé par Lionel Messi, Virgil van Dijk et Cristiano Ronaldo.

Enfin, il y a surtout la défaite en finale de la CAN face à l’Algérie. Lui qui avouait sans problème à France Football être prêt à échanger une C1 contre une CAN est passé tout près d’offrir le tout premier sacre continental de son histoire au Sénégal. Au cœur d’une compétition où il aura alterné le chaud et le froid, à l’image, par exemple, de deux penalties manqués pendant la compétition. Pas de quoi faire de l’ombre à un Sadio Mané roi d’Afrique en 2019.

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Sacré logiquement joueur africain de l’année 2019, Sadio Mané a gagné le respect de la planète foot. En attendant encore mieux.

Attention, ce qui suit est long et vertigineux : vainqueur de la Ligue des champions, co-meilleur buteur de Premier League, finaliste de la Coupe d’Afrique des nations, vainqueur de la Supercoupe d’Europe, un certain sang-froid dans les derniers instants de rencontres pour faire gagner Liverpool, une quatrième place au Ballon d’Or France Football 2019, une reconnaissance mondiale indéniable. Quelle folle année pour Sadio Mané. En 2019, à 27 ans, il y a comme cette impression que l’attaquant sénégalais est définitivement entré dans le cercle très fermé des meilleurs de ce sport à l’heure actuelle. Et qu’il a quelques années devant lui pour rester tout en haut et même tenter de faire encore mieux.
«Personne n’aimait le foot dans ma famille»
Lire : Blessure cachée, transferts forcés, discrétion assumée et professionnalisme exacerbé : l’ascension de Sadio Mané racontée par ceux qui l’ont côtoyé

Depuis l’Académie Génération Foot au Sénégal, puis le FC Metz, le Red Bull Salzbourg, Southampton et Liverpool, Sadio Mané a grimpé les échelons à son rythme. Idole absolue dans son pays, notamment grâce à son parcours, lui qui a grandi dans le sud du Sénégal, sans grand moyen et sans chaussures de foot dignes de ce nom, modèle de tous les jeunes footballeurs sénégalais d’aujourd’hui, Mané incarne aussi ce footballeur “normal”, sans fioriture. «Personne n’aimait le foot dans ma famille. Ma mère me chassait à chaque fois qu’elle me voyait jouer au foot, racontait-il dans France Football en juin dernier. Je ne comprenais pas pourquoi on ne m’autorisait pas à vivre mon rêve. Le foot, c’était toute ma vie. Je manquais parfois l’école pour y jouer et des profs venaient voir mes parents pour le leur signaler. Ils ne comprenaient pas car ils me voyaient partir tous les matins avec mon sac. Je ne leur disais pas que parfois je m’arrêtais jouer au lieu de filer jusqu’en classe. Des gars du village ont commencé à dire que j’étais assez bon et qu’ils allaient m’aider à partir à Dakar, où ils connaissaient du monde, qu’ils m’aideraient à tenter ma chance. En 2008, à seize ans, j’ai donc pris la décision de fuir mon village.»

Mané, ce joueur clutch
C’est avec ce parcours et ce rêve qu’il n’a jamais lâché que Sadio Mané est parvenu à réaliser une année 2019 exceptionnelle. Des buts de génie, comme cette talonnade en février face à un Watford balayé 5-0 ; des matches de patron comme ce soir de mars où, à lui tout seul, il a terrassé le Bayern en Bavière, en huitièmes de finale de la Ligue des champions, alors que ce match retour, après le 0-0 de l’aller à Anfield, était de tous les dangers ; des rencontres qui resteront mythiques dans l’histoire comme la folle remontada devant le Barça (0-3 ; 4-0) : durant cette partie, si Mané ne marque pas et ne délivre pas de passe décisive, son activité a été déterminante pour faire tomber Messi et les Blaugrana ; enfin, en 2019, Mané, ce sont des moments où il a été clutch, comme on le dit aux États-Unis, pour désigner un joueur de NBA décisif dans les instants importants. Cela a notamment été le cas pendant la première partie de saison 2019-20 où Mané a fait gagner de nombreux points aux siens pour leur permettre de prendre le large en tête : on se souvient de ce penalty arraché à Leicester dans le temps additionnel (2-1) ou encore de comment il a dégoûté Aston Villa en servant Andrew Robertson (87e) et en marquant le but du 2-1 à la 94e minute en novembre dernier.

Si 2019 restera sans contestation la meilleure année de la carrière de Mané, elle porte, tout de même, trois bémols douloureux pour le Lion de la Teranga : d’abord le fait de ne pas avoir réussi à détrôner Manchester City au bout d’une lutte incroyable en Premier League en fin de saison dernière (98 points pour les Citizens, 97 pour les Reds) ; il y a ensuite le fait de rester au pied du podium du Ballon d’Or FF, devancé par Lionel Messi, Virgil van Dijk et Cristiano Ronaldo.

Enfin, il y a surtout la défaite en finale de la CAN face à l’Algérie. Lui qui avouait sans problème à France Football être prêt à échanger une C1 contre une CAN est passé tout près d’offrir le tout premier sacre continental de son histoire au Sénégal. Au cœur d’une compétition où il aura alterné le chaud et le froid, à l’image, par exemple, de deux penalties manqués pendant la compétition. Pas de quoi faire de l’ombre à un Sadio Mané roi d’Afrique en 2019.

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