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Reine Elizabeth II : Ces maires qui ont refusé de faire flotter le drapeau français


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Au moins deux élus ont annoncé qu’ils refusaient de mettre leurs drapeaux d’arrondissement en berne pour la mort du monarque britannique. Selon eux, le symbole n’est pas compatible avec la République française. Mettre le drapeau en berne en l’honneur de la reine Elizabeth II, décédée jeudi 8 septembre ? Certains maires français s’y sont catégoriquement refusés, dénonçant une exigence incompatible avec la République française.

Jeudi 8 septembre, Emmanuel Macron a initialement proposé que le drapeau soit mis en berne sur tous les bâtiments publics, y compris l’Elysée, le jour de l’annonce de sa mort et le jour de ses obsèques. Le lendemain, la Première ministre Elisabeth Borne adresse une lettre aux maires français les exhortant à baisser les drapeaux de leurs communes.

Selon l’un des élus entêtés, le maire socialiste de Bourges Yann Galut, c’était une demande « incroyable ». Dans un tweet dans la matinée du dimanche 11 septembre, il a dit « le respect de la douleur de nos amis britanniques » mais a immédiatement annoncé qu’il refusait de suivre les consignes. Il a expliqué à nos confrères du Berry Républicain : « Il est normal que le président français exprime sa solidarité, ce qui ne m’inquiète pas. Il est normal qu’il assiste aux funérailles et que la France exprime sa sympathie, ce qui bien sûr C’est normal. Un salut monarque, je suis républicain, j’ai mal compris. Il faut qu’il y ait une graduation dans le salut.

L’édile a ajouté : « Je me poserais la même question pour un autre président dans le monde. Je ne confondrai pas les deux histoires de notre pays. Nous avons mis le drapeau en berne pour refléter le fait que cela touche directement la France. Pour les habitants de Bourges, il ne s’agit pas d’un événement touchant notre territoire.  » Plus au nord, dans la petite commune des Hauts-de-France, le maire de l’Insumis a également exprimé vendredi sa dissidence sur le réseau social Twitter. « Je n’exécuterai pas les ordres du Premier ministre […]

Est-ce que cela s’applique à tous les chefs d’État décédés ? Notre république donne-t-elle la priorité aux monarques, aux chefs d’église ? ». Son message a été commenté plus d’un millier de fois. C’est pourquoi, quelques heures plus tard, des élus l’ont expliqué dans une série de tweets.

« Je salue les mots de condoléances des hommes politiques au peuple britannique. D’un autre côté, nous sommes la République française et porteurs de valeurs », a-t-il écrit. Avant d’ajouter : « Aimeriez-vous maintenir la logique en mettant des drapeaux en berne dans nos écoles avec pour devise : ‘Liberté, Égalité, Fraternité’ ?

Abeth II incarne la réconciliation, la chaleur, l’union » Une petite écharpe qui ne changera pas les plans de l’Elysée.

Le président a placé jeudi soir un Union Jack sur les marches du palais et le fera redescendre lundi 19 septembre, jour des obsèques du « grand ami de la France ». La plupart des villes devraient emboîter le pas.

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