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Qui est réellement le général iranien Soleimani tué par les Américains ?
04/01/2020 à 17h30 par Le Boy

Tué vendredi 03 janvier 2020 à l'aéroport de Bagdad par une frappe de drone américaine, le général iranien Qassem Soleimani était l'un des plus hauts gradés dans la hiérarchie militaire iranienne.

Le général Qassem Soleimani, 62 ans, commandait depuis tout juste vingt ans Al-Qods, prestigieuse unité des forces spéciales des Gardiens de la révolution en charge des opérations extérieures, créée par l'ayatollah Khomeini. Il était l’un des personnages les plus populaires du pays. Sa mort signe une nouvelle étape dans l’escalade de tension entre Washington et Téhéran.

Lire aussi : Les démocrates accusent Donald Trump de la mort de Souleimani et redoutent une nouvelle guerre

Pour ses hommes, c'était une idole, un mythe en action. Mais son aura rayonnait bien au-delà des armées. Elle était telle que le Guide suprême de la révolution iranienne, Ali Khamenei, l'avait surnommé « le martyr vivant » de la révolution. Moins médiatiquement exposé qu'un Hassan Nasrallah, puissant chef du Hezbollah libanais, il était pourtant l'un des visages de la République islamique dont il a épousé la cause.

Chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures de la République islamique, ce personnage charismatique a notamment exercé une influence clé dans les tractations politiques depuis 2018 en vue de former un gouvernement en Irak. Cet homme de 62 ans à la barbe poivre et sel était aussi devenu ces dernières années une véritable star en Iran avec de très nombreux followers sur son compte Instagram.

L’homme a déployé notamment ses talents dans l’Irak voisin. A chaque développement politique ou militaire dans ce pays, il a fait le déplacement, pour agir en coulisses et, surtout, en amont.

Percée de l’organisation Etat islamique (EI), référendum d’indépendance au Kurdistan ou aujourd’hui formation d’un gouvernement… A chaque fois, il a rencontré les différentes parties irakiennes et défini la ligne à tenir, affirment différentes sources qui ont assisté à ces réunions, toujours tenues dans le plus grand secret.

Son influence était ancienne puisqu’il dirigeait déjà la Force Qods lorsque les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan en 2001. « Mes interlocuteurs iraniens étaient très clairs sur le fait que même s’ils informaient le ministère des Affaires étrangères, au bout du compte c’était le général Soleimani qui prendrait les décisions », confiait en 2013 à la BBC Ryan Crocker, un ex-ambassadeur américain en Afghanistan et en Irak.

Après être resté dans les coulisses pendant des décennies, Soleimani a commencé à faire la « une » des médias après le début du conflit en Syrie en 2011, où l’Iran, poids lourd chiite de la région, apporte une aide précieuse au régime de Bachar al-Assad. Il est ainsi apparu sur des photos sur le champ de bataille, dans des documentaires et a même été représenté dans un film d’animation et une vidéo musicale.

Ce haut commandant des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, avait également raconté avoir passé au Liban avec le Hezbollah chiite libanais  l’essentiel du conflit israélo-libanais de l’été 2006, dans un entretien exclusif diffusé par la télévision d’Etat iranienne en octobre 2019.

Un haut responsable irakien l’a décrit comme un homme calme et peu bavard. « Il est assis à l’autre bout de la pièce, seul, de façon très calme. Il ne parle pas, ne commente pas (…) il écoute uniquement », avait-il indiqué au « New Yorker », qui consacrait en 2013 un portrait très fouillé au général iranien, titré « Le commandant de l’ombre ».

Selon une étude publiée en 2018 par IranPoll et l’université de Maryland, 83 % des Iraniens interrogés avaient une opinion favorable de Soleimani, classé devant le président Hassan Rohani et le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif. A l’étranger, certains dirigeants occidentaux le voient comme un personnage central dans les relations de Téhéran avec des groupes comme le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.

Né le 11 mars 1957 à Rabor, Qassem Soleimani est mort le 3 janvier 2020 à Bagdad dans un bombardement américain.

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Tué vendredi 03 janvier 2020 à l'aéroport de Bagdad par une frappe de drone américaine, le général iranien Qassem Soleimani était l'un des plus hauts gradés dans la hiérarchie militaire iranienne.

Le général Qassem Soleimani, 62 ans, commandait depuis tout juste vingt ans Al-Qods, prestigieuse unité des forces spéciales des Gardiens de la révolution en charge des opérations extérieures, créée par l'ayatollah Khomeini. Il était l’un des personnages les plus populaires du pays. Sa mort signe une nouvelle étape dans l’escalade de tension entre Washington et Téhéran.

Lire aussi : Les démocrates accusent Donald Trump de la mort de Souleimani et redoutent une nouvelle guerre

Pour ses hommes, c'était une idole, un mythe en action. Mais son aura rayonnait bien au-delà des armées. Elle était telle que le Guide suprême de la révolution iranienne, Ali Khamenei, l'avait surnommé « le martyr vivant » de la révolution. Moins médiatiquement exposé qu'un Hassan Nasrallah, puissant chef du Hezbollah libanais, il était pourtant l'un des visages de la République islamique dont il a épousé la cause.

Chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures de la République islamique, ce personnage charismatique a notamment exercé une influence clé dans les tractations politiques depuis 2018 en vue de former un gouvernement en Irak. Cet homme de 62 ans à la barbe poivre et sel était aussi devenu ces dernières années une véritable star en Iran avec de très nombreux followers sur son compte Instagram.

L’homme a déployé notamment ses talents dans l’Irak voisin. A chaque développement politique ou militaire dans ce pays, il a fait le déplacement, pour agir en coulisses et, surtout, en amont.

Percée de l’organisation Etat islamique (EI), référendum d’indépendance au Kurdistan ou aujourd’hui formation d’un gouvernement… A chaque fois, il a rencontré les différentes parties irakiennes et défini la ligne à tenir, affirment différentes sources qui ont assisté à ces réunions, toujours tenues dans le plus grand secret.

Son influence était ancienne puisqu’il dirigeait déjà la Force Qods lorsque les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan en 2001. « Mes interlocuteurs iraniens étaient très clairs sur le fait que même s’ils informaient le ministère des Affaires étrangères, au bout du compte c’était le général Soleimani qui prendrait les décisions », confiait en 2013 à la BBC Ryan Crocker, un ex-ambassadeur américain en Afghanistan et en Irak.

Après être resté dans les coulisses pendant des décennies, Soleimani a commencé à faire la « une » des médias après le début du conflit en Syrie en 2011, où l’Iran, poids lourd chiite de la région, apporte une aide précieuse au régime de Bachar al-Assad. Il est ainsi apparu sur des photos sur le champ de bataille, dans des documentaires et a même été représenté dans un film d’animation et une vidéo musicale.

Ce haut commandant des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, avait également raconté avoir passé au Liban avec le Hezbollah chiite libanais  l’essentiel du conflit israélo-libanais de l’été 2006, dans un entretien exclusif diffusé par la télévision d’Etat iranienne en octobre 2019.

Un haut responsable irakien l’a décrit comme un homme calme et peu bavard. « Il est assis à l’autre bout de la pièce, seul, de façon très calme. Il ne parle pas, ne commente pas (…) il écoute uniquement », avait-il indiqué au « New Yorker », qui consacrait en 2013 un portrait très fouillé au général iranien, titré « Le commandant de l’ombre ».

Selon une étude publiée en 2018 par IranPoll et l’université de Maryland, 83 % des Iraniens interrogés avaient une opinion favorable de Soleimani, classé devant le président Hassan Rohani et le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif. A l’étranger, certains dirigeants occidentaux le voient comme un personnage central dans les relations de Téhéran avec des groupes comme le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien.

Né le 11 mars 1957 à Rabor, Qassem Soleimani est mort le 3 janvier 2020 à Bagdad dans un bombardement américain.

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