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Qui Est En Réalité Guillaume Soro, Le Politicien Ivoirien ?

Côte d'Ivoire : le RHDP annonce une bonne nouvelle à Guillaume Soro

La scène politique ivoirienne a vu défiler bon nombre d’hommes d’État dévoués à la restructuration du pays. Guillaume Soro, un des hommes forts du moment fut également un acteur clé de toute l’histoire ivoirienne ; et il le demeure toujours. Qui est l’homme en réalité ? Qu’en est-il de sa vie politique ? Et en quoi l’année 2020 fut sa déchéance ?

 

Présentation générale de Guillaume Soro

À l’état civil, Guillaume Kigbafori Soro, est né un 08 mai 1972 à Kpofiplé, ville nordiste du département de Ferkessédougou en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui marié à Sylvie Tagro venant du sud-ouest, dont l’idylle dure depuis leurs années universitaires, il est père de quatre (04) enfants. Ayant étudié dans les universités d’Abidjan, de Paris VIII et de Paris VII, il détient une licence d’anglais et le certificat 2 (C2) de maîtrise à la faculté des lettres, art et sciences humaines (FLASH). Il a obtenu ce diplôme sans mémoire de soutenance. Guillaume Soro détient également une maitrise en administration des affaires MBA de l’école de commerce de Lyon obtenu en 2018.

 

 

La genèse politique de Guillaume Soro

Dès 1995, il s’occupe en chef de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI). Cependant, ce n’est qu’en 1999 qu’il entre en mouvement d’opposition pour la libération des prisonniers politiques issus de la direction du Rassemblement des républicains (RDR). Aussi, notons qu’il a fondé le Forum International des Etudiants Francophone (FIEF) qui veux rester neutre dans la prise de position face aux parties politiques. Il fut postérieurement, soutien politique à Alassane OUATTARA après avoir abandonné Robert Guéï suite au coup d’État de décembre 1999.

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L’homme de l’opposition

Au début du nouveau millénaire, il est responsable de l’insurrection dont les tentatives de coup d’État par les Forces Nouvelles de Côte d’Ivoire.
En février 2003, il troque la tunique d’opposant contre celui de mouvancier. Il travailla ainsi au gouvernement de la réconciliation nationale puis à celui de la transition en tant que ministre de la communication (février 2003 à mai 2004 puis août 2004 à décembre 2005), ministre d’État (28 décembre) ; et premier ministre en mars 2007 alors qu’il était toujours secrétaire général des Forces nouvelles de Côte d’Ivoire.
La vie d’antagoniste n’étant pas de tout repos, pas moins de six tentatives d’assassinat ont été perpétrées contre lui, mais, l’homme s’en est toujours sorti idem. Les plus cinglantes furent celles du 27 juin 2003 au sein de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI) et du 29 juin 2007 à l’atterrissage de l’avion qui le transportait.

 

 

Guillaume Soro et son travail pour la patrie

Sa qualité de premier ministre sous Laurent GBAGBO depuis 2007 se fait remarquer par Alassane OUATTARA qui n’hésite pas à le reconduire malgré sa démission. Toujours dans son rôle d’antagoniste, il a besogné à la chute de Laurent GBAGBO qu’il considère là comme un führer à ne pas reconnaitre sa défaite et la victoire de son opposant Alassane OUATTARA. Après l’investiture de son nouveau compère, le quatrième (04) gouvernement de Guillaume SORO, où il jumella les fonctions de premier ministre et de ministre ivoirien de la défense, ne dura que moins d’un an (01 juin 2011 au 08 mars 2012). Ce n’est que quelques jours après, soit le 12 mars 2012, qu’il revient sur la scène politique en tant que deuxième personnalité du pays ; car, il rafle l’unanimité à l’élection présidentielle de l’assemblée nationale. De plus, il occupe la présidence de la Conférence parlementaire afro-arabe et est membre de l’Assemblée des parlementaires francophones. À ce poste, il besogne beaucoup pour les œuvres sociales, la jeunesse, l’environnement, l’écologie, l’égalité, la solidarité, la croissance, la laïcité, la pacification des relations et la sécurité. Malgré sa réélection en 2017, la pression qu’il y a autour des mutineries de janvier et mai 2017 le contraint à démissionner le 08 février 2019. En effet, il a été pointé coupable lors de la découverte d’un stock important d’armes au domicile de Souleymane Kamagaté Koné encore appelé « Soul to Soul » : son directeur du protocole. Cette capitulation s’accompagne de l’effritement de sa relation avec le président Alassane OUTTARA dont il ne rejoindra pas le nouveau parti.

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La déchéance du « Che » / « Bogotha »(surnoms de Soro Guillaume)

L’ancien opposant a connu dès lors un grand revers avec cette histoire. Candidat à l’élection présidentielle de 2020, il lance un mouvement citoyen, Génération et Peuples Solidaires, qui constitue un rassemblement de tous ses partisans. La suite n’est alors que péripéties avec la multiplication des procédures judiciaires contre lui. Il est même visé d’un mandat d’arrêt international qui sera suspendu par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Guillaume SORO, alors exilé, est accusé de corruption et de déstabilisation du pays. En outre, il est reconnu coupable des chefs d’accusations suivants : recel, détournement de denier publics et blanchiment de capitaux. Ni lui, ni ces avocats n’ont assisté au procès. La condamnation s’élève à 4,5 milliards de francs CFA, à 20 ans de prison et à cinq (05) ans de privation de ses droits civiques. Le mois de mai n’arrange rien avec une nouvelle plainte qui l’incrimine d’assassinat, de torture et crimes de guerres, qui auraient été perpétrés durant les combats de la guerre civile de juin 2004. Il y a également l’enlèvement et la mort d’Ibrahim Coulibaly en avril 2011. En dehors de tous ces soucis, trois autres situations éclaboussent l’image de l’ex-autorité : trafic d’êtres humains avec une ancienne compagne nommée Kadidia Sy ayant reçu une peine d’un (01) an de prison en octobre 2014 ; les écoutes téléphoniques au Burkina Faso qui sembleraient impliquer Guillaume Soro dans le coup d’État de septembre 2015 au Burkina Faso (hypothèse qui sera plus tard non confirmée par l’expertise de Norbert Pheulpin expert judiciaire) et enfin la soit disant violation de l’embargo international sur la constitution illégale d’un arsenal militaire. À ce jour, la dernière inculpation qui traite de complot et d’atteinte contre la sécurité d’Etat remonte à octobre 2020.

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Le politicien d’aujourd’hui

Guillaume Soro est actuellement en exil en France où il est même indésirable. Alassane Ouattara, quant à lui, a brigué un troisième mandat. Les anciens alliés n’ont plus beaucoup d’amour à partager depuis 2019 et l’exilé dans sa dernière sortie médiatique appelle l’armée à « agir » face à Ouattara, qu’il appelle « l’ex-président » et qui toujours selon lui est « installé dans le schéma mental de tous les dictateurs tropicaux ». Là il ne s’agit que des aléas d’une vie de politique. La politique divise souvent les hommes, mais la bonne table les réunit toujours.

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