Portait de Kaïs Saïed le nouveau président de la Tunisie


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Kaïs Saïed embrasse désormais le drapeau tunisien après l’annonce des sondages de sortie des urnes pour la présidentielle le donnant vainqueur, à Tunis le 13 octobre 2019.

Né le 22 février 1958 à Tunis, Kaïs Saïed est un universitaire et juriste tunisien, spécialisé en droit constitutionnel. Il est président de l’Association tunisienne de droit constitutionnel depuis 1995. Il est candidat indépendant à l’élection présidentielle de 2019, qu’il remporte au second tour selon les sondages de sortie des urnes.

Descendant d’une famille originaire de Beni Khiar, il grandit à Radès, banlieue de la classe moyenne dans le sud de Tunis. Il a fait toutes ses études dans l’enseignement public tunisien.

Il est diplômé d’un prestigieux établissement public, le Collège Sadiki, comme de nombreux présidents avant lui. Père de deux filles et un garçon, il est marié à une juge.

Le grand public connaît surtout Kaïs Saïed pour l’avoir entendu commenter intelligemment, sur les plateaux des principales chaînes de télévision, les premiers pas de la démocratie tunisienne, durant la rédaction de la Constitution adoptée en 2014.

Juriste de formation, il est spécialiste en droit constitutionnel, et secrétaire général de l’Association tunisienne de droit constitutionnel entre 1990 et 1995 puis vice-président de ladite association depuis 1995.

Diplômé à 28 ans à l’académie internationale de Droit constitutionnel de Tunis, il a été enseignant assistant à Sousse (centre-est), où il a brièvement dirigé un département de droit public. De 1999 jusqu’en 2018, il enseigne à la Faculté des sciences juridiques et politique de Tunis.

Il fut Directeur du département de droit général à l’université de Sousse entre 1994 et 1999. Il est membre du groupe d’experts du secrétariat général de la Ligue arabe entre 1989 – 1990 et membre du comité d’experts chargé de réviser le projet de la Constitution tunisienne en 2014. Il est par ailleurs membre du conseil scientifique de plusieurs commissions universitaires.

C’était un professeur sérieux, parfois théâtral, mais toujours disponible et à l’écoute. Surnommé « Robocop » en raison de sa diction saccadée et de son visage impassible, il est décrit par plusieurs étudiants comme un enseignant dévoué, attentionné derrière son apparente rigidité. Il est connu comme un enseignant qui pouvait passer des heures en dehors des cours à expliquer les points nécessaires ou à faire comprendre la note d’un examen.

Accusé d’être intégriste ou gauchiste, il est décrit comme inflexible sur ses principes. De nombreuses vidéos sont ressorties depuis sa qualification au second tour, montrant un homme d’une placidité à toute épreuve, portant depuis 2011 la même vision d’une décentralisation radicale du pouvoir.

Candidat à l’élection présidentielle de 2019, il arrive en tête du premier tour de scrutin selon les résultats préliminaires. Affilié à aucune formation politique et menant une campagne aux moyens très limités. Il présente un programme anti-corruption et dénonce le non-respect des lois constitutionnelles.

Ses positions conservatrices sur le plan sociétal, qu’il est loin d’être le seul à avoir dans la classe politique, lui ont valu des accusations d’intégrisme. Son allure assurée et son éloquence savante l’ont placé en bonne posture lors du face-à-face télévisé avec son rival Nabil Karoui.

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