Abidjan : Un policier escroque 2 millions à un individu, les faits

Un Policier escroque 2 millions à un individu. Tout est parti du fait que la victime a eu  le besoin d’investir dans l’immobilier.  Le policier n’a pas été le seul a escroqué le jeune en question. Il a été secondé par un complice.  La suite va vous étonner.

Selon les informations, P. K., le sergent de police et son complice ont vendu deux terrains de l’Etat à un honnête citoyen ivoirien à deux millions de francs CFA. A la suite de plusieurs plaintes sans suite, la victime a saisi le Tribunal Militaire d’Abidjan.

Policier

Policier

Parallèlement, bien lui en prit. Le lendemain, le Commissaire du gouvernement, Ange Kessi Kouamé, l’a reçu et le policier a été arrêté et jeté à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (MAMA).

Voici son témoignage

« En 2017, je ressens le besoin d’investir dans l’immobilier. C’est ainsi que je fis la connaissance de monsieur BEHIBRO. Qui avait pour complice un policier, le sergent P. K. en service à Dabou. Ces deux messieurs m’ont vendu deux terrains à deux millions de francs, soit un million par lot. Très heureux de cette acquisition, je décide de mettre ces parcelles en valeur. Je bute alors contre un refus de l’administration qui me signifie que ces lots sont une réserve foncière, propriété de l’État de Côte d’Ivoire. Je me rends ainsi compte que je venais de me faire arnaquer. Sachant très bien que l’acte qu’ils ont posé est illégal, les deux agents immobiliers se fondent dans la nature. Je mène mes investigations afin de mettre la main sur ces deux escrocs mais en vain.

À lire aussi :
Spectacle de kora avec Sir Toumani, Balla et Sidiki Diabaté, à Abidjan

Je porte donc plainte contre le complice du policier dans une brigade de gendarmerie à Abidjan. Ce dernier est arrêté et gardé à vue. Il appelle alors le policier (son complice), ce dernier nous rejoint à la brigade. Et là, il convainc les gendarmes de le relâcher et prend un engagement par écrit afin de restituer mon argent. Il donne le 06 février 2020 pour le faire. Ainsi, le commandant de brigade ordonne qu’on le libère.

À lire aussi :
Indépendance financière : un sommet sur la question va se tenir à Abidjan en juillet prochain

Je retourne à DALOA où je réside dans l’espoir qu’une issue a été trouvée à mon problème. J’ai eu tort de trop vite croire à ce policier pour qui la parole donnée n’est qu’un feu de paille. De report en report de date, il a fini par refuser mes appels téléphoniques. Ou parfois, quand il décroche, c’est pour me dire d’aller me faire voir ailleurs, de contacter qui je veux.

Je le convoque de nouveau dans un commissariat de police et même à l’inspection de la police, aucune suite. Mes espoirs s’amenuisaient mais je me suis décidé à ne pas lâcher. Un matin, je me suis rendu au Tribunal Militaire d’Abidjan où je porte plainte contre lui. Pour moi, c’était la dernière tentative. Le lendemain, le Commissaire du Gouvernement nous reçoit. Après nos auditions, le policier est mis aux arrêts et déféré à la Maison d’Arrêt Militaire d’Abidjan (MAMA).

À lire aussi :
Lors de son arrestation, George Floyd disait à Derek Chauvin qu'il allait le "tuer"

Une fois en prison, la famille m’a appelé pour me rembourser mes 2 millions. Sa femme m’a même proposé 100 mille francs pour retirer ma plainte. J’ai refusé en lui disant que j’avais juste besoin de mon argent. J’ai été remboursé. Pour le reste, qu’il voit ça avec le Commissaire du Gouvernement.

Je tiens à travers ce témoignage à rendre un hommage mérité à ce Grand serviteur de l’État qui ne ménage aucun effort pour venir au secours de ses concitoyens.

Merci Monsieur le Commissaire du Gouvernement.

Merci Général Ange KESSI ».

--
groupe emploi whatsapp doingbuzz Cliquer ici pour les autres groupes👆

Laisser votre commentaire