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Paris : les campements de migrants deviennent des bidonvilles
14/01/2020 à 13h37 par Prudence ETOU

La question de l'immigration devient de plus en plus inquiétante. Non seulement les migrants clandestins se déplacent dans les pires conditions de voyage, ils sont aussi confrontés aux conditions déplorables de logements. Pire sont les campements devenus permanents pour ne pas dire des bidonvilles au nord de Paris.

 

Des bâches en plastique épais, des grilles de chantier, des portes en bois, des palettes… porte d’Aubervilliers, au nord de Paris. Au delà d’une centaine de cabanes érigées avec des matériaux divers, on remarque quelque 700 tentes, sur un sol boueux et glissant, jonché de déchets.

 

Les lieux ne donnent plus une apparence de campement, mais plutôt de bidonville. Le fait ne peut plus passer inaperçu alors le gouvernement avait promis le 06 novembre 2019 que « Les campements du nord de Paris seront évacués avant la fin de l’année ». L'occasion s'est offerte au moment où le gouvernement français présentait son plan « pour améliorer [sa] politique d’immigration, d’asile et d’intégration », le 6 novembre. Mais la mobilisation des effectifs de police sur le mouvement contre la réforme des retraites et l’anniversaire des « gilets jaunes », semblent avoir détourné l'attention sur ce projet.

 

Sur la question, Louis Barda, coordinateur de Médecins du monde à Paris s'est indigné : « Il n’y a jamais eu un campement parisien qui reste aussi longtemps, de façon aussi cachée et marginalisée. Il y a un niveau de violence et de trafic qu’on a rarement connu. »

 

En effet, les incidents rapportés, tels que des bagarres, des menaces, des incendies de tentes, deviennent de plus en plus réguliers. À part Pierre Henry, de France Terre d'asile (FTDA) qui avoue que « Il a des lieux où nos équipes ne vont pas », une autre source à la Mairie de Paris affirme que « la situation est dramatique ».

 

Le décompte effectué par l’association, le 7 janvier montre qu' entre 900 et 1 800 personnes se trouvent à cet endroit de la capitale, auxquelles s’ajoutent entre 300 et 500 personnes installées porte de La Villette, non loin, dans un campement plus récent, dont l’apparition est liée à l’évacuation d’un précédent campement porte de la Chapelle et à Saint-Denis, le 7 novembre, et qu’une présence policière empêche de se reconstituer.

 

L’installation de ces campements ont de sérieuses répercussions sur les migrants. Cela renforce en l'occurrence la vulnérabilité des personnes. Par exemple, le 5 décembre dernier, un jeune Afghan de 21 ans est décédé après avoir chuté du pont du périphérique de la porte d’Aubervilliers. Il s’agirait d’un suicide. En rapport, M. Louis Barda a insinué que « plus on avance dans le temps, plus les impasses sont fréquentes pour les personnes qui ont eu des parcours traumatiques en Europe. Cela se retrouve dans l’accès à l’hébergement et aux soins ».

 

Un paradoxe qui se présente. Parmi les 1600 personnes évacuées début novembre porte de la Chapelle et à Saint-Denis et mises à l’abri par l’Etat, « 223 ont quitté volontairement leur hébergement » selon la préfecture d'Ile-de-France. 

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La question de l'immigration devient de plus en plus inquiétante. Non seulement les migrants clandestins se déplacent dans les pires conditions de voyage, ils sont aussi confrontés aux conditions déplorables de logements. Pire sont les campements devenus permanents pour ne pas dire des bidonvilles au nord de Paris.

 

Des bâches en plastique épais, des grilles de chantier, des portes en bois, des palettes… porte d’Aubervilliers, au nord de Paris. Au delà d’une centaine de cabanes érigées avec des matériaux divers, on remarque quelque 700 tentes, sur un sol boueux et glissant, jonché de déchets.

 

Les lieux ne donnent plus une apparence de campement, mais plutôt de bidonville. Le fait ne peut plus passer inaperçu alors le gouvernement avait promis le 06 novembre 2019 que « Les campements du nord de Paris seront évacués avant la fin de l’année ». L'occasion s'est offerte au moment où le gouvernement français présentait son plan « pour améliorer [sa] politique d’immigration, d’asile et d’intégration », le 6 novembre. Mais la mobilisation des effectifs de police sur le mouvement contre la réforme des retraites et l’anniversaire des « gilets jaunes », semblent avoir détourné l'attention sur ce projet.

 

Sur la question, Louis Barda, coordinateur de Médecins du monde à Paris s'est indigné : « Il n’y a jamais eu un campement parisien qui reste aussi longtemps, de façon aussi cachée et marginalisée. Il y a un niveau de violence et de trafic qu’on a rarement connu. »

 

En effet, les incidents rapportés, tels que des bagarres, des menaces, des incendies de tentes, deviennent de plus en plus réguliers. À part Pierre Henry, de France Terre d'asile (FTDA) qui avoue que « Il a des lieux où nos équipes ne vont pas », une autre source à la Mairie de Paris affirme que « la situation est dramatique ».

 

Le décompte effectué par l’association, le 7 janvier montre qu' entre 900 et 1 800 personnes se trouvent à cet endroit de la capitale, auxquelles s’ajoutent entre 300 et 500 personnes installées porte de La Villette, non loin, dans un campement plus récent, dont l’apparition est liée à l’évacuation d’un précédent campement porte de la Chapelle et à Saint-Denis, le 7 novembre, et qu’une présence policière empêche de se reconstituer.

 

L’installation de ces campements ont de sérieuses répercussions sur les migrants. Cela renforce en l'occurrence la vulnérabilité des personnes. Par exemple, le 5 décembre dernier, un jeune Afghan de 21 ans est décédé après avoir chuté du pont du périphérique de la porte d’Aubervilliers. Il s’agirait d’un suicide. En rapport, M. Louis Barda a insinué que « plus on avance dans le temps, plus les impasses sont fréquentes pour les personnes qui ont eu des parcours traumatiques en Europe. Cela se retrouve dans l’accès à l’hébergement et aux soins ».

 

Un paradoxe qui se présente. Parmi les 1600 personnes évacuées début novembre porte de la Chapelle et à Saint-Denis et mises à l’abri par l’Etat, « 223 ont quitté volontairement leur hébergement » selon la préfecture d'Ile-de-France. 

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