Nigeria : le directeur de l’agence anti-corruption arrêté pour corruption


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Ibrahim Magu est dans beaux draps. Il a de sérieux ennuis. Depuis quelques jours, une affaire de détournement plane sur lui. Il est accusé de s’être octroyé des biens saisis lors des perquisitions visant des biens mal acquis.

Le patron de l’agence anti-corruption du Nigeria a été entendu par enquêteurs sur des accusations de détournements de fonds. En effet, il officie comme chef de la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC). Selon les informations, il a été arrêté et « invité par un comité spécial d’enquête pour s’expliquer sur des accusations de détournements de biens saisis et d’insubordination ».

« Conformément au principe d’équité et de justice, il était nécessaire que le directeur, M. Magu, ait la possibilité de répondre aux allégations faites contre lui, qui sont graves », a déclaré une source au sein de la présidence sous couvert d’anonymat. « Pour occuper un poste (aussi) élevé que celui de directeur de l’EFCC, on se doit d’être au-dessus de tout soupçon (…) personne, je dis bien personne n’est au-dessus des lois », a ajouté ladite source. Dans tout cela, de nombreux observateurs croient que cette affaire est plus politique que judiciaire.

Ancien officier de police, Magu a été une figure clé de la campagne anticorruption menée par Buhari depuis son arrivée au pouvoir en 2015. L’ancien général Buhari a été élu en 2015, puis en 2019, notamment sur la promesse de s’attaquer à la corruption endémique au Nigeria.

Mohammed Umar, sous-commissaire de police (DCP), a été nommé président par intérim de la Commission des délits économiques et financiers (EFCC), suite à la suspension d’Ibrahim Magu, qui fait l’objet d’une enquête pour corruption présumée.

Le Centre de défense de la société civile de la société civile (CISLAC) a appelé les enquêteurs à être minutieux et justes . Selon le directeur exécutif de la CISLAC, Auwal Musa (Rafsandjani), bien qu’il ne soit pas clair quels sont les vrais problèmes, «la CISLAC est préoccupée par les signaux contradictoires que cette affaire envoie aux Nigérians. Étant donné que Magu occupe une position très sensible dans une agence gouvernementale chargée d’enquêter sur les délits financiers, il est donc pertinent que l’affaire soit traitée avec toute la diligence et la transparence nécessaires pour garantir que les gains dans la lutte contre la corruption ne soient pas perdus dans la bataille . « 

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