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Musique : qui est Sagbohan Danialou, l’un des meilleurs artistes du Bénin ?
14/12/2019 à 05h57 par Prudence ETOU

Un des artistes musiciens les plus célèbres du Bénin, Sagbohan Danialou. Il est réputé pour son originalité jumelé à son caractère hilarant. Cependant, il est en même temps un brave enseignant et un très bon modèle pour la jeunesse contemporaine. Nous vous proposons ici quelques lignes narrant brièvement sa biographie.

 

L'artiste est né d'un père musicien et d'une mère chanteuse, tous deux artistes traditionnels et originaires d'Abomey. La plus grande partie de son enfance fut passée dans la maison de ses grands parents maternels, tout comme cela se passe souvent dans des familles rurales. Il fut imbibé des ses premiers âges des chansons grégoriennes du temple méthodiste à l'époque situé en face de la maison, et des chansons traditionnelles vodoun interprétées tôt les matins lors des cérémonies.

 

Il fut d'un autre côté initié à la percussion par son père, avec des instruments traditionnels notamment que les tambours du kpahlouè, les maracas, les gongs et du kpèzi. Très tôt, il adhère au milieu vaudou à l'âge de cinq ans, et ce grâce à sa maîtrise du rythme.

 

Au beau milieu de sa puberté à l'âge de seize (16) ans, Sagbohan Danialou fut envoyé à Cotonou dans le but d'apprendre la céramique. C'est là qu'il a eu le privilège d'intégrer des groupes musicaux de la ville. Pour commencer il fut reçu en tant que percussionniste, le temps d’apprendre et de maîtriser d’autres instruments de musique avancés et perfectionnés. Avançant dans la musique en même temps que dans la pratique de la céramique au centre artisanal de Cotonou, le jeune homme à l'époque finit par abandonner la céramique pour se consacrer exclusivement à sa passion, la musique. C'est alors dans ce sens qu'il a progressé jusqu'à présent où il a acquérit de la célébrité.

 

Sagbohan Danialou est père de six enfants qui, pour la plupart, sont assez passionnés par l'art musical de leur père au point de l'accompagner très souvent sur scène. Trois garçons dont le premier (Gibril) fut décédé en 2013 suite à une intoxication dont ils ont été victimes (le père, le fils aîné et l'animateur culturel du Bénin, El Pidio) , le second (Raïmi, percussionniste) et le dernier (Kamar, lui aussi percussionniste). Et donc trois filles aussi.

 

En 1968, âgé en ce moment de dix-sept ans et artisan en céramique au centre artisanal de Cotonou, Sagbohan Danialou jouait aux congas dans « Los Commandos », l’orchestre la plus réputée de Cotonou à l’époque, dirigé par El Rego. « Los Commandos » fut le premier orchestre au Bénin à détenir une batterie, un instrument qui a tout de suite charmé Sagbohan à première vue.

 

Un soir, il a été demandé au jeune Sagbohan de remplacer le batteur du groupe, absent. Il proposa et joua correctement un rythme de James Brown, lors de ce premier contact avec l’instrument . Quoi de plus impressionnant ! Séduit par le génie du nouveau batteur, le gérant du bar où l’orchestre se produisait, lui rapporta lors d'un voyage au Nigéria, une batterie rouge toute neuve, faisant de Sagbohan Danialou, le propriétaire de la deuxième batterie dans tout le Bénin à l'époque.

Et depuis lors, l'artiste béninois a prouvé à tous que ses talents ne sont pas seulement applicables sur les batteries, mais aussi sur la voix, mais aussi et encore plus sur l'art d'enseigner les leçons les plus nobles de l'humanité.

 

Parlant de leçons, rappelons ces quelques deux titres de Danialou où il exhibe dans un art lexical certaines vérités incontournables de la vie. Dans le titre "OSSIN", "il s'agit de l'importance de l'eau dans la vie. Tous les actes importants de la vie nécessitent la présence de l'eau. Que celui qui peut vivre sans l'eau se montre. En fait, il n'est pas d'acte vital sans eau. Du fœtus au vieillard, l'eau est présente à tous les stades de l'humanité."

 

Dans un autre, "SURU", tous sur cassettes, il fait connaître que : "Toi qui connais un revers de fortune, je te convie à la patience et la persévérance car l'infortune est un repère pour les vivants. Bien que je n'ai pas de richesses matérielles, or argent, à te donner, laisse-moi partager l'amertume avec toi, laisse-moi compatir, et t'offrir le seul, l'unique trésor que l'a vie m'a donné: la patience. Une leçon de toujours, suri, patience et persévérance".

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Un des artistes musiciens les plus célèbres du Bénin, Sagbohan Danialou. Il est réputé pour son originalité jumelé à son caractère hilarant. Cependant, il est en même temps un brave enseignant et un très bon modèle pour la jeunesse contemporaine. Nous vous proposons ici quelques lignes narrant brièvement sa biographie.

 

L'artiste est né d'un père musicien et d'une mère chanteuse, tous deux artistes traditionnels et originaires d'Abomey. La plus grande partie de son enfance fut passée dans la maison de ses grands parents maternels, tout comme cela se passe souvent dans des familles rurales. Il fut imbibé des ses premiers âges des chansons grégoriennes du temple méthodiste à l'époque situé en face de la maison, et des chansons traditionnelles vodoun interprétées tôt les matins lors des cérémonies.

 

Il fut d'un autre côté initié à la percussion par son père, avec des instruments traditionnels notamment que les tambours du kpahlouè, les maracas, les gongs et du kpèzi. Très tôt, il adhère au milieu vaudou à l'âge de cinq ans, et ce grâce à sa maîtrise du rythme.

 

Au beau milieu de sa puberté à l'âge de seize (16) ans, Sagbohan Danialou fut envoyé à Cotonou dans le but d'apprendre la céramique. C'est là qu'il a eu le privilège d'intégrer des groupes musicaux de la ville. Pour commencer il fut reçu en tant que percussionniste, le temps d’apprendre et de maîtriser d’autres instruments de musique avancés et perfectionnés. Avançant dans la musique en même temps que dans la pratique de la céramique au centre artisanal de Cotonou, le jeune homme à l'époque finit par abandonner la céramique pour se consacrer exclusivement à sa passion, la musique. C'est alors dans ce sens qu'il a progressé jusqu'à présent où il a acquérit de la célébrité.

 

Sagbohan Danialou est père de six enfants qui, pour la plupart, sont assez passionnés par l'art musical de leur père au point de l'accompagner très souvent sur scène. Trois garçons dont le premier (Gibril) fut décédé en 2013 suite à une intoxication dont ils ont été victimes (le père, le fils aîné et l'animateur culturel du Bénin, El Pidio) , le second (Raïmi, percussionniste) et le dernier (Kamar, lui aussi percussionniste). Et donc trois filles aussi.

 

En 1968, âgé en ce moment de dix-sept ans et artisan en céramique au centre artisanal de Cotonou, Sagbohan Danialou jouait aux congas dans « Los Commandos », l’orchestre la plus réputée de Cotonou à l’époque, dirigé par El Rego. « Los Commandos » fut le premier orchestre au Bénin à détenir une batterie, un instrument qui a tout de suite charmé Sagbohan à première vue.

 

Un soir, il a été demandé au jeune Sagbohan de remplacer le batteur du groupe, absent. Il proposa et joua correctement un rythme de James Brown, lors de ce premier contact avec l’instrument . Quoi de plus impressionnant ! Séduit par le génie du nouveau batteur, le gérant du bar où l’orchestre se produisait, lui rapporta lors d'un voyage au Nigéria, une batterie rouge toute neuve, faisant de Sagbohan Danialou, le propriétaire de la deuxième batterie dans tout le Bénin à l'époque.

Et depuis lors, l'artiste béninois a prouvé à tous que ses talents ne sont pas seulement applicables sur les batteries, mais aussi sur la voix, mais aussi et encore plus sur l'art d'enseigner les leçons les plus nobles de l'humanité.

 

Parlant de leçons, rappelons ces quelques deux titres de Danialou où il exhibe dans un art lexical certaines vérités incontournables de la vie. Dans le titre "OSSIN", "il s'agit de l'importance de l'eau dans la vie. Tous les actes importants de la vie nécessitent la présence de l'eau. Que celui qui peut vivre sans l'eau se montre. En fait, il n'est pas d'acte vital sans eau. Du fœtus au vieillard, l'eau est présente à tous les stades de l'humanité."

 

Dans un autre, "SURU", tous sur cassettes, il fait connaître que : "Toi qui connais un revers de fortune, je te convie à la patience et la persévérance car l'infortune est un repère pour les vivants. Bien que je n'ai pas de richesses matérielles, or argent, à te donner, laisse-moi partager l'amertume avec toi, laisse-moi compatir, et t'offrir le seul, l'unique trésor que l'a vie m'a donné: la patience. Une leçon de toujours, suri, patience et persévérance".

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