Mort De Saliou SARR Au Commissariat De Thiaroye : L’ AJAS Montre La Voie Au Procureur


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La mort de Saliou Sarr lors de sa garde vue, dans les locaux du commissariat de Thiaroye irrite l’Association des jeunes avocats du Sénégal (Ajas).

Faisant face à la presse, hier, Me Ousmane Thiam et ses confrères ont dénoncé avec la dernière énergie les actes de torture que subissent certaines personnes en état d’arrestation.

 

L’Association des jeunes avocats du Sénégal (Ajas) réagit suite au décès de Saliou Sarr, la semaine dernière, dans les locaux du commissariat de police de Thiaroye. «C’est avec stupeur et consternation que l’Association des jeunes avocats du Sénégal (Ajas) a appris la mort de Saliou Sarr des suites de ses blessures qui auraient été causées par électrocution lors de sa garde à vue dans les locaux du commissariat de Thiaroye. Il ressort des témoignages recueillis que des sévices et actes de torture auraient aussi été commis sur sa personne», pestent Me Ousmane Thiam, président de l’Ajas et ses camarades, hier, lors d’un point de presse.  Selon eux, ces faits, s’ils sont avérés, sont d’une extrême gravité et requièrent incessamment une réaction exemplaire des autorités judiciaires, afin que de tels actes de barbarie ne demeurent pas impunis. Ils interpellent d’ailleurs, le procureur de la République pour que des mesures efficientes soient prises afin que la lumière soit faite sur cette affaire. Et que les acteurs d’une telle barbarie soient punis à l’aune de leurs agissements ignobles. Me Thiam et ses collègues disent s’engager à apporter toute l’assistance nécessaire à la famille de la victime dans sa quête de justice. Ces robes noires ont d’ores et déjà désigné deux avocats chargés de la défense de la famille. Ils dénoncent et condamnent également, avec force, la recrudescence de tels actes inhumains imputés aux dépositaires de la force publique. «La torture, la violence et la violation des droits humains aussi bien dans les lieux de privation de liberté que dans l’espace universitaire ne peuvent pas être érigés en règle surtout si de tels actes sont imputés à la force publique», déplore Me Thiam.

 

Ils signalent par ailleurs que la présence de l’avocat à toutes les étapes de la procédure judiciaire et surtout dès l’interpellation, prévue par les dispositions de l’article 5 du règlement n°05/Uemoa du 25 septembre 2014 relative à l’harmonisation de la profession d’avocat dans la zone Uemoa, est une garantie fondamentale du respect des droits individuels.  D’après eux, l’idéal de démocratie et d’Etat de droit auquel le Sénégal aspire s’accommode mal avec de tels actes de torture et de sévices corporels décriés lors des enquêtes préliminaires. Ces jeunes avocats entendent désormais installer un numéro vert qui servira à recueillir toutes les plaintes afférentes à des actes de torture de la part de ces agents enquêteurs. Ils estiment que l’image du Sénégal en matière de respect des droits humains est aujourd’hui, sérieusement écornée.

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