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Maroc : pas de sortie du confinement avant l’Aïd El Fitr ?
13/05/2020 à 10h26 par La redaction

A une semaine de la fin du confinement, tout porte à croire que celui-ci sera prolongé jusqu’à la fin du Ramadan. Autoriser une libre circulation des personnes à la veille des célébrations de l’Aïd El Fitr, prévu le 24 mai, réduirait à néant tous les efforts déployés jusque-là par le royaume.

« Le Maroc a eu raison de passer très vite au confinement obligatoire ! Il aura raison de gérer à son rythme le déconfinement » Les propos sont d’un épidémiologiste qui ne perd pas de vue la raison qui a conduit le royaume à prendre avec célérité des mesures draconiennes. « Nos structures sanitaires risquent de se retrouver rapidement saturées. Ce constat du début de la crise est toujours valable aujourd’hui, même si nous avons désormais plus de matériel, plus de renfort et surtout un personnel soignant mieux rodé ». Préserver autant que possible une certaine maîtrise de l’évolution de la pandémie semble être le premier souci du ministère de la Santé.

« Trois conditions sont à remplir pour amorcer le déconfinement, a annoncé Khalid Aït Taleb dans un entretien sur la télévision nationale. Particulièrement la stabilité de la situation épidémiologique, la tendance à la baisse des nouveaux cas de contamination et l’inflexion de l’indicateur de propagation du virus sous la valeur 1 ». Autant de préalables qui ne sont pas encore réunis à la lecture des statistiques officielles.

Depuis le prolongement de l’état d’urgence sanitaire, le 20 avril, le royaume a enregistré près de 3400 nouveaux cas, 45 décès, mais surtout 2700 guérisons, ce qui a permis de maintenir la courbe des cas actifs aux alentours de 3300 personnes. « Ce seuil n’est pas encore alarmant pour la capacité des structures sanitaires », commente notre source. Et de nuancer : « Avec près de 150 nouveaux cas en moyenne, l’apparition de clusters familiaux et professionnels, la courbe peut s’affoler très vite et entrainer une saturation des hôpitaux en cas de levée précipitée des mesures de confinement sanitaire. »

TOUS LES DÉPARTEMENTS MINISTÉRIELS SONT MOBILISÉS POUR PRÉPARER « UN DÉCONFINEMENT PROGRESSIF » QUI, A PRIORI, NE DEVRAIT PAS DÉMARRER AVANT DÉBUT JUIN

La situation épidémiologique demeurant inquiétante à une semaine de l’arrivée à terme de l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement se garde bien de s’aventurer à annoncer d’un quelconque plan de sortie de confinement. Les Marocains semblent d’ailleurs condamnés à subir un deuxième prolongement au-delà du 20 mai, pour au moins quelques jours. « Autoriser une libre circulation des personnes à la veille des célébrations de Aïd El Fitr (prévu le 24 mai) réduirait à néant tous les efforts déployés jusque-là », nous explique une source proche de la primature. Et souligne que tous les départements ministériels sont mobilisés pour préparer « un déconfinement progressif » qui, a priori, ne devrait pas démarrer avant la première semaine de juin.

Application de traçage

Et en la matière, le royaume n’ambitionne pas de réinventer la roue,  simplement de capitaliser sur les expériences entamées ailleurs, notamment dans les pays européens voisins. Une application de traçage de la population a ainsi été développée, à l’instar de ce qui se fait dans certains pays comme la Corée du Sud. Appelée Wiqaytna (notre prévention), elle a été présentée en début de semaine lors d’une visio-conférence de presse organisée par les ministères de la Santé et de l’Intérieur. Installé sur les smartphones, cet outil permet une « notification d’exposition au Coronavirus » à travers l’identification des personnes qui ont été en contact avec un testé positif durant les 21 derniers jours précédant son diagnostic. Validée par la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP), cette application en open source reste basée sur le volontariat, insistent les promoteurs de Wiqaytna, toujours en phase de test.

L’idée d’une approche progressive qui prend en compte l’évolution régionale de la pandémie commence également à faire son chemin. « 27 provinces du royaume ne comptent actuellement plus aucun cas actifs. Il n’est donc pas exclu qu’elles soient les premières concernées par la levée de certaines restrictions du confinement sanitaire », indique notre source. D’ailleurs, dans certaines de ces régions où le Coronavirus a disparu, le ministère de l’Agriculture a autorisé cette semaine la réouverture d’une douzaine de souks hebdomadaires. Des précautions sanitaires ont été prises pour assurer cette « réouverture indispensable, non seulement pour l’approvisionnement des zones rurales, mais aussi pour permettre la subsistance des petits producteurs ruraux », comme l’admet l’administration de tutelle.

Maroc : pas de sortie du confinement avant l’Aïd El Fitr ?

Les autorités restent conscientes de la nécessité d’une reprise des activités alors que la situation devient de plus en plus intenable : 950.000 salariés déclarés au chômage et 4,3 ménages travaillant dans l’informel maintenus sous la perfusion d’une modeste « aide de subsistance ». Un certain relâchement commence d’ailleurs à être observé dans les rues marocaines. Des vidéos pullulent sur les réseaux sociaux montrant des rassemblements dans des marchés ou des commerces, alors que la Sûreté nationale ne diffuse plus avec la même régularité son communiqué recensant les arrestations effectuées pour non-respect des mesures de l’état d’urgence. Il faut dire que, bien qu’ils se soient résignés à cohabiter avec le Covid-19, les Marocains ont tous hâte de sortir du confinement…*

Crédit: Jeune Afrique

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« Le Maroc a eu raison de passer très vite au confinement obligatoire ! Il aura raison de gérer à son rythme le déconfinement » Les propos sont d’un épidémiologiste qui ne perd pas de vue la raison qui a conduit le royaume à prendre avec célérité des mesures draconiennes. « Nos structures sanitaires risquent de se retrouver rapidement saturées. Ce constat du début de la crise est toujours valable aujourd’hui, même si nous avons désormais plus de matériel, plus de renfort et surtout un personnel soignant mieux rodé ». Préserver autant que possible une certaine maîtrise de l’évolution de la pandémie semble être le premier souci du ministère de la Santé.

« Trois conditions sont à remplir pour amorcer le déconfinement, a annoncé Khalid Aït Taleb dans un entretien sur la télévision nationale. Particulièrement la stabilité de la situation épidémiologique, la tendance à la baisse des nouveaux cas de contamination et l’inflexion de l’indicateur de propagation du virus sous la valeur 1 ». Autant de préalables qui ne sont pas encore réunis à la lecture des statistiques officielles.

Depuis le prolongement de l’état d’urgence sanitaire, le 20 avril, le royaume a enregistré près de 3400 nouveaux cas, 45 décès, mais surtout 2700 guérisons, ce qui a permis de maintenir la courbe des cas actifs aux alentours de 3300 personnes. « Ce seuil n’est pas encore alarmant pour la capacité des structures sanitaires », commente notre source. Et de nuancer : « Avec près de 150 nouveaux cas en moyenne, l’apparition de clusters familiaux et professionnels, la courbe peut s’affoler très vite et entrainer une saturation des hôpitaux en cas de levée précipitée des mesures de confinement sanitaire. »

TOUS LES DÉPARTEMENTS MINISTÉRIELS SONT MOBILISÉS POUR PRÉPARER « UN DÉCONFINEMENT PROGRESSIF » QUI, A PRIORI, NE DEVRAIT PAS DÉMARRER AVANT DÉBUT JUIN

La situation épidémiologique demeurant inquiétante à une semaine de l’arrivée à terme de l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement se garde bien de s’aventurer à annoncer d’un quelconque plan de sortie de confinement. Les Marocains semblent d’ailleurs condamnés à subir un deuxième prolongement au-delà du 20 mai, pour au moins quelques jours. « Autoriser une libre circulation des personnes à la veille des célébrations de Aïd El Fitr (prévu le 24 mai) réduirait à néant tous les efforts déployés jusque-là », nous explique une source proche de la primature. Et souligne que tous les départements ministériels sont mobilisés pour préparer « un déconfinement progressif » qui, a priori, ne devrait pas démarrer avant la première semaine de juin.

Application de traçage

Et en la matière, le royaume n’ambitionne pas de réinventer la roue,  simplement de capitaliser sur les expériences entamées ailleurs, notamment dans les pays européens voisins. Une application de traçage de la population a ainsi été développée, à l’instar de ce qui se fait dans certains pays comme la Corée du Sud. Appelée Wiqaytna (notre prévention), elle a été présentée en début de semaine lors d’une visio-conférence de presse organisée par les ministères de la Santé et de l’Intérieur. Installé sur les smartphones, cet outil permet une « notification d’exposition au Coronavirus » à travers l’identification des personnes qui ont été en contact avec un testé positif durant les 21 derniers jours précédant son diagnostic. Validée par la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP), cette application en open source reste basée sur le volontariat, insistent les promoteurs de Wiqaytna, toujours en phase de test.

L’idée d’une approche progressive qui prend en compte l’évolution régionale de la pandémie commence également à faire son chemin. « 27 provinces du royaume ne comptent actuellement plus aucun cas actifs. Il n’est donc pas exclu qu’elles soient les premières concernées par la levée de certaines restrictions du confinement sanitaire », indique notre source. D’ailleurs, dans certaines de ces régions où le Coronavirus a disparu, le ministère de l’Agriculture a autorisé cette semaine la réouverture d’une douzaine de souks hebdomadaires. Des précautions sanitaires ont été prises pour assurer cette « réouverture indispensable, non seulement pour l’approvisionnement des zones rurales, mais aussi pour permettre la subsistance des petits producteurs ruraux », comme l’admet l’administration de tutelle.

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Crédit: Jeune Afrique

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