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L’histoire de Mike Adenuga, le discret et deuxième homme le plus riche d’Afrique



Michael Adeniyi Agbolade Ishola Adenuga Junior à l’état civil, Mike Adenuga est désormais le deuxième homme le plus riche d’Afrique, après avoir doublé le diamantifère sud-africain Nicky Oppenheimer (3e). Estimée par un magazine américain à 9,2 milliards de dollars, la fortune d’Adenuga a presque doublé en un an, se rapprochant considérablement de celle d’Aliko Dangote -le plus riche du Continent depuis huit ans- qui a perdu près de 2 milliards de dollars au cours de ces douze derniers mois pour ne compter plus que 10,3 milliards de dollars d’avoirs.

La courbe évolutive de la fortune de Mike Adenuga sur les huit dernières années est généralement constante, avec deux pics historiques en 2016 et 2019. De manière générale, la valeur estimée de sa richesse oscille entre 4 et 6 milliards de dollars. Mais de 4 milliards en 2015, ses avoirs se multiplient par 2,5 à 10 milliards de dollars l’année suivante, avant de reculer à 6,1 milliards en 2017.

Vu de près donc, le scénario actuel est un «déjà vu», à la différence que la première fois, en 2016, l’écart avec Aliko Dangote (14,4 milliards de dollars contre 10) était beaucoup plus important. A l’époque, Forbes attribuait le bond de la fortune d’Adenuga à «de nouvelles informations sur la valeur des avoirs en télécommunications, pétrole et immobilier ».

Le deuxième milliardaire d’Afrique est un ténor des télécoms et du pétrole dans son pays. Il est en effet propriétaire de Globacom, troisième réseau de téléphonie mobile du Nigeria, fondé en 2003 et fort d’un réseau de 12 000 tours de téléphonie mobile et 42 millions d’abonnés environ, avec des implantations au Ghana et au Bénin. Ce natif d’Ibadan (sud-ouest du Nigeria) est également fondateur et président de Conoil Producing, une société d’exploration pétrolière qui opère dans six blocs du Delta du Niger. Le businessman dispose en outre d’importants avoirs immobiliers dans son pays, mais aussi en Afrique du Sud, au Ghana, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France

Adenuga est également impliqué dans le secteur bancaire, grâce à ses participations dans l’une des banques commerciales les plus prospères du Nigeria, Equatorial Trust Bank (ETB), qu’il a fondée en 1990 et cédée en 2011 à Sterling Bank.

La fibre entrepreneuriale, Adenuga la tient de sa mère, une femme d’affaires issue d’un peuple yoruba connu pour son sens du commerce. Titulaire d’un MBA de la Pace University de New York -qu’il a d’ailleurs financé en étant chauffeur de taxi-, Adenuga démarre sa carrière en reprenant l’entreprise familiale. Confronté à un souci de performance, il l’abandonne pour lancer ses propres affaires. Il touche à tout avant de s’orienter vers la téléphonie mobile, le pétrole et le service qui le conduiront au succès explosif qui fait désormais de lui l’une des personnalités les plus puissantes du Continent. Aujourd’hui père de sept ans, le tycoon nigérian a réussi, à son tour, à leur transmettre le sens des affaires. L’un de ses fils dirige sa propre entreprise dans le secteur de l’investissement.

La deuxième fortune d’Afrique a gagné son premier million de dollars à l’âge de 26 ans. Lorsqu’il créé sa première entreprise en marge de l’entreprise familiale héritée, Mike Adenuga fait dans diverses activités commerciales. Mais c’est grâce à la vente de dentelles et de boissons non-alcoolisées qu’il devient millionnaire.

En août 2007 à Lagos, lors de la première édition de l’African Telecom Awards (ATA), il est sacré Entrepreneur africain de l’année dans le domaine des télécoms pour son investissement «courageux et rapide». Par la même occasion, son entreprise, Globacom reçoit le prix de la meilleure compagnie télécoms d’Afrique de l’Ouest.

En 2006, la Commission de la criminalité économique et financière (EFCC) ordonne son arrestation pour blanchiment d’argent présumé. Un soir de juillet, Adenuga est tranquillement à son domicile de Lagos lorsque débarque un commando de près de 70 agents, selon la presse locale. Portail et portes sont défoncés. Arrêté, il est directement conduit sur Abuja où il sera auditionné pendant plusieurs heures avant d’être relaxé. Le businessman est soupçonné de manipuler frauduleusement de l’argent sous le couvert de l’ETB. Craignant une nouvelle arrestation et des poursuites judiciaires, il se réfugie à Londres et ne retourne au Nigeria qu’après l’arrivée au pouvoir d’Umaru Musa Yar’Adua.

Le 4 juillet 2018 à l’Alliance française de Lagos, Mike Adenuga est décoré Commandeur de la Légion d’honneur de la République française par Emmanuel Macron qui, en visite officielle au Nigeria, inaugurait les locaux de cette organisation, une villa coloniale entièrement rénovée par le milliardaire nigérian.

Et l’homme n’en est pas à sa première distinction du genre. En septembre 2012, Goodluck Jonathan, alors président du Nigeria, le consacre grand commandeur de l’Ordre du Niger, la plus haute distinction honorifique nationale. En octobre 2016, l’homme d’affaires nigérian recevait une distinction du genre au Ghana.

Porté par l’ambition d’expansion de son empire, Mike Adenuga s’est récemment intéressé au marché ivoirien des télécoms. En 2015, il a proposé 600 millions de dollars pour reprendre Comium Côte d’Ivoire, une compagnie de télécoms qui nourrissait l’ambition de concurrencer les majors du secteur -Orange, MTN et Moov. Mais les parties n’avaient pas trouvé d’accord. D’ailleurs depuis deux ans, la firme est en liquidation judiciaire après s’être vue retirer sa licence par les autorités ivoiriennes pour non-respect du cahier des charges.

Depuis avril 2018, Adenuga fait à nouveau face à la Commission des crimes économiques et financiers du Nigeria. Cette fois, c’est Globacom et son directeur marketing, l’Indien Ashok Israni, qui sont suspectés d’une fraude de 6,7 millions de dollars pour des faits remontant à 2008 et impliquant des transactions avec des compagnies télécoms étrangères.

En 2019, Mike Adenuga et Aliko Dangote seront certainement les plus suivis des fortunes africaines, pour voir qui réussira à remporter le trône en 2020. Si Adenuga peut compter sur le cours du pétrole -qui va visiblement se maintenir au-dessus des 50 dollars selon les analystes- ses actions en bourse qui pourraient gagner en attractivité du fait de sa progression dans le classement de Forbes ou encore de l’appréciation de ses actifs immobiliers à travers le monde, le plus riche d’Afrique -et le reste de la liste- n’a peut-être pas dit son dernier mot. Aliko Dangote devrait concrétiser dans les mois à venir l’IPO de son groupe sur la London Stock Exchange (LSE), une opération prometteuse pour ses affaires, sans parler du saut potentiel des autres milliardaires du Continent.

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