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Les États-Unis traitent la CPI d ‘ « institution politique irresponsable »
19/03/2020 à 17h22 par Prudence ETOU

Aux nombreux dossiers que traite la Cour Pénale Internationale, pourrait s'ajouter un nouveau impliquant les États-Unis d'Amérique. Suite à l'intention révélée de la CPI de vouloir enquêter sur des crimes de guerre et de tortures dont les États-Unis seraient responsables, les barons de Donald Trump ont réagit sous des menaces contre cette institution juridique.

 

Ne reconnaissant pas la cour pénale internationale, les États-Unis rejettent une enquête sur les crimes de guerre commis en Afghanistan. L'affaire irait de pair avec celle concernant un rapport du Sénat américain sur les tortures commises par la CIA dans ses prisons secrètes.

 

Les États-Unis traitent la CPI d ' "institution politique irresponsable"

       Robert Fremr, le Juge président de la CPI

Même si l'affaire est à une date déjà lointaine, la rage des États-Unis contre la CPI est encore loin de se dissiper. Au contraire, de nouvelles tournures pas vraiment agréables se révèlent entre la maison blanche et l'institution dont le juge président est Robert Fremr. L'intention d'enquêter sur les crimes de guerre contre l'humanité, commis en Afghanistan, annoncée début mars 2020, ont suscité de redoutables réactions des autorités américaines. Ces dernières défoulent leur riposte sur non seulement les magistrats du bureau de la Procureure, mais aussi sur leurs proches.

 

Lors d'une conférence de presse tenue lundi dernier, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a martelé : "Nous voulons identifier les responsables de cette enquête et les membres de leur famille qui pourraient vouloir venir aux États-Unis [...] Nous ne tolérerons pas les tentatives inappropriées et injustes [de la CPI]  d'enquêter ou de poursuivre des Américains". Dans sa fureur, le secrétaire d'État s'est adressé nommément à la Procureure Fatou BENSOUDA, à son chef de cabinet Sam SHOAMANESH et à son responsable de la division coopération, Phakiso MOCHOCHOKO.

 

Cela fait plusieurs années déjà que les États-Unis, ne reconnaissant pas la compétence de la Cour pénale internationale, oeuvrent avec acharnement contre l'ouverture de la fameuse enquête de la CPI. Il est irréfutable que les États-Unis font tout pour bloquer l'ouverture de cette enquête. Cela s'avère bien évident en pensant à l'ex conseiller de la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, et aussi Mike Pompeo qui ont menacé de représailles, y compris judiciaires les magistrats de la CPI, du gel de leurs avoirs à la révocation de visas pour aller aux États-Unis.

 

Après de nombreuses péripéties, Fatou BENSOUDA a réussi à gagner, le 5 mars, l'accord de la chambre d'appel de la CPI, lui donnant ainsi pour mission de mener l'enquête, qui s'étendra dans toutes les parties : l'armée américaine, les talibans et les groupes affiliés, mais aussi les forces de sécurité afghanes. L'affaire impliquera également des prisons secrètes de la CIA ("black sites"). Une raison pour Mike Pompeo de dénoncer "une action stupéfiante venant d'une institution politique irresponsable se faisant passer pour un organisme juridique".

 

Sur le sujet, Julian Fernandez, professeur à l'université Paris-II Panthéon-Assas, a expliqué que : "Il est très clair que les actes reprochés aux États-Unis, s'inscrivent dans une politique générale, validée en haut lieu. Nous sommes à un moment très important pour la justice internationale." Cela se place dans la mesure de la reprise des mémoires de l'ancien président américain George Bush, dans lesquels il reconnaît avoir autorisé la torture.

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Aux nombreux dossiers que traite la Cour Pénale Internationale, pourrait s'ajouter un nouveau impliquant les États-Unis d'Amérique. Suite à l'intention révélée de la CPI de vouloir enquêter sur des crimes de guerre et de tortures dont les États-Unis seraient responsables, les barons de Donald Trump ont réagit sous des menaces contre cette institution juridique.

 

Ne reconnaissant pas la cour pénale internationale, les États-Unis rejettent une enquête sur les crimes de guerre commis en Afghanistan. L'affaire irait de pair avec celle concernant un rapport du Sénat américain sur les tortures commises par la CIA dans ses prisons secrètes.

 

Les États-Unis traitent la CPI d ' "institution politique irresponsable"

       Robert Fremr, le Juge président de la CPI

Même si l'affaire est à une date déjà lointaine, la rage des États-Unis contre la CPI est encore loin de se dissiper. Au contraire, de nouvelles tournures pas vraiment agréables se révèlent entre la maison blanche et l'institution dont le juge président est Robert Fremr. L'intention d'enquêter sur les crimes de guerre contre l'humanité, commis en Afghanistan, annoncée début mars 2020, ont suscité de redoutables réactions des autorités américaines. Ces dernières défoulent leur riposte sur non seulement les magistrats du bureau de la Procureure, mais aussi sur leurs proches.

 

Lors d'une conférence de presse tenue lundi dernier, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a martelé : "Nous voulons identifier les responsables de cette enquête et les membres de leur famille qui pourraient vouloir venir aux États-Unis [...] Nous ne tolérerons pas les tentatives inappropriées et injustes [de la CPI]  d'enquêter ou de poursuivre des Américains". Dans sa fureur, le secrétaire d'État s'est adressé nommément à la Procureure Fatou BENSOUDA, à son chef de cabinet Sam SHOAMANESH et à son responsable de la division coopération, Phakiso MOCHOCHOKO.

 

Cela fait plusieurs années déjà que les États-Unis, ne reconnaissant pas la compétence de la Cour pénale internationale, oeuvrent avec acharnement contre l'ouverture de la fameuse enquête de la CPI. Il est irréfutable que les États-Unis font tout pour bloquer l'ouverture de cette enquête. Cela s'avère bien évident en pensant à l'ex conseiller de la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, et aussi Mike Pompeo qui ont menacé de représailles, y compris judiciaires les magistrats de la CPI, du gel de leurs avoirs à la révocation de visas pour aller aux États-Unis.

 

Après de nombreuses péripéties, Fatou BENSOUDA a réussi à gagner, le 5 mars, l'accord de la chambre d'appel de la CPI, lui donnant ainsi pour mission de mener l'enquête, qui s'étendra dans toutes les parties : l'armée américaine, les talibans et les groupes affiliés, mais aussi les forces de sécurité afghanes. L'affaire impliquera également des prisons secrètes de la CIA ("black sites"). Une raison pour Mike Pompeo de dénoncer "une action stupéfiante venant d'une institution politique irresponsable se faisant passer pour un organisme juridique".

 

Sur le sujet, Julian Fernandez, professeur à l'université Paris-II Panthéon-Assas, a expliqué que : "Il est très clair que les actes reprochés aux États-Unis, s'inscrivent dans une politique générale, validée en haut lieu. Nous sommes à un moment très important pour la justice internationale." Cela se place dans la mesure de la reprise des mémoires de l'ancien président américain George Bush, dans lesquels il reconnaît avoir autorisé la torture.

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