Le Sahraoui Brahim Ghali est Algérien, mais aussi Espagnol


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Le chef du Front du Polisario, Brahim Ghali, est entré en Espagne, il y a quelques mois, pour se soigner du Covid-19, sous la prétendue fausse identité algérienne d’un certain Mohamed Benbatouche. Mais, il serait également titulaire d’une pièce nationale d’identité délivrée par l’État espagnol, en janvier 2006, et qu’il a renouvelée le 30 juin 2016 à Talavera de la Reina (Tolède)

L’Audience nationale, par le canal du Commissariat général à l’information de la police espagnole, vient de dévoiler le « top secret » entre l’Algérie et l’Espagne dans l’affaire Brahim Ghali. Si le chef sahraoui est entré dans le royaume ibérique, il y a quelques mois, pour se soigner du Covid-19, sous la prétendue fausse identité algérienne, au nom d’un certain Mohamed Benbatouche. Il disposerait également d’une pièce nationale d’identité délivrée par l’État espagnol en janvier 2006 et qu’il a renouvelée le 30 juin 2016 à Talavera de la Reina (Tolède).

Dans une lettre adressée au tribunal le 7 mai, la police confirme que le leader du Front Polisario avait un document d’identité en cours de validité lorsqu’il est arrivé à Saragosse, le 18 avril dans un avion présidentiel algérien. Le document d’identité, au nom de Ghali Sidi Mohamed Adbelyelil, né le 18 août 1948 à Smara (Sahara), a été délivré le 31 janvier 2006 à Madrid et a été renouvelé le 30 juin 2016 à Talavera de la Reina, fait savoir La Razon.

La lettre confirme aussi que Brahim Ghali a été admis dans un hôpital de Logroño sous une fausse identité (Mohamed Benbatouche), d’autant que selon les informations retrouvées dans ses dossiers, le chef sahraoui était titulaire d’une pièce d’identité délivrée le 7 décembre 1999 à Madrid au nom de Brahim Ghali Moustafa, né le 16 août 1949, poursuit le journal.

Le média espagnol poursuit que le ministère public, représenté par Antonio Urdiales dans cette affaire de faux et usage de faux, a porté ces faits à l’attention du juge d’instruction du tribunal de Saragosse, Rafael Lasala. « Ghali devait nécessairement se rendre à Talavera de la Reina pour renouveler sa carte d’identité le 30 juin 2016, date à laquelle le juge a engagé contre lui la procédure préliminaire 1/2008 pour crimes présumés de génocide et autres violations de droits de l’Homme, et qui a aussi curieusement coïncidé avec son investiture en tant que président du gouvernement de la République Arabe Sahraouie Démocratique », explique-t-il dans une lettre, demandant au juge de réclamer les dossiers administratifs relatifs aux pièces d’identité délivrées à Ghali en 1999 et en janvier 2006 au nom de Ghali Sidi-Mohamed Abdelyelil.

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