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Côte d’Ivoire / Insécurité : le phénomène des microbes, un mal grandissant
20/08/2020 à 09h47 par La redaction

Le premier souci des populations de nos jours dans la société, est de se sentir en sécurité une fois sorties de leurs domiciles pour vaquer à leurs activités ou une fois rentrées à leurs domiciles après une journée chargée. Sur les bords la lagune Ebrié, un phénomène assez atypique qui a vu le jour depuis maintenant plusieurs années ne fait que troubler la quiétude des populations.

Le phénomène des enfants microbes, prend de l’ampleur chaque jour qui passe. Constitués en groupe, ces enfants dont l’âge varie entre 12 et 15 ans voire 18 ans se munissent de machettes et bien d’autres armes blanches pour agresser et commettre tous genres d’exactions sur les populations dans les rues ou parfois dans les domiciles.

Appelés “Enfants en conflit avec la loi”, ces jeunes qui ne reculent devant rien sont organisés en bande et commettent des agressions sanglantes sur les populations avec des machettes et bien d’autres armes blanches. C’est après la crise postélectorale de 2010 que le phénomène a connu ses premiers pas. selon des chercheurs c’est dans la commune peuplée d’Abobo que le phénomène des microbes s’est bien implanté et structuré avant de se répandre progressivement dans les autres communes de la ville d’Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire.

A l’image de la délinquance existante dans les favelas brésiliennes, ces jeunes estiment qu’ils trouveront leur salue grâce à cette forme de pratique jugée abjecte et ignominieuse par des critiques.

Mr Francis Akindès sociologue, professeur à l’université Alassane Ouattara de Bouaké, lors d’une interview accordée au confrère de Le Monde a indiqué que “ce phénomène a un terreau très précis, dans la commune populaire d’Abobo, au nord d’Abidjan : des niches de pauvreté devant lesquelles la puissance de l’Etat semble s’être arrêtée”.

 Plusieurs personnes dont des corps habillés ont perdu la vie face aux “microbes”. De nombreux faits mettent en lumière le degré obscur qui habite ces jeunes en âge de prendre le chemin de l’école. Dans plusieurs vidéos postées sur les réseaux sociaux en 2018, l’on a pu assister à un affrontement dans la commune de Koumassi, entre corps habillés et les enfants dit “en conflit avec la loi”. Lors de ces affrontements un élément des forces de l’ordre a perdu la vie car sérieusement blessé à coups de machette.

Une chose plus étonnante encore est que ce phénomène n’est pas seulement pratiqué par des garçons. Des jeunes filles dans la même tranche d’âge que les jeunes gens sont impliquées dans ce phénomène. En juillet dernier, lors d’une patrouille, les forces de l’ordre ont appréhendé un gang de microbe, composé uniquement de filles, dans un fumoir, à Abobo.

La forces de l’ordre ont saisi de nombreuses boissons frelatées, des mèches de cannabis, des couteaux, des ciseaux et de la cigarette en leur possession.

Tout récemment, lors des manifestations de l’opposition ivoirienne, l’on a assisté à des scènes hors du commun. Pendant les manifestations, plusieurs jeunes armés de machettes, de couteaux et d’armes blanches de tous genres, transportés dans un mini car communément appelé “Gbaka”, attaquaient les manifestants. Comme les images et vidéo le montrent jusqu’à ce jour, plusieurs personnes ont été blessés. Les cas sont légion !

Dans son interview avec Le Monde, donnant les causes de ses agissements, Francis Akindès, a indiqué ceci : ” au premier rang de ceux-ci, la fragilité de leur cellule familiale. Ils sont souvent issus de familles polygamiques, monoparentales ou décomposées, de foyers où il y a eu une inversion des rôles, les enfants étant devenus les pourvoyeurs de revenus face à des parents qui soit ne gagnent pas assez pour tous, soit sont absents, malades ou morts. Ces enfants sont rapidement pris en charge par la rue, où ils vont développer toutes sortes de compétences, dont la violence et le vol, pour gagner de l’argent. Ils ont aussi une haine des autorités et de ceux qui ne leur donnent pas ce à quoi ils estiment avoir droit en tant que citoyens. D’ailleurs, lorsqu’ils volent quelque chose, ils appellent cela un « encaissement »…

Malgré les stratégies mises sur pied par différents responsables de l’administration ivoirienne, le phénomène des microbes reste toujours débout et semble bien structuré par les jeunes adolescents au fil des temps.

Notons que ce phénomène des microbes que l’on vit est identique à la délinquance juvénile existante au Brésil à travers les favelas, et les autres grandes villes du monde. Le film “La Cité de Dieu2, sorti en 2002 a mis exergue les méthodes et bagarres entre jeunes de la rue appliqué par les jeunes adolescents en vue de conquérir un territoire bien défini. Mais cette violence juvénile remonte depuis les années 50. Cette violence des jeunes a connu une accélération dès 1970, selon les chercheurs.

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Le premier souci des populations de nos jours dans la société, est de se sentir en sécurité une fois sorties de leurs domiciles pour vaquer à leurs activités ou une fois rentrées à leurs domiciles après une journée chargée. Sur les bords la lagune Ebrié, un phénomène assez atypique qui a vu le jour depuis maintenant plusieurs années ne fait que troubler la quiétude des populations.

Le phénomène des enfants microbes, prend de l’ampleur chaque jour qui passe. Constitués en groupe, ces enfants dont l’âge varie entre 12 et 15 ans voire 18 ans se munissent de machettes et bien d’autres armes blanches pour agresser et commettre tous genres d’exactions sur les populations dans les rues ou parfois dans les domiciles.

Appelés “Enfants en conflit avec la loi”, ces jeunes qui ne reculent devant rien sont organisés en bande et commettent des agressions sanglantes sur les populations avec des machettes et bien d’autres armes blanches. C’est après la crise postélectorale de 2010 que le phénomène a connu ses premiers pas. selon des chercheurs c’est dans la commune peuplée d’Abobo que le phénomène des microbes s’est bien implanté et structuré avant de se répandre progressivement dans les autres communes de la ville d’Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire.

A l’image de la délinquance existante dans les favelas brésiliennes, ces jeunes estiment qu’ils trouveront leur salue grâce à cette forme de pratique jugée abjecte et ignominieuse par des critiques.

Mr Francis Akindès sociologue, professeur à l’université Alassane Ouattara de Bouaké, lors d’une interview accordée au confrère de Le Monde a indiqué que “ce phénomène a un terreau très précis, dans la commune populaire d’Abobo, au nord d’Abidjan : des niches de pauvreté devant lesquelles la puissance de l’Etat semble s’être arrêtée”.

 Plusieurs personnes dont des corps habillés ont perdu la vie face aux “microbes”. De nombreux faits mettent en lumière le degré obscur qui habite ces jeunes en âge de prendre le chemin de l’école. Dans plusieurs vidéos postées sur les réseaux sociaux en 2018, l’on a pu assister à un affrontement dans la commune de Koumassi, entre corps habillés et les enfants dit “en conflit avec la loi”. Lors de ces affrontements un élément des forces de l’ordre a perdu la vie car sérieusement blessé à coups de machette.

Une chose plus étonnante encore est que ce phénomène n’est pas seulement pratiqué par des garçons. Des jeunes filles dans la même tranche d’âge que les jeunes gens sont impliquées dans ce phénomène. En juillet dernier, lors d’une patrouille, les forces de l’ordre ont appréhendé un gang de microbe, composé uniquement de filles, dans un fumoir, à Abobo.

La forces de l’ordre ont saisi de nombreuses boissons frelatées, des mèches de cannabis, des couteaux, des ciseaux et de la cigarette en leur possession.

Tout récemment, lors des manifestations de l’opposition ivoirienne, l’on a assisté à des scènes hors du commun. Pendant les manifestations, plusieurs jeunes armés de machettes, de couteaux et d’armes blanches de tous genres, transportés dans un mini car communément appelé “Gbaka”, attaquaient les manifestants. Comme les images et vidéo le montrent jusqu’à ce jour, plusieurs personnes ont été blessés. Les cas sont légion !

Dans son interview avec Le Monde, donnant les causes de ses agissements, Francis Akindès, a indiqué ceci : ” au premier rang de ceux-ci, la fragilité de leur cellule familiale. Ils sont souvent issus de familles polygamiques, monoparentales ou décomposées, de foyers où il y a eu une inversion des rôles, les enfants étant devenus les pourvoyeurs de revenus face à des parents qui soit ne gagnent pas assez pour tous, soit sont absents, malades ou morts. Ces enfants sont rapidement pris en charge par la rue, où ils vont développer toutes sortes de compétences, dont la violence et le vol, pour gagner de l’argent. Ils ont aussi une haine des autorités et de ceux qui ne leur donnent pas ce à quoi ils estiment avoir droit en tant que citoyens. D’ailleurs, lorsqu’ils volent quelque chose, ils appellent cela un « encaissement »…

Malgré les stratégies mises sur pied par différents responsables de l’administration ivoirienne, le phénomène des microbes reste toujours débout et semble bien structuré par les jeunes adolescents au fil des temps.

Notons que ce phénomène des microbes que l’on vit est identique à la délinquance juvénile existante au Brésil à travers les favelas, et les autres grandes villes du monde. Le film “La Cité de Dieu2, sorti en 2002 a mis exergue les méthodes et bagarres entre jeunes de la rue appliqué par les jeunes adolescents en vue de conquérir un territoire bien défini. Mais cette violence juvénile remonte depuis les années 50. Cette violence des jeunes a connu une accélération dès 1970, selon les chercheurs.

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