Le comité Miss France accusé de grossophobie par une prétendante


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Amandine Billoux rêvait d’être couronnée Miss France parce que c’était le souhait le plus cher de son papa décédé. Mais la jeune femme de 24 ans a appris qu’elle ne fera pas partie des douze candidates de Miss Auvergne 2019 pour Miss France 2020. Et elle accuse maintenant les organisateurs de grossophobie, affirmant avoir été exclue en raison de son poids.

« Par téléphone, on m’a dit que j’étais beaucoup trop ronde. C’est clairement de la grossophobie. Tout ça parce que je fais une taille 42, c’est dégueulasse. Mais ce n’est pas marqué dans le contrat. Seule la taille est rédhibitoire », a déclaré Amandine Billoux à France 3.

« On ne peut pas donner le motif de son éviction. Il y a sept membres du jury. On a estimé qu’Amandine n’avait pas sa place. Je ne peux pas en dire plus. Elle le sait elle-même. Elle est très jolie mais dans le règlement, le délégué peut refuser une candidature sans en donner le motif », a répondu Jean-Jacques Sabourin, délégué Centre-Val de Loire et d’Auvergne pour Miss France, lorsque questionné par les médias.

Mais Amandine Billoux n’a pas voulu lâcher le morceau.

« Entre l’élection à Brioude, où j’ai été élue première dauphine de Miss Volcans d’Auvergne, et aujourd’hui, j’ai perdu 8 kilos. Si j’étais vraiment trop grosse, il fallait me le dire à ce moment-là », s’est-elle agacée, en entrevue avec La Montagne.

« Oui, j’ai des formes et je les revendique. En France, les femmes ne font pas toutes du 36-38. C’est moi qui suis dans la norme, avec ma taille 42. (…) J’ai toujours été ronde, mais le seul critère physique qu’on nous a toujours donné, jusque-là, c’est la stature, la hauteur. Il n’a jamais été question de poids… Et pour cause : ce serait discriminant et donc illégal ! Le Comité Miss France se garde bien de le dire tout haut, mais agit en dessous. Il ne veut pas avoir à s’expliquer là-dessus, mais c’est flagrant. Je suis en colère, parce que tout ça est illégal et surtout très injuste…»

En entrevue avec Femme Actuelle, Sylvie Tellier, ex Miss France, a souhaité répondre aux accusations d’Amandine.

« Pour être qualifiée à une élection régionale, il faut avoir eu un titre. Or, Amandine Billoux n’en a pas eu. Elle a été dauphine lors d’une élection locale et n’avait donc pas d’accès direct à l’élection de Miss Auvergne. Dans ce cas précis, les délégués peuvent être amenés à sélectionner des jeunes femmes sur dossier mais le délégué n’a pas souhaité la garder pour cette session de rattrapages », a-t-elle affirmé.

« Il n’y a aucune sélection sur le poids. Cela reste un concours de beauté, il y a des critères physiques mais pas seulement : on juge aussi l’élégance, la culture générale… Il y a énormément de critères. Si elle n’a pas gagné l’élection locale, c’est que le public ne l’a pas choisie », a-t-elle ajouté.

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