La Russie et la Chine s’opposent à une décision de l’ONU contre le Mali

A New York, des diplomates ont indiqué que la Russie et la Chine ont bloqué mardi l’adoption d’un texte au Conseil de sécurité de l’ONU qui soutiendrait les sanctions imposées par la “CEDEAO” à la junte militaire au pouvoir au Mali.

L’objectif du texte proposé par la France est de parvenir à une position unifiée au Conseil de sécurité de l’ONU concernant le pouvoir des militaires au Mali, qui ont décidé de ne pas organiser d’élections le 27 février, contrairement à ce qu’ils avaient initialement promis.

“Nous sommes déçus”, a déclaré à la presse l’ambassadeur du Kenya aux Nations unies, Martin Kimani, à l’issue de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU qui a été suivie de consultations à huis clos entre les membres du Conseil de sécurité, notant que les membres africains du Conseil (Kenya, Gabon et Ghana) ont trouvé le texte proposé “relativement faible”.

Une source diplomatique citée par l’AFP, a indiqué que le texte se limitait à parler de “soutenir les efforts de médiation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest”.

Dans une déclaration lue au nom des trois membres africains du Conseil, l’ambassadeur du Kenya a défendu les sanctions de la CEDEAO visant à “accélérer la transition” au Mali et le retour à l’ordre constitutionnel et civil, soulignant que ces mesures n’entravent pas l’accès humanitaire à la population malienne.

Pour leur part, lors de de la réunion du Conseil de sécurité, les États-Unis ont rejeté une phase de transition de 5 ans avant que les civils ne reprennent le contrôle du Mali, soutenant les sanctions de la CEDEAO, selon ce qu’a annoncé l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Linda Thomas-Greenfield.

De son côté, la junte militaire au pouvoir au Mali a appelé le peuple à manifester vendredi contre les sanctions imposées par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, exprimant en retour son ouverture au dialogue.

Lundi, la CEDEAO a jugé “totalement inacceptable” la décision de la junte militaire malienne d’organiser l’élection présidentielle en décembre 2026 car “cela signifie qu’un gouvernement militaire de transition illégitime prendra le peuple malien en otage pendant les cinq prochaines années.”

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