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“La COVID-19 a freiné 20 ans de progrès” rapporte la fondation Bill et Melinda Gates
16/09/2020 à 09h33 par La redaction

La Fondation Bill et Melinda Gates a publié aujourd’hui son quatrième rapport annuel Goalkeepers, qui présente de nouvelles données illustrant la façon dont les répercussions de la COVID-19 ont interrompu 20 ans de progrès au profit de la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies  (objectifs mondiaux).

Le rapport fournit l’ensemble des données mondiales les plus récentes sur la manière dont la pandémie entrave les progrès réalisés pour atteindre les objectifs mondiaux. Il montre que, selon pratiquement tous les indicateurs, le monde a régressé.

L’Afrique a fait d’énormes progrès en termes de réduction de la pauvreté. Il y a eu une diminution de 28 % du nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté depuis 1990. Mais à la fin de 2020, 13 millions d’Africains devraient passer sous le seuil de pauvreté dans le meilleur des cas, et 50 millions dans le pire. Le nombre de décès dus au paludisme pourrait doubler cette année par rapport à 2018, et 80 millions d’enfants de moins d’un an pourraient être exposés à des maladies évitables à l’échelle planétaire.

Par ailleurs, les dégâts économiques causés par la première récession frappant le continent en 25 ans accentuent les inégalités. Les femmes et d’autres groupes vulnérables souffrent de manière disproportionnée ; les habitants des pays à faibles revenus sont confrontés à des difficultés alimentaires et les fermetures d’écoles désavantagent injustement les enfants qui vivent dans les zones rurales.

Malgré ces énormes contraintes, les pays africains innovent pour relever ce défi, et le monde a beaucoup à apprendre de la réponse apportée par le continent. En Afrique du Sud, le gouvernement déploie des unités mobiles de dépistage ; au Nigeria, le secteur privé lève des fonds pour renforcer les ressources et en Afrique de l’Ouest, des millions de personnes bénéficient de nouveaux transferts de fonds améliorés. Au Sénégal, les scientifiques mettent au point des respirateurs artificiels de pointe à faible coût et au Kenya, des partenariats publics-privés permettent aux communautés rurales et isolées de se connecter à Internet.

L’envoyé spécial de l’Union africaine, Strive Masiyiwa, a lancé, en collaboration avec les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, la plateforme africaine de fournitures médicales en juin. Celle-ci a pour objectif de veiller à ce que les pays du continent aient accès à des fournitures et équipements médicaux abordables, de grande qualité et permettant de sauver des vies, dont bon nombre sont fabriqués en Afrique. Bill et Melinda Gates estiment que la COVID-19 est un véritable test pour la communauté mondiale.

« La réponse à la pandémie de COVID-19 nous a montré certaines de meilleures facettes que l’humanité a à offrir : des innovations révolutionnaires, des actes héroïques de la part de travailleurs de première ligne et des personnes lambda qui font de leur mieux pour leurs familles, leurs voisins et leurs communautés », écrivent Bill et Melinda Gates. « Nous sommes face à une crise mondiale commune qui exige une réponse mondiale commune. », rajoutent-ils.

Dans ce rapport, que Bill et Melinda Gates coécrivent chaque année, ils appellent le monde à collaborer sur le développement de diagnostics, de vaccins et de traitements, à fabriquer des tests et des doses le plus rapidement possible et à fournir ces outils de manière équitable en fonction des besoins plutôt que des capacités à payer. Il existe actuellement plusieurs stratégies viables pour aider à obtenir un résultat équitable, notamment l’accélérateur d’accès aux outils de la COVID-19 (ACT), l’effort de collaboration le plus sérieux pour mettre fin à la pandémie, qui réunit des organisations ayant fait leurs preuves comme Gavi (l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation) et le Fonds mondial.

Le rapport indique clairement qu’aucun pays ne pourra relever seul ce défi. Toute tentative d’un pays de se protéger aux dépens d’autres pays ne fera que prolonger les difficultés qu’a provoquées la pandémie. Le développement et la fabrication de vaccins ne permettront pas de mettre rapidement un terme à la pandémie s’ils ne sont distribués de manière équitable.

Une modélisation de la Northeastern University indique que si les pays riches achètent les deux premiers milliards de doses de vaccins au lieu de veiller à ce qu’elles soient distribuées équitablement, le nombre de décès dus à la COVID-19 pourrait pratiquement doubler.

« Toute personne mérite d’avoir la possibilité de vivre une vie saine et productive et bien que le progrès en Afrique soit possible, il n’est pas inévitable. Un résultat équitable est nécessaire pour mettre fin au virus et veiller à ce que les revers soufferts par le développement ne deviennent pas monnaie courante », a déclaré Cheikh Oumar Seydi, directeur pour l’Afrique de la Fondation Bill et Melinda Gates« Nous avons besoin d’une collaboration mondiale solide avec les dirigeants des gouvernements et du secteur privé pour garantir à tout un chacun d’avoir accès à un traitement sûr et efficace contre le coronavirus, sans négliger la moindre personne », a-t-il rajouté.

Le Fonds monétaire international prévoit qu’en dépit des 18 000 milliards de dollars déjà dépensés pour stimuler les économies du monde entier, l’économie mondiale perdra 12 000 milliards de dollars ou plus d’ici à la fin 2021. Il existe des limites inhérentes à ce que les pays à faible et moyen revenu peuvent faire pour soutenir leurs économies, qu’elle que soit l’efficacité avec laquelle celles-ci ont été gérées. Si les pays à revenu élevé ont mobilisé 22 % de leur PIB au profit des dépenses d’urgence, ce chiffre n’est que de 3 % en Afrique subsaharienne.

Bill et Melinda Gates ont commencé à s’informer sur les enjeux de santé publique et à faire des dons à cet effet il y a plus de 20 ans, après avoir lu que des centaines de milliers d’enfants vivant dans la pauvreté mouraient de diarrhée, un problème pourtant facile à traiter aux États-Unis. Aujourd’hui, grâce à une coordination et à un engagement à l’échelle internationale, ce sont 4,5 millions d’enfants en moins qui meurent chaque année de maladies évitables par rapport à la fin de l’année.

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La Fondation Bill et Melinda Gates a publié aujourd’hui son quatrième rapport annuel Goalkeepers, qui présente de nouvelles données illustrant la façon dont les répercussions de la COVID-19 ont interrompu 20 ans de progrès au profit de la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies  (objectifs mondiaux).

Le rapport fournit l’ensemble des données mondiales les plus récentes sur la manière dont la pandémie entrave les progrès réalisés pour atteindre les objectifs mondiaux. Il montre que, selon pratiquement tous les indicateurs, le monde a régressé.

L’Afrique a fait d’énormes progrès en termes de réduction de la pauvreté. Il y a eu une diminution de 28 % du nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté depuis 1990. Mais à la fin de 2020, 13 millions d’Africains devraient passer sous le seuil de pauvreté dans le meilleur des cas, et 50 millions dans le pire. Le nombre de décès dus au paludisme pourrait doubler cette année par rapport à 2018, et 80 millions d’enfants de moins d’un an pourraient être exposés à des maladies évitables à l’échelle planétaire.

Par ailleurs, les dégâts économiques causés par la première récession frappant le continent en 25 ans accentuent les inégalités. Les femmes et d’autres groupes vulnérables souffrent de manière disproportionnée ; les habitants des pays à faibles revenus sont confrontés à des difficultés alimentaires et les fermetures d’écoles désavantagent injustement les enfants qui vivent dans les zones rurales.

Malgré ces énormes contraintes, les pays africains innovent pour relever ce défi, et le monde a beaucoup à apprendre de la réponse apportée par le continent. En Afrique du Sud, le gouvernement déploie des unités mobiles de dépistage ; au Nigeria, le secteur privé lève des fonds pour renforcer les ressources et en Afrique de l’Ouest, des millions de personnes bénéficient de nouveaux transferts de fonds améliorés. Au Sénégal, les scientifiques mettent au point des respirateurs artificiels de pointe à faible coût et au Kenya, des partenariats publics-privés permettent aux communautés rurales et isolées de se connecter à Internet.

L’envoyé spécial de l’Union africaine, Strive Masiyiwa, a lancé, en collaboration avec les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, la plateforme africaine de fournitures médicales en juin. Celle-ci a pour objectif de veiller à ce que les pays du continent aient accès à des fournitures et équipements médicaux abordables, de grande qualité et permettant de sauver des vies, dont bon nombre sont fabriqués en Afrique. Bill et Melinda Gates estiment que la COVID-19 est un véritable test pour la communauté mondiale.

« La réponse à la pandémie de COVID-19 nous a montré certaines de meilleures facettes que l’humanité a à offrir : des innovations révolutionnaires, des actes héroïques de la part de travailleurs de première ligne et des personnes lambda qui font de leur mieux pour leurs familles, leurs voisins et leurs communautés », écrivent Bill et Melinda Gates. « Nous sommes face à une crise mondiale commune qui exige une réponse mondiale commune. », rajoutent-ils.

Dans ce rapport, que Bill et Melinda Gates coécrivent chaque année, ils appellent le monde à collaborer sur le développement de diagnostics, de vaccins et de traitements, à fabriquer des tests et des doses le plus rapidement possible et à fournir ces outils de manière équitable en fonction des besoins plutôt que des capacités à payer. Il existe actuellement plusieurs stratégies viables pour aider à obtenir un résultat équitable, notamment l’accélérateur d’accès aux outils de la COVID-19 (ACT), l’effort de collaboration le plus sérieux pour mettre fin à la pandémie, qui réunit des organisations ayant fait leurs preuves comme Gavi (l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation) et le Fonds mondial.

Le rapport indique clairement qu’aucun pays ne pourra relever seul ce défi. Toute tentative d’un pays de se protéger aux dépens d’autres pays ne fera que prolonger les difficultés qu’a provoquées la pandémie. Le développement et la fabrication de vaccins ne permettront pas de mettre rapidement un terme à la pandémie s’ils ne sont distribués de manière équitable.

Une modélisation de la Northeastern University indique que si les pays riches achètent les deux premiers milliards de doses de vaccins au lieu de veiller à ce qu’elles soient distribuées équitablement, le nombre de décès dus à la COVID-19 pourrait pratiquement doubler.

« Toute personne mérite d’avoir la possibilité de vivre une vie saine et productive et bien que le progrès en Afrique soit possible, il n’est pas inévitable. Un résultat équitable est nécessaire pour mettre fin au virus et veiller à ce que les revers soufferts par le développement ne deviennent pas monnaie courante », a déclaré Cheikh Oumar Seydi, directeur pour l’Afrique de la Fondation Bill et Melinda Gates« Nous avons besoin d’une collaboration mondiale solide avec les dirigeants des gouvernements et du secteur privé pour garantir à tout un chacun d’avoir accès à un traitement sûr et efficace contre le coronavirus, sans négliger la moindre personne », a-t-il rajouté.

Le Fonds monétaire international prévoit qu’en dépit des 18 000 milliards de dollars déjà dépensés pour stimuler les économies du monde entier, l’économie mondiale perdra 12 000 milliards de dollars ou plus d’ici à la fin 2021. Il existe des limites inhérentes à ce que les pays à faible et moyen revenu peuvent faire pour soutenir leurs économies, qu’elle que soit l’efficacité avec laquelle celles-ci ont été gérées. Si les pays à revenu élevé ont mobilisé 22 % de leur PIB au profit des dépenses d’urgence, ce chiffre n’est que de 3 % en Afrique subsaharienne.

Bill et Melinda Gates ont commencé à s’informer sur les enjeux de santé publique et à faire des dons à cet effet il y a plus de 20 ans, après avoir lu que des centaines de milliers d’enfants vivant dans la pauvreté mouraient de diarrhée, un problème pourtant facile à traiter aux États-Unis. Aujourd’hui, grâce à une coordination et à un engagement à l’échelle internationale, ce sont 4,5 millions d’enfants en moins qui meurent chaque année de maladies évitables par rapport à la fin de l’année.

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