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ISRAËL TEMPORISE SUR L’ANNEXION D’UNE PARTIE DE LA CISJORDANIE
02/07/2020 à 09h29 par La redaction

Depuis plus d’un an déjà, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a promis d’annexer une partie de la Cisjordanie. En campagne, au fil de trois élections législatives, il n’a cessé d’élargir son ambition : appliquer la pleine « souveraineté » israélienne sur les grands « blocs » de colonies et les implantations isolées, puis sur la vallée du Jourdain. Pourtant, mercredi 1er juillet, à l’heure de mettre ces engagements en pratique, rien ne paraît prêt.

A l’antenne de la radio de l’armée, mercredi matin, le ministre des affaires étrangères, Gabi Ashkenazi, a lui-même reconnu ignorer si un plan d’action serait révélé ce jour, à partir duquel M. Nétanyahou s’était engagé à présenter en conseil des ministres un décret d’annexion. « Je ne sais pas. Demandez à Nétanyahou », a-t-il répondu avec lassitude, avant d’estimer qu’une annonce à ce stade ne serait pas « raisonnable ».

Article réservé à nos abonnésLire aussi Embarras arabe sur le projet d’annexion d’Israël en Cisjordanie

Ce délai est dû aux hésitations de Washington, seul soutien étranger d’un projet contraire au droit international, qui pérennise l’occupation de territoires palestiniens conquis en 1967. « Cela aurait pu avoir lieu aujourd’hui, mais les choses doivent encore cristalliser avec le gouvernement américain. Il n’y a pas eu d’accord complet sur les zones où la souveraineté israélienne sera appliquée », a précisé mercredi le député du Likoud Ofir Akunis, également sur la radio de l’armée, tout en jugeant que l’annexion aurait bien lieu en juillet.

Trump demeure silencieux

Les autorités israéliennes espéraient la semaine passée une prise de parole du président américain, Donald Trump, qui demeure silencieux. Mardi, M. Nétanyahou a achevé sans résultat apparent une nouvelle entrevue avec l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, et avec l’envoyé de la Maison Blanche, Avi Berkowitz. Son bureau s’est contenté de déclarer mercredi qu’ils poursuivraient « dans les prochains jours » ces discussions.

Selon la presse israélienne, elles portent sur des contreparties qu’Israël pourrait accorder à l’Autorité palestinienne (AP), dont une plus grande responsabilité dans les zones administrées directement par Israël, et de possibles échanges de territoires. Washington entend ainsi préserver la crédibilité du « plan Trump », dévoilé en janvier.

En ménageant l’AP, l’administration Trump cherche à laisser la porte ouverte à des négociations sur la base de ce plan, qui prévoit, à terme et sous conditions, la création d’un Etat palestinien morcelé et réduit à la portion congrue. Ramallah lui a opposé un refus ferme dès janvier. L’AP rappelle que l’annexion est précisément le contraire d’une négociation, et craint qu’elle ne porte un coup fatal à son projet national. « Nous n’allons pas nous asseoir à une table de négociations où sont proposés l’annexion ou le plan Trump, car il ne s’agit pas là d’un plan de paix mais d’un projet pour légitimer l’occupation », a affirmé mercredi le haut diplomate palestinien Saëb Erekat.

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Depuis plus d’un an déjà, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a promis d’annexer une partie de la Cisjordanie. En campagne, au fil de trois élections législatives, il n’a cessé d’élargir son ambition : appliquer la pleine « souveraineté » israélienne sur les grands « blocs » de colonies et les implantations isolées, puis sur la vallée du Jourdain. Pourtant, mercredi 1er juillet, à l’heure de mettre ces engagements en pratique, rien ne paraît prêt.

A l’antenne de la radio de l’armée, mercredi matin, le ministre des affaires étrangères, Gabi Ashkenazi, a lui-même reconnu ignorer si un plan d’action serait révélé ce jour, à partir duquel M. Nétanyahou s’était engagé à présenter en conseil des ministres un décret d’annexion. « Je ne sais pas. Demandez à Nétanyahou », a-t-il répondu avec lassitude, avant d’estimer qu’une annonce à ce stade ne serait pas « raisonnable ».

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Ce délai est dû aux hésitations de Washington, seul soutien étranger d’un projet contraire au droit international, qui pérennise l’occupation de territoires palestiniens conquis en 1967. « Cela aurait pu avoir lieu aujourd’hui, mais les choses doivent encore cristalliser avec le gouvernement américain. Il n’y a pas eu d’accord complet sur les zones où la souveraineté israélienne sera appliquée », a précisé mercredi le député du Likoud Ofir Akunis, également sur la radio de l’armée, tout en jugeant que l’annexion aurait bien lieu en juillet.

Trump demeure silencieux

Les autorités israéliennes espéraient la semaine passée une prise de parole du président américain, Donald Trump, qui demeure silencieux. Mardi, M. Nétanyahou a achevé sans résultat apparent une nouvelle entrevue avec l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, et avec l’envoyé de la Maison Blanche, Avi Berkowitz. Son bureau s’est contenté de déclarer mercredi qu’ils poursuivraient « dans les prochains jours » ces discussions.

Selon la presse israélienne, elles portent sur des contreparties qu’Israël pourrait accorder à l’Autorité palestinienne (AP), dont une plus grande responsabilité dans les zones administrées directement par Israël, et de possibles échanges de territoires. Washington entend ainsi préserver la crédibilité du « plan Trump », dévoilé en janvier.

En ménageant l’AP, l’administration Trump cherche à laisser la porte ouverte à des négociations sur la base de ce plan, qui prévoit, à terme et sous conditions, la création d’un Etat palestinien morcelé et réduit à la portion congrue. Ramallah lui a opposé un refus ferme dès janvier. L’AP rappelle que l’annexion est précisément le contraire d’une négociation, et craint qu’elle ne porte un coup fatal à son projet national. « Nous n’allons pas nous asseoir à une table de négociations où sont proposés l’annexion ou le plan Trump, car il ne s’agit pas là d’un plan de paix mais d’un projet pour légitimer l’occupation », a affirmé mercredi le haut diplomate palestinien Saëb Erekat.

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