La violence sexuelle, y compris contre les enfants, est fréquente en Inde et l’indignation suscitée par l’affaire dite Kathua a contribué à l’introduction de la peine de mort pour les violeurs d’enfants par le gouvernement.

Selon le dossier d’accusation, la jeune fille a été enlevée alors qu’elle faisait paître des chevaux et emmenée dans un village du district de Kathua, dans la région de Jammu, au nord de l’Inde, le 10 janvier 2018.

Pendant cinq jours, elle était détenue dans un temple hindou, violée à plusieurs reprises, puis étranglée à mort.

Les enquêtes ont révélé que la jeune fille avait été prise pour cible dans le but de semer la peur dans sa communauté nomade et les chasser de la région.

Les procureurs avaient demandé que les violeurs soient exécutés mais ils ont plutôt été condamnés à perpétuité.

« Nous ferons appel des condamnations devant une cour supérieure », a déclaré l’avocat de la défense H.S. Pathania.

L’Inde applique la peine de mort pour les meurtres et les attentats terroristes les plus meurtries.  La dernière exécution a eu lieu en 2015 à la suite d’attentats à la bombe à Mumbai en 1993.

L’affaire Kathua a déclenché deux jours de violentes manifestations à  Jammu et des manifestations dans plusieurs autres villes indiennes, notamment à New Delhi, Mumbai et Bangalore.

Ces manifestations rappellent celles qui ont suivi le viol collectif d’une étudiante de Delhi dans un bus en 2012.

Crédit photo : sydneymorningherald