Hamed Bakayoko accusé de trafic de drogue, voici ce qu’il faut savoir de l’affaire


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En Côte d’Ivoire, le ministre de la défense Hamed Bakayoko est accusé de trafic de drogue. Une affaire qui défraie la chronique suscite des interrogations. Le ministre serait-t-il vraiment impliqué dans cette affaire de drogue ? S’interrogent les Ivoiriens.

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Alors que tout est parti d’une enquête en début de l’année 2019 où une énorme quantité de cocaïne a été saisie en Belgique. A cet effet, les enquêteurs découvrent qu’elle a transité par Abidjan.

Voulant cerner le fond du dossier, Nicholas Ibekwe et Daan Bauwens, journalistes d’investigation décident donc de se rendre en Côte d’Ivoire pour enquêter. Ceux-ci ont demandé une accréditation au ministère de la communication qui n’a pas hésité à leur accorder.

Une fois débarqué à Abidjan, la capitale ivoirienne, ces journalistes ont rencontré plusieurs informateurs dont les renseignements généraux américains et français. Ils ont également multiplié des série de rencontre avec les policiers français, participants à une opération ouest-africaine dont le but était d’arrêter des trafiquants de la sous-région.

Selon les informations relayées par le confrère Yeclo, tous leurs interlocuteurs leur signalent M. Hamed Bakayoko comme le parrain de la pègre locale. Nicholas Ibekwe est formel : « Plusieurs personnes haut placées (gouvernement et diplomates) à qui nous avons parlé l’ont nommé (Bakayoko, ndlr). En fait, ce nom était sur leurs lèvres. Nous avons également confirmé les grandes fêtes à sa résidence d’Abidjan », ont indiqué les journalistes investigateurs.

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Comme l’exige la déontologie journalistique, ces derniers ont essayé de se mettre en contact avec les officiers du pays afin de passer à une confrontation de l’information à version qu’ils détiennent. Mais ils ont tenté fatigués aucune issue n’est trouvée. Ils ont selon les informations de se mettre en contact avec l’intéressé lui-même qui n’est autre que le ministre Hamed Bakayoko, qui de son côté n’a montré aucune disponibilité vis-vis des journalistes.

N’Ayant pas pu se mettre en contact avec ces personnalités dont l’accusé lui-même, les enquêteurs se sont plaints chez la Commission d’accès à l’information d’intérêt public et aux documents publics (CAIDP) créée par M. Ouattara et dirigée par M. Mamadou Koné et M. Yacouba Kebé. Cette institution a la mission de les contraindre à fournir des informations.

Après un silence de l’intuition, les journalistes auraient relancé par un courrier sans suite c’est dans cette logique que les publications citant le ministre, le bras droit de Ouattara comme trafiquant de drogue.

Puisqu’en « désespoir de cause et las d’attendre, les journalistes écrivent un premier papier, puis un second qui est publié par un journal Nigérian en début 2020 avant les articles de ces derniers jours sur Vice Media », précise Yeclo.

Qui ne mot est constant dit-on. Le journaliste dans l’exercice de ses activités est obligé de confronter les faits pour dégager une conclusion. Mais dans la mesure où il n’arrive pas à joindre le concerné après plusieurs tentatives serait dans l’obligation de publier ce qu’Il a à sa disposition.

Le ministre Bakayoko serait-il victime du mutisme total ou est-il coupable ? On ne saurait le dire.

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