Guerre commerciale : Uhuru Kenyatta s’en prend aux puissances étrangères


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Le président du Kenya a déclaré mercredi que les pays africains devraient être libres de coopérer avec les Etats-Unis et la Chine, soulignant que les puissances étrangères avivent les divisions en Afrique.

En visite à Washington, le président Uhuru Kenyatta s’est dit « très préoccupé » par un retour à l’époque de la guerre froide où les Africains devaient choisir entre les Etats-Unis et l’Union soviétique.

« Les pays occidentaux, et leurs homologues d’Asie et du Moyen-Orient, sont de nouveau en concurrence pour la suprématie en Afrique, incitant les divisions, tout en se comportant comme si l’Afrique était à prendre. »

« Eh bien, je tiens à vous dire que ce n’est pas le cas », a déclaré Kenyatta au groupe de réflexion du Conseil atlantique, un jour avant sa rencontre avec le président Donald Trump.

La Chine a financé des milliards de dollars d’infrastructures dans le monde entier, notamment une nouvelle ligne de chemin de fer moderne entre Nairobi et le port de Mombasa, dans le cadre de son initiative « Belt and Road. »

Les États-Unis ont toujours appelé les pays en développement à la prudence, affirmant qu’ils pourraient se retrouver accablés de dettes impayées envers Pékin pour des projets construits en grande partie avec de la main-d’œuvre chinoise.

Interrogé sur les critiques à l’endroit de la Chine, M. Uhuru Kenyatta a déclaré « Nous ne voulons pas être forcés de choisir. Nous voulons travailler avec tout le monde, et nous pensons qu’il y a des opportunités pour tout le monde. Il y a en effet des domaines où l’Amérique se distingue et où elle a des atouts bien plus importants. D’un autre côté, vous avez les Chinois qui construisent des hôpitaux en sept jours. »

Uhuru Kenyatta a déclaré qu’il ne mettait pas seulement en garde contre les interférences américaines et chinoises, mais qu’il voyait aussi des mains étrangères dans les guerres par procuration », notamment en Somalie, le pays voisin du Kenya.

Il a appelé les États-Unis à poursuivre des politiques à long terme qui favorisent l’intégration économique en Afrique.

« Nous ne sommes pas seulement une passerelle. Nous sommes une plate-forme de compétences, d’esprit d’entreprise, de stabilité et d’État de droit. »

Crédit photo : france24

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