Dons contre Covid-19 en Côte d’Ivoire : les petits calculs du RHDP pour octobre 2020


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Nazaire Kadi fait une analyse des dons des dirigeants politiques (RHDP) dans la lutte contre le Covid-19 en Côte d’Ivoire.

Décidément en Afrique, la politique et surtout la gestion clanique du pouvoir prend le pas sur tout.
En cette période de pandémie où nul n’est à l’abri, les dirigeants politiques, plutôt que de faire usage de la solidarité qui semble-t-il caractérise les africains, ont trouvé le moyen de ne tirer la couverture que sur eux-seuls et les leurs.

Ainsi, dans une Côte d’Ivoire paupérisée, il était à espérer que pour une fois, les contradictions et les divergences politiques allaient être tues ; que les ivoiriens allaient se serrer les coudes pour affronter le covid-19. Hélas, il a été donné de voir des dons faits par certains hommes politiques à certaines personnes, avec des cartons estampillées à l’effigie de leur parti politique. On a vu des dons au nom de tel ministre, des dons au nom du premier ministre, alors à quand le don au nom du gouvernement à tous les ivoiriens sans exclusif ?

Admettons que ces dons soient faits des poches de leurs donateurs, mais au plan éthique qu’adviendront aux militants des partis politiques dont les responsables n’ont pas les moyens de faire acte de générosité? Ne sont-ils pas ivoiriens comme les heureux élus ?

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Si d’aventure ceux qui ne reçoivent pas les dons, pour faire face à la maladie, la contractent, peut-on objectivement penser que les heureux élus seront épargnés? D’autant plus que tous se côtoient dans les grandes surfaces, et surtout dans les marchés toujours bondés de monde. Au lieu de se concentrer pour trouver un moyen de pilotage efficace de lutte contre l’épidémie, on en est toujours à faire des petits calculs et à vouloir tirer des dividendes politiques au moindre acte posé.
Cela est absolument indécent et condamnable ; tout comme est incompréhensible le nouveau découpage du grand Abidjan qui va jusqu’à Assinie, pour permettre aux uns d’y aller se confiner et revenir à Abidjan ; Alors que des villes plus proches d’Abidjan en ont été exclues. Mais bon…
Ailleurs, précisément au Mali, ce qui se passe dépasse tout entendement.

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Là-bas également, la politique politicienne a pris le pas sur l’essentiel. Pendant que peu à peu le covid-19 s’insère dans le quotidien des maliens, la préoccupation du président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita (IBK), est d’organiser les élections législatives pour consolider son pouvoir et montrer qu’il est épris de démocratie. Il n’a aucune compassion pour le chef de son opposition enlevé par des inconnus. La décence aurait voulu de suspendre la procédure des élections et chercher à sauver son compatriote. La politique ne doit pas tuer en nous, le peu d’humanité qui reste. La posture du Président Malien est absolument révoltante, indécente, cynique et irresponsable. La suspension de l’élection législative au mali changera quoi dans le quotidien des maliens?

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Pourquoi ne pas mettre en veilleuse la politique comme l’ont fait certains pays pour se préparer à lutter efficacement contre le covid-19? On devine aisément qu’en cas de propagation de la pandémie au Mali, les plateaux techniques des hôpitaux de ce pays, comme partout en Afrique noire n’offrent aucune possibilité efficiente de prise en charge, et cela doit être la préoccupation majeure.

Il est moralement abject de continuer une campagne électorale, alors qu’un compatriote, et non le moindre est aux mains d’inconnus! Il n’y a qu’en Afrique que ces incongruités peuvent se rencontrer. C’est vrai qu’en l’absence de cet opposant kidnappé, la victoire est assurée, mais après?

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