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Djaïli Amadou Amal récompensée par “le Goncourt des Lycéens” pour son livre très engagé “Les impatientes”
03/12/2020 à 18h22 par La redaction

L’écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal a été récompensée par le Goncourt des Lycéens 2020, l’un des prestigieux prix littéraires français. Son roman “Les impatientes” (éditions Emmanuelle Collas) a conquis le jury. Elle aborde un sujet sensible, les mariages forcés et les violences faites aux femmes dans son pays, le Cameroun. Djaïli Amadou Amal en a elle-même été victime.

Le principal mot qui revient dans presque tout le livre c’est munyal c’est à dire PatienceTon mari te viole : patience. Ton mari te frappe : patience. Ton mari prend une nouvelle épouse et te délaisse : patience.

A travers les témoignages édifiants de Hindou, Safira et Ramla, c’est toute la condition des femmes camerounaises, particulièrement celle des peules et musulmanes qui est dénoncée : mariages forcés, polygamie, violences conjugales. Rien n’est épargné.

Soumises à leur famille, les jeunes filles passent de la tutelle d’un père à celle d’un mari. Sans un autre choix possible. Leur liberté n’existe pas. C’est une fiction malheureusement inspirée des faits réels.

Voici ce qui est par exemple dit sur les violences conjugales dont les femmes sont victimes:

La jeune Hindou violée par son mari, elle revient sur ce qui lui avait été donné comme réponse à ses plaintes « ce n’est pas un viol. C’est une preuve d’amour. On conseilla tout de même à Moubarak de refréner ses ardeurs vu les points de suture que ma blessure nécessita. On me consola. C’est ça le mariage. La prochaine fois, ça ira mieux. Et puis, c’est ça la patience, le munyal dont on parlait justement. Une femme passe plusieurs étapes douloureuses de sa vie. Ce qui s’était produit en faisait partie. Il ne me restait qu’à prendre des bains de bouillies agrémentées de natron afin d’accélérer mon rétablissement. (… )

Goggo Diya m’a avoué plus tard qu’elle avait eu honte de moi tant j’avais crié : tout le monde avait dû m’entendre. A l’hôpital, j’avais continué à hurler. J’avais été impudique. Elle était tellement embarrassée pendant ma nuit de noces qu’elle avait failli s’en aller. Même mon père et mon beau-père avaient dû savoir que mon mari me touchait ! Quelle honte ! Quelle vulgarité ! Ce moment était secret. Comment allais-je désormais affronter le regard des autres ? Quel manque de courage, de munyal ! » [extrait des impatientes]

Crédit photo: Le journal du Cameroun

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L’écrivaine camerounaise Djaïli Amadou Amal a été récompensée par le Goncourt des Lycéens 2020, l’un des prestigieux prix littéraires français. Son roman “Les impatientes” (éditions Emmanuelle Collas) a conquis le jury. Elle aborde un sujet sensible, les mariages forcés et les violences faites aux femmes dans son pays, le Cameroun. Djaïli Amadou Amal en a elle-même été victime.

Le principal mot qui revient dans presque tout le livre c’est munyal c’est à dire PatienceTon mari te viole : patience. Ton mari te frappe : patience. Ton mari prend une nouvelle épouse et te délaisse : patience.

A travers les témoignages édifiants de Hindou, Safira et Ramla, c’est toute la condition des femmes camerounaises, particulièrement celle des peules et musulmanes qui est dénoncée : mariages forcés, polygamie, violences conjugales. Rien n’est épargné.

Soumises à leur famille, les jeunes filles passent de la tutelle d’un père à celle d’un mari. Sans un autre choix possible. Leur liberté n’existe pas. C’est une fiction malheureusement inspirée des faits réels.

Voici ce qui est par exemple dit sur les violences conjugales dont les femmes sont victimes:

La jeune Hindou violée par son mari, elle revient sur ce qui lui avait été donné comme réponse à ses plaintes « ce n’est pas un viol. C’est une preuve d’amour. On conseilla tout de même à Moubarak de refréner ses ardeurs vu les points de suture que ma blessure nécessita. On me consola. C’est ça le mariage. La prochaine fois, ça ira mieux. Et puis, c’est ça la patience, le munyal dont on parlait justement. Une femme passe plusieurs étapes douloureuses de sa vie. Ce qui s’était produit en faisait partie. Il ne me restait qu’à prendre des bains de bouillies agrémentées de natron afin d’accélérer mon rétablissement. (… )

Goggo Diya m’a avoué plus tard qu’elle avait eu honte de moi tant j’avais crié : tout le monde avait dû m’entendre. A l’hôpital, j’avais continué à hurler. J’avais été impudique. Elle était tellement embarrassée pendant ma nuit de noces qu’elle avait failli s’en aller. Même mon père et mon beau-père avaient dû savoir que mon mari me touchait ! Quelle honte ! Quelle vulgarité ! Ce moment était secret. Comment allais-je désormais affronter le regard des autres ? Quel manque de courage, de munyal ! » [extrait des impatientes]

Crédit photo: Le journal du Cameroun

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