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Destitution de Trump: Les républicains préparent déjà l’acquittement, au Sénat
19/12/2019 à 14h33 par La redaction

Forte de 53 voix, dont aucune ne semble faire défaut, la majorité républicaine elle dispose des cartes nécessaires pour exonérer Donald Trump le président américain.

Après le vote positif de la Chambre des représentants, mercredi 18 décembre, la procédure d’impeachment va aborder une période plus confortable pour le président des Etats-Unis, celle du Sénat. Ce dernier sera chargé de juger Donald Trump sous l’autorité du président de la Cour suprême, John Roberts, dont le rôle effectif reste à définir. Sans attendre, la direction républicaine du Sénat a affiché sa détermination à l’exonérer. Forte de 53 voix, dont aucune ne semble faire défaut, alors qu’il en faudrait 67 pour destituer le président (les démocrates n’en ont que 45), elle dispose des cartes nécessaires pour y parvenir.

Partenaire régulier de golf du milliardaire, Lindsey Graham, sénateur de Caroline du Sud, qui préside la commission des affaires judiciaires, a fait savoir qu’il serait « partisan ». Le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell (Kentucky), maître de la procédure, a promis pour sa part de se coordonner « en tout point avec l’avocat de la Maison Blanche ». « Il n’y aura aucune différence entre la position du président et la nôtre dans la manière de gérer ça », a-t-il ajouté.

Elu sans interruption depuis 1984, candidat à sa réélection en 2020, Mitch McConnell a œuvré à une plus grande polarisation du Sénat. Il est ainsi à l’origine d’une tactique d’obstruction dans le processus de confirmation des juges choisis par le président démocrate Barack Obama, qui avait poussé en 2013 le chef de la majorité démocrate, Harry Reid, à supprimer la majorité qualifiée pour les valider.

« J’espère que ce sera juste »
Une fois devenu maître de l’ordre du jour, en 2014, Mitch McConnell avait définitivement bloqué les nominations, y compris celle d’un candidat à la Cour suprême, Merrick Garland, après la mort brutale d’un juge conservateur. Cette tactique a permis, une fois Donald Trump élu, de nommer plus de 170 juges à des postes restés vacants, en bénéficiant de l’abaissement du seuil obligatoire étendu ensuite par l’élu du Kentucky aux nominations à la Cour suprême.

Ce bilan empêche la perspective de compromis comme ceux obtenus lors du dernier procès d’un président, le démocrate Bill Clinton, qui avait été finalement acquitté, alors qu’une majorité écrasante de l’opinion publique s’opposait à une destitution. A l’époque, le chef de la minorité démocrate, Tom Daschle (Dakota du Sud), s’était réjoui d’un accord sur une « procédure juste et rapide » avec son homologue républicain Trent Lott (Mississippi), alors que le républicain John McCain (Arizona) avait salué un « moment extraordinaire » d’unanimité.

Nul espoir d’un climat comparable désormais. Mitch McConnell envisage ainsi d’expédier au plus vite le procès. Et en dépit de pouvoirs accrus par rapport à la Chambre basse, il a déjà refusé les demandes du chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer (Etat de New York), d’entendre les témoins auxquels la Maison Blanche a intimé l’ordre de ne pas répondre aux assignations à comparaître émises par les commissions de la Chambre des représentants.

Cette perspective a poussé la speaker (présidente) de la Chambre, Nancy Pelosi (Californie), à rester évasive quant à une transmission rapide des actes d’accusation. « Jusqu’à présent, nous n’avons rien vu qui nous semble juste [au Sénat]. J’espère donc que ce sera juste. Et quand nous verrons que cela l’est », nous les transmettrons, a-t-elle indiqué mercredi soir. « La question est maintenant de savoir si le sénateur McConnell permettra un procès équitable au Sénat, pour le président, mais également pour le peuple américain », a renchéri le démocrate Adam Schiff (Californie), artisan de l’enquête de la Chambre.

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Forte de 53 voix, dont aucune ne semble faire défaut, la majorité républicaine elle dispose des cartes nécessaires pour exonérer Donald Trump le président américain.

Après le vote positif de la Chambre des représentants, mercredi 18 décembre, la procédure d’impeachment va aborder une période plus confortable pour le président des Etats-Unis, celle du Sénat. Ce dernier sera chargé de juger Donald Trump sous l’autorité du président de la Cour suprême, John Roberts, dont le rôle effectif reste à définir. Sans attendre, la direction républicaine du Sénat a affiché sa détermination à l’exonérer. Forte de 53 voix, dont aucune ne semble faire défaut, alors qu’il en faudrait 67 pour destituer le président (les démocrates n’en ont que 45), elle dispose des cartes nécessaires pour y parvenir.

Partenaire régulier de golf du milliardaire, Lindsey Graham, sénateur de Caroline du Sud, qui préside la commission des affaires judiciaires, a fait savoir qu’il serait « partisan ». Le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell (Kentucky), maître de la procédure, a promis pour sa part de se coordonner « en tout point avec l’avocat de la Maison Blanche ». « Il n’y aura aucune différence entre la position du président et la nôtre dans la manière de gérer ça », a-t-il ajouté.

Elu sans interruption depuis 1984, candidat à sa réélection en 2020, Mitch McConnell a œuvré à une plus grande polarisation du Sénat. Il est ainsi à l’origine d’une tactique d’obstruction dans le processus de confirmation des juges choisis par le président démocrate Barack Obama, qui avait poussé en 2013 le chef de la majorité démocrate, Harry Reid, à supprimer la majorité qualifiée pour les valider.

« J’espère que ce sera juste »
Une fois devenu maître de l’ordre du jour, en 2014, Mitch McConnell avait définitivement bloqué les nominations, y compris celle d’un candidat à la Cour suprême, Merrick Garland, après la mort brutale d’un juge conservateur. Cette tactique a permis, une fois Donald Trump élu, de nommer plus de 170 juges à des postes restés vacants, en bénéficiant de l’abaissement du seuil obligatoire étendu ensuite par l’élu du Kentucky aux nominations à la Cour suprême.

Ce bilan empêche la perspective de compromis comme ceux obtenus lors du dernier procès d’un président, le démocrate Bill Clinton, qui avait été finalement acquitté, alors qu’une majorité écrasante de l’opinion publique s’opposait à une destitution. A l’époque, le chef de la minorité démocrate, Tom Daschle (Dakota du Sud), s’était réjoui d’un accord sur une « procédure juste et rapide » avec son homologue républicain Trent Lott (Mississippi), alors que le républicain John McCain (Arizona) avait salué un « moment extraordinaire » d’unanimité.

Nul espoir d’un climat comparable désormais. Mitch McConnell envisage ainsi d’expédier au plus vite le procès. Et en dépit de pouvoirs accrus par rapport à la Chambre basse, il a déjà refusé les demandes du chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer (Etat de New York), d’entendre les témoins auxquels la Maison Blanche a intimé l’ordre de ne pas répondre aux assignations à comparaître émises par les commissions de la Chambre des représentants.

Cette perspective a poussé la speaker (présidente) de la Chambre, Nancy Pelosi (Californie), à rester évasive quant à une transmission rapide des actes d’accusation. « Jusqu’à présent, nous n’avons rien vu qui nous semble juste [au Sénat]. J’espère donc que ce sera juste. Et quand nous verrons que cela l’est », nous les transmettrons, a-t-elle indiqué mercredi soir. « La question est maintenant de savoir si le sénateur McConnell permettra un procès équitable au Sénat, pour le président, mais également pour le peuple américain », a renchéri le démocrate Adam Schiff (Californie), artisan de l’enquête de la Chambre.

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