Covid-19 au Burkina Faso: Les riches s’aperçoivent que leurs vies ne valent pas plus que celles des pauvres


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Devant, l’épidémie à coronavirus, tout le monde semble être égal. C’est ce que dit l’ingénieur Géotechnique burkinabé, Kiswend-sida Lucien Tondé dans un entretien avec le site d’information Afrik.com.

Dans cet entretien, Lucien a eu l’occasion d’ouvrir un grand angle sur situation de l’épidémie dans son pays. Passant au peigne fin aux actualités liées à la pandémie, il a affirmé avoir en tiré une leçon.

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« D’abord, elle nous enseigne l’humilité car il aurait fallu une telle situation pour que les riches s’aperçoivent que leurs vies ne valent pas plus que celles des pauvres (riche et pauvre se soignent dans le même hôpital par exemple). Ensuite, elle soulève le caractère vital de la recherche scientifique dans les universités et centres de santé. Enfin, cette pandémie rappelle à nos dirigeants la nécessité d’opérer des changements structurants dans leur politique sanitaire », a déclaré Lucien.

« Depuis l’apparition du premier cas au Burkina, la situation est de plus en plus alarmante à tel point que si on ne prend garde elle pourrait échapper à tout contrôle », a-t-il ajouté.

Malgré l’allure que prenne l’épidémie, l’ingénieur reste toujours serein et confiant. Et se plient beaucoup pour son pays et l’Afrique en générale en ce qui concerne les moyens mais également la manière dont le gouvernement de son pays est frappé.

« Pour ma part c’est avec consternation que j’ai appris que le gouvernement a été frappé par ce virus. Je souhaite qu’ils nous reviennent rapidement car la destinée du pays en dépend. Mais, au-delà de tout, on ne peut que prier Dieu, pour que cette pandémie soit derrière nous rapidement car l’Afrique et le Burkina en particulier n’a pas les moyens pour y faire face à moyen et long terme », a-t-il indiqué.

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A la question de savoir quel est le mental des Burkinabés face à la propagation du Coronavirus dans le pays, il réponde que les burkinabés ont un moral de fer tout en indiquant les mesure mettre en place localement pour couper le lien de propagation.

« Je dirai que le moral est très haut. Et on essaie tant bien que mal à s’organiser comme on le peut tant par la confection de lave-mains  » de fortune  » avec des bidons d’huile de 20 L et du savon liquide (localement fabriqué) pour les couches les plus défavorisées de la population ; tant par la sensibilisation », raconte-t-il.

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