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Couvre-feu au Togo : un journaliste gravement tabassé
16/04/2020 à 18h16 par Georges Traore

Couvre-feu au Togo : un journaliste gravement tabassé

Couvre-feu au Togo : un journaliste gravement tabassé

 

C'est un récit glaçant... le sang. Un journaliste togolais a été victime de la barbarie militaire qui ne dit pas son nom. Sortir prendre de l'air et non de promener, tout cela semble égal à la force anti-pandémique. Il est battu car étant dehors à l'heure du couvre-feu qui va de 20 h à 6 h du matin.

Lisez vous-même le récit pour vous rendre compte de la réalité.

« Le triceps et le quadriceps, ces deux (2) muscles de ma cuisse gauche n’ont jamais eu un tel volume sans oublier les autres traces sur les parties de mes membres inférieurs (fesses, cuisse droite...). Les plusieurs années d’exercices physiques, de musculature et même les coups reçus lors de mes plusieurs matches de football et de basketball ne m’ont jamais permis d’avoir un tel volume musculaire. Il a fallu que je passe moins d’une minute devant la patrouille de la force spéciale contre le Covid-19, force mise en place pour assurer le couvre-feu en vue de limiter la propagation du virus pour avoir un tel résultat. Ceci après les plus d’une dizaine de coups répétés de cordelette reçus de certains éléments mercredi 15 avril aux alentours de 21 heures devant la maison où j’habite actuellement. Qu’est ce qui s’est passé réellement ?
Il sonnait presque 21h quand je suis sorti pour uriner. J’ai vu que notre portail n’était pas encore fermé. Je voulais donc le faire avant d’aller dormir. Mais comme il faisait chaud, je suis sorti et resté collé au mur du portail histoire de prendre quelques minutes d’air.
Une jeune fille sortit de la maison d’en face pour uriner elle-aussi. Contrairement à moi, cette dernière était sortie pour le faire contre le mur de leur maison de location. A peine baisser pour se satisfaire que deux éléments de la patrouille de la force à bord d’une moto s’arrêta devant elle avec les cordelettes à la main pour la passer à tabac. La fille criait et leur expliqua qu’elle vient juste de sortir pour uriner.
Le temps pour moi de faire un pas en arrière pour rentrer chez moi, deux autres à bord d’une autre moto arrivèrent et m’interpelèrent. Ne voulant pas courir pour créer peut-être des problèmes à l’ensemble de mes colocataires, ils se sont approchés tous de moi. Et un parmi les 4 éléments me prit par la main et m’a déplacé de notre portail.
Ils m’ont ordonné de se coucher par terre. Je leur demandai ce que j’ai fait de mal. Pendant ce petit temps de discussion, je recevais déjà des coups par ci, par là.
Je me suis senti en danger. La seule option pour moi est de faire juste un pas pour rentrer et se sauver. Un parmi les 4 éléments, leur chef sûrement parce que n’ayant pas de cordelette à la main a bloqué notre portail et m’a poussé de force vers les 3 autres qui continuaient sans cesse de me donner les coups.
Ma chance est que tous les plus d’une dizaine de coups que j’ai reçus étaient au niveau de la jambe et du pied.
Ce qui m’a permis de se débarrasser finalement d’eux est qu’un gars était sorti de la maison d’en face, la même maison où était sortie la fille qui a failli se faire tabasser ; ce gars en question voulant voir ce qui se passait à la devanture.
L’agent qui m’a bloqué l’entrée a couru vers lui pour l’arrêter. C’était la seule occasion que j’avais pour se sauver. Ce que j’ai réussi d’un geste brusque et j’ai pu rentrer chez moi.
Je vous assure que tout le sale moment que j’ai passé avec ces 4 agents, je n’ai en aucun moment prononcé un mot grossier qui pouvait embêter qui que ce soit. Les seules phrases que je répétais étaient qu’est-ce que j’ai fait ? Je suis juste à la devanture pour prendre un peu d’air. Pourquoi vous me frapper ?
A l’heure où j’écrivais ces quelques lignes, j’avais de la peine à marcher correctement puisque la douleur est toujours persistante dans ma jambe gauche.
Voilà la mésaventure que j’ai eue avec la patrouille contre le Covid 19 le mercredi 15 avril.
Ce qui me chagrine en écrivant ces quelques lignes, est qu’est-ce que ces agents ont compris des gestes barrières en me tenant par la main comme un voleur. N’est-ce pas le moment de respecter scrupuleusement les gestes barrières pour éviter la propagation du virus comme le disait le Chef de l’Etat dans son adresse à la nation ?
A supposer que j’ai le Covid-19 ou que l’un des éléments l’a peut-être choppé dans ce sale besogne de tabasser les honnêtes citoyens, que faisons-nous alors au juste pour limiter la propagation de la maladie ?
Je ne serai pas en train de contaminer mes proches, surtout ma femme avec qui je partage le même lit ? Ces 4 éléments de la force contre le Covid 19 ne seront-ils pas en train de faire autant ?
Je faisais partie de ceux-là qui défendaient encore ces forces. Je soutenais qu’il était impossible qu’un des éléments de la force spéciale contre le Covid19 commence par tabasser les honnêtes citoyens sans rien leur demander à l’avance. Je viens d’avoir la réalité en face. Et je l’ai vécue de façon amère, très amère je vous dis ».

 

Lire aussi : Il viole le couvre-feu et gagne un gros contrat publicitaire

 

 

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« Le triceps et le quadriceps, ces deux (2) muscles de ma cuisse gauche n’ont jamais eu un tel volume sans oublier les autres traces sur les parties de mes membres inférieurs (fesses, cuisse droite...). Les plusieurs années d’exercices physiques, de musculature et même les coups reçus lors de mes plusieurs matches de football et de basketball ne m’ont jamais permis d’avoir un tel volume musculaire. Il a fallu que je passe moins d’une minute devant la patrouille de la force spéciale contre le Covid-19, force mise en place pour assurer le couvre-feu en vue de limiter la propagation du virus pour avoir un tel résultat. Ceci après les plus d’une dizaine de coups répétés de cordelette reçus de certains éléments mercredi 15 avril aux alentours de 21 heures devant la maison où j’habite actuellement. Qu’est ce qui s’est passé réellement ?
Il sonnait presque 21h quand je suis sorti pour uriner. J’ai vu que notre portail n’était pas encore fermé. Je voulais donc le faire avant d’aller dormir. Mais comme il faisait chaud, je suis sorti et resté collé au mur du portail histoire de prendre quelques minutes d’air.
Une jeune fille sortit de la maison d’en face pour uriner elle-aussi. Contrairement à moi, cette dernière était sortie pour le faire contre le mur de leur maison de location. A peine baisser pour se satisfaire que deux éléments de la patrouille de la force à bord d’une moto s’arrêta devant elle avec les cordelettes à la main pour la passer à tabac. La fille criait et leur expliqua qu’elle vient juste de sortir pour uriner.
Le temps pour moi de faire un pas en arrière pour rentrer chez moi, deux autres à bord d’une autre moto arrivèrent et m’interpelèrent. Ne voulant pas courir pour créer peut-être des problèmes à l’ensemble de mes colocataires, ils se sont approchés tous de moi. Et un parmi les 4 éléments me prit par la main et m’a déplacé de notre portail.
Ils m’ont ordonné de se coucher par terre. Je leur demandai ce que j’ai fait de mal. Pendant ce petit temps de discussion, je recevais déjà des coups par ci, par là.
Je me suis senti en danger. La seule option pour moi est de faire juste un pas pour rentrer et se sauver. Un parmi les 4 éléments, leur chef sûrement parce que n’ayant pas de cordelette à la main a bloqué notre portail et m’a poussé de force vers les 3 autres qui continuaient sans cesse de me donner les coups.
Ma chance est que tous les plus d’une dizaine de coups que j’ai reçus étaient au niveau de la jambe et du pied.
Ce qui m’a permis de se débarrasser finalement d’eux est qu’un gars était sorti de la maison d’en face, la même maison où était sortie la fille qui a failli se faire tabasser ; ce gars en question voulant voir ce qui se passait à la devanture.
L’agent qui m’a bloqué l’entrée a couru vers lui pour l’arrêter. C’était la seule occasion que j’avais pour se sauver. Ce que j’ai réussi d’un geste brusque et j’ai pu rentrer chez moi.
Je vous assure que tout le sale moment que j’ai passé avec ces 4 agents, je n’ai en aucun moment prononcé un mot grossier qui pouvait embêter qui que ce soit. Les seules phrases que je répétais étaient qu’est-ce que j’ai fait ? Je suis juste à la devanture pour prendre un peu d’air. Pourquoi vous me frapper ?
A l’heure où j’écrivais ces quelques lignes, j’avais de la peine à marcher correctement puisque la douleur est toujours persistante dans ma jambe gauche.
Voilà la mésaventure que j’ai eue avec la patrouille contre le Covid 19 le mercredi 15 avril.
Ce qui me chagrine en écrivant ces quelques lignes, est qu’est-ce que ces agents ont compris des gestes barrières en me tenant par la main comme un voleur. N’est-ce pas le moment de respecter scrupuleusement les gestes barrières pour éviter la propagation du virus comme le disait le Chef de l’Etat dans son adresse à la nation ?
A supposer que j’ai le Covid-19 ou que l’un des éléments l’a peut-être choppé dans ce sale besogne de tabasser les honnêtes citoyens, que faisons-nous alors au juste pour limiter la propagation de la maladie ?
Je ne serai pas en train de contaminer mes proches, surtout ma femme avec qui je partage le même lit ? Ces 4 éléments de la force contre le Covid 19 ne seront-ils pas en train de faire autant ?
Je faisais partie de ceux-là qui défendaient encore ces forces. Je soutenais qu’il était impossible qu’un des éléments de la force spéciale contre le Covid19 commence par tabasser les honnêtes citoyens sans rien leur demander à l’avance. Je viens d’avoir la réalité en face. Et je l’ai vécue de façon amère, très amère je vous dis ».

 

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