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Côte d’Ivoire/réforme constitutionnelle: les groupes parlementaires de l’opposition répondent à Ouattara
13/03/2020 à 09h59 par La redaction

Les groupes parlementaires de l’opposition ivoirienne s’opposent à la révision de la constitution. Ils l’ont fait savoir ce jour dans un communiqué.

” L’ensemble des modifications projetées touche le Cœur même de la Constitution, avec notamment, le statut du Vice-Président de la République et la continuité du mandat parlementaire. Si cette réforme est adoptée, le Vice-Président serait désormais nommé par le Président élu, avec l’accord du Parlement dont le mandat courrait au-delà du terme constitutionnel indiqué.
En réalité, il s’agit donc d’une nouvelle Constitution et non d’une révision Constitutionnelle. Toute chose qui appelle une consultation du peuple par Référendum”, dénonce les groupes parlementaires de l’opposition composés du PDCI, Rassemblement et Vox populi, de Yasmina Ouégnin. Pour ces derniers, l’ampleur du projet nécessite une consultation du peuple. Le président de la république ayant décidé d’explorer la voie parlementaire, “il ne pourrait en être question”, se défendent-ils, avant d’annoncer leur retrait des travaux parlementaires.

“Au nom du Peuple de Côte d’Ivoire, nous disons NON au projet de révision constitutionnelle
Par conséquent, les parlementaires de l’opposition se retirent, dès cet instant des travaux parlementaires, visant à modifier la Loi fondamentale de notre pays”.

Pour rappel, 20 articles de la constitution ivoirienne votée en 2016, sont visés par les réformes proposées par Alassane Ouattara.

Déclaration des Groupes parlementaires de l’opposition relative à la révision constitutionnelle.

Côte d'Ivoire/réforme constitutionnelle: les groupes parlementaires de l'opposition répondent à Ouattara

Les Parlementaires ivoiriens ont été invités le 5 mars 2020 à se réunir en Congrès sur convocation du Président de la République pour entendre son discours sur l’état de la Nation.
Au cours de cette allocution, le Chef de l’Etat, à travers le Congrès, a indiqué au Peuple de Côte d’Ivoire et à l’opinion internationale qu’un projet de révision constitutionnelle portant sur les articles : 55, 56, 57, 59, 62, 74, 79, 90, 94, 101, 102, 134, 143, 144, 146 à 151, 160, 177, 181 et 182 sera soumis au Parlement. Ces modifications s’articulent autour de trois grandes reformes touchant le Pouvoir exécutif, le Pouvoir législatif et le Pouvoir judiciaire.
L’ensemble des modifications projettées touche le Cœur même de la Constitution, avec notamment, le statut du Vice-Président de la République et la continuité du mandat parlementaire. Si cette réforme est adoptée, le Vice-Président serait désormais nommé par le Président élu, avec l’accord du Parlement dont le mandat courirait au-delà du terme constitutionnel indiqué.
En réalité, il s’agit donc d’une nouvelle Constitution et non d’une révision Constitutionnelle. Toute chose qui appelle une consultation du peuple par Référendum.
En revanche, en optant pour la voie parlementaire, le Président de la République a fait le choix d’un passage en force. Pour preuve, les grands principes fixés en matière de procédure, par la Constitution elle-même, n’ont pas été respectés.
Il s’agit entre autres :
– De la soumission préalable du Règlement du Congrès au Conseil Constitutionnel comme indiquée, par l’article 134 de notre Loi fondamentale
Article 134 : « les engagements internationaux visés à l’article 120 avant leur ratification, les lois constitutionnelles adoptées par voie parlementaire, les lois organiques avant leur promulgation, les règlements des assemblées parlementaires avant leur mise en application doivent être déférés au conseil Constitutionnel qui se prononce sur leur conformité à la Constitution.
La saisine du Conseil Constitutionnel suspend le délai de promulgation ou la mise en application. »

– Des délais d’examen imposés dans la précipitation aux parlementaires, c’est-à-dire moins d’une semaine seulement pour un projet d’une si grande importance qui engage la Nation toute entière !
De plus, 5 collègues Députés, détenus, en attente de jugement, se trouvent dans l’impossibilité de déléguer leurs votes par procuration alors que selon l’article 7 de la Constitution du 8 novembre 2016 consacrant la présomption d’innocence, ils jouissent encore de leurs droits politiques.
Par ailleurs, 5 autres parlementaires sont en exil forcé du fait de pressions et ne peuvent donc prendre part aux travaux.
Cela exclut de fait l’expression d’une dizaine de volontés de représentants de la Nation et donc des populations dont ils sont les mandataires.
Au regard de tout ce qui précède, une opposition parlementaire qui se veut responsable et sérieuse, garante du respect de la volonté populaire, doit-elle se rendre complice de cette mascarade ? Peut-elle cautionner ces trop nombreuses dérives, qui entachent la crédibilité de l’Institution parlementaire et fragilise l’équilibre social ?
Pour les Groupes Parlementaires PDCI-RDA, Rassemblement et Vox Populi, il ne pourrait en être question. Au nom du Peuple de Côte d’Ivoire, nous disons NON au projet de révision constitutionnelle
Par conséquent, les parlementaires de l’opposition se retirent, dès cet instant des travaux parlementaires, visant à modifier la Loi fondamentale de notre pays.

Fait à Abidjan le 12 mars 2020
Pour les groupes parlementaires d’opposition
PDCI-RDA, Rassemblement et Vox Populi

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Les groupes parlementaires de l’opposition ivoirienne s’opposent à la révision de la constitution. Ils l’ont fait savoir ce jour dans un communiqué.

” L’ensemble des modifications projetées touche le Cœur même de la Constitution, avec notamment, le statut du Vice-Président de la République et la continuité du mandat parlementaire. Si cette réforme est adoptée, le Vice-Président serait désormais nommé par le Président élu, avec l’accord du Parlement dont le mandat courrait au-delà du terme constitutionnel indiqué.
En réalité, il s’agit donc d’une nouvelle Constitution et non d’une révision Constitutionnelle. Toute chose qui appelle une consultation du peuple par Référendum”, dénonce les groupes parlementaires de l’opposition composés du PDCI, Rassemblement et Vox populi, de Yasmina Ouégnin. Pour ces derniers, l’ampleur du projet nécessite une consultation du peuple. Le président de la république ayant décidé d’explorer la voie parlementaire, “il ne pourrait en être question”, se défendent-ils, avant d’annoncer leur retrait des travaux parlementaires.

“Au nom du Peuple de Côte d’Ivoire, nous disons NON au projet de révision constitutionnelle
Par conséquent, les parlementaires de l’opposition se retirent, dès cet instant des travaux parlementaires, visant à modifier la Loi fondamentale de notre pays”.

Pour rappel, 20 articles de la constitution ivoirienne votée en 2016, sont visés par les réformes proposées par Alassane Ouattara.

Déclaration des Groupes parlementaires de l’opposition relative à la révision constitutionnelle.

Côte d'Ivoire/réforme constitutionnelle: les groupes parlementaires de l'opposition répondent à Ouattara

Les Parlementaires ivoiriens ont été invités le 5 mars 2020 à se réunir en Congrès sur convocation du Président de la République pour entendre son discours sur l’état de la Nation.
Au cours de cette allocution, le Chef de l’Etat, à travers le Congrès, a indiqué au Peuple de Côte d’Ivoire et à l’opinion internationale qu’un projet de révision constitutionnelle portant sur les articles : 55, 56, 57, 59, 62, 74, 79, 90, 94, 101, 102, 134, 143, 144, 146 à 151, 160, 177, 181 et 182 sera soumis au Parlement. Ces modifications s’articulent autour de trois grandes reformes touchant le Pouvoir exécutif, le Pouvoir législatif et le Pouvoir judiciaire.
L’ensemble des modifications projettées touche le Cœur même de la Constitution, avec notamment, le statut du Vice-Président de la République et la continuité du mandat parlementaire. Si cette réforme est adoptée, le Vice-Président serait désormais nommé par le Président élu, avec l’accord du Parlement dont le mandat courirait au-delà du terme constitutionnel indiqué.
En réalité, il s’agit donc d’une nouvelle Constitution et non d’une révision Constitutionnelle. Toute chose qui appelle une consultation du peuple par Référendum.
En revanche, en optant pour la voie parlementaire, le Président de la République a fait le choix d’un passage en force. Pour preuve, les grands principes fixés en matière de procédure, par la Constitution elle-même, n’ont pas été respectés.
Il s’agit entre autres :
– De la soumission préalable du Règlement du Congrès au Conseil Constitutionnel comme indiquée, par l’article 134 de notre Loi fondamentale
Article 134 : « les engagements internationaux visés à l’article 120 avant leur ratification, les lois constitutionnelles adoptées par voie parlementaire, les lois organiques avant leur promulgation, les règlements des assemblées parlementaires avant leur mise en application doivent être déférés au conseil Constitutionnel qui se prononce sur leur conformité à la Constitution.
La saisine du Conseil Constitutionnel suspend le délai de promulgation ou la mise en application. »

– Des délais d’examen imposés dans la précipitation aux parlementaires, c’est-à-dire moins d’une semaine seulement pour un projet d’une si grande importance qui engage la Nation toute entière !
De plus, 5 collègues Députés, détenus, en attente de jugement, se trouvent dans l’impossibilité de déléguer leurs votes par procuration alors que selon l’article 7 de la Constitution du 8 novembre 2016 consacrant la présomption d’innocence, ils jouissent encore de leurs droits politiques.
Par ailleurs, 5 autres parlementaires sont en exil forcé du fait de pressions et ne peuvent donc prendre part aux travaux.
Cela exclut de fait l’expression d’une dizaine de volontés de représentants de la Nation et donc des populations dont ils sont les mandataires.
Au regard de tout ce qui précède, une opposition parlementaire qui se veut responsable et sérieuse, garante du respect de la volonté populaire, doit-elle se rendre complice de cette mascarade ? Peut-elle cautionner ces trop nombreuses dérives, qui entachent la crédibilité de l’Institution parlementaire et fragilise l’équilibre social ?
Pour les Groupes Parlementaires PDCI-RDA, Rassemblement et Vox Populi, il ne pourrait en être question. Au nom du Peuple de Côte d’Ivoire, nous disons NON au projet de révision constitutionnelle
Par conséquent, les parlementaires de l’opposition se retirent, dès cet instant des travaux parlementaires, visant à modifier la Loi fondamentale de notre pays.

Fait à Abidjan le 12 mars 2020
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