Côte d’Ivoire/ Musique: Que sait-on de l’origine du Zouglou ?


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Depuis plus de deux décennies, une musique a vu le jour sur la terre ivoirienne. Tirant ses sources de la bande-son d’Abidjan, « le Zouglou »  à été initié par de jeunes étudiants faisant partie de la Fédération estudiantine de Côte d’Ivoire (Fesci).
La Fesci, est un syndicat qui est appelé à devenir aussi puissant que infernal afin de défendre les pratiques autrefois violentes et insupportables à l’endroit des étudiants.
Le zouglou de part son ampleur est parvenue à captiver toutes les âmes de la jeunesse de la Côte d’Ivoire qui autrefois était divisées. Il faut dire que cette musique par dessus tout est venue réunifier tout le pays.
Sortie des cités universitaires d’Abidjan dans le fracas des combats démocratiques, la musique « zouglou » non seulement vient faire danser à travers l’Afrique et au-delà mais constitue en elle même un moyen pour ces étudiants de se « révolter » puisqu’ils étaient encore sous régime du père de la nation Houphouët-Boigny (1960-1993).
Chaque fin de soirée après les cours, des étudiants de la Fesci se retrouvaient sur des sols verts des Universités de la métropole et au son des tambours chantant dans le but de dénoncer leurs conditions de vie. Ainsi est né le zouglou est en 1990.
Le tout premier groupe à sortir un disque à base du Zougoulou était celui les « Parents du campus », titré « Gboklo Koffi » (surnom de la hyène dans les contes traditionnels ivoiriens, employé ici pour désigner Houphouët-Boigny). Ce fut un grand succès malgré que cette musique soit frondeuse et ancrée dans le folklore national.
Sur les mêmes longueur d’onde le groupe Magic System, leur emboîte les pas en donnant une notoriété internationale à ce rythme en début des années 2000 et grâce à qui ils ont pu sortir leur single « Premier Gaou », fable sur les déboires sentimentaux d’un jeune homme naïf.
Elle a constitué l’une des plus belles productions en ce moment précis. Tout prend de l’ampleur faisant graviter le Zouglou d’un niveau à un autre.
Le promoteur Angelo Kabila tout comblé par le succès de zouglou se réjouit en disant que, alors que le pays est coupé en deux depuis le putsch raté de 2002, « nous avons la chance de disposer d’un rythme fédérateur dans lequel tous les Ivoiriens se retrouvent ». C’est un défi que l’on s’est lancé et on ne s’arrêtera pas du jour au lendemain.
« Le zouglou est ainsi devenu le porte-étendard de la musique ivoirienne », M. Kabila, en mai dernier a dédié à ce 20e anniversaire son Festival international du zouglou (FIZ) d’Abidjan, en présence d’une cinquantaine d’artistes.
Il faut rappeler que Charles Blé Goudé est l’un des entrepreneurs de l’industrie zouglou et ainsi le zouglou a été depuis un moment associé aux « Jeunes patriotes », des partisans radicaux du gouvernement.
Les prestations des « zougloumen » sont toujours présentes aux meetings de l’opposition comme des tenants du régime, où l’on danse avec d’amples mouvements des bras.
Ceci pour le fait que cette musique loin de procurer que de l’ambiance, la joie et le plaisir du peuple, dénonce les bas du partis au pouvoir.
A cet effet, George Aboké, l’ex-animateur vedette de la télévision ivoirienne expose que « La force du zouglou réside dans la portée des messages qui expriment tout haut ce que le peuple pense tout bas ».
Cette musique est un rythme acide et proclame aussi haut qu’il le peut les mésaventures que traverse la population quelque soit l’aspect sous lequel ils se présentent.
Très angoissant aux débuts, certains chanteurs se sont montrés très critiques sur les sujets de corruption au centre des cibles. Pour l’accès aux emplois publics par exemple: « on passe les concours, on attend les résultats, c’est le résultat qui attend notre argent », chante le duo Yodé et Siro, tout en gardant un brin de nonchalance dans le réquisitoire.
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