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Côte d’Ivoire : les manifestations sur la voie publique suspendues
21/08/2020 à 09h46 par La redaction

En Côte d’Ivoire, les manifestations sur la voie publique sont suspendues jusqu’au 15 septembre. La décision a été prise lors du Conseil des ministres du mercredi 19 août, après les violences meurtrières enregistrées dans plusieurs villes ivoiriennes la semaine dernière.

C’est une « disposition prise en vertu de l’état d’urgence » en vigueur en Côte d’Ivoire depuis le début de la pandémie du coronavirus. Les manifestations sur la voie publique sont suspendues jusqu’à la mi-septembre et ne seront autorisées que dans les enceintes closes ou les espaces dédiés sécurisés.

La nouvelle mesure intervient après les récentes manifestations de l’opposition. Organisées par l’opposition et certaines organisations de la société civile ivoirienne, elles avaient fait un bilan de 6 (six) morts avec 173 blessés, 69 arrestations et de notables pertes matérielles.

Les manifestations découlent de la décision du Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara au pouvoir depuis 2011, de rempiler pour un troisième mandat. L’opposition l’accuse en effet de violer la constitution du pays qu’il a fait amender en mars 2020 pour « légitimer » un troisième mandat.

 

Lire aussi: 3e mandat d’Alassane Ouattara, des jours sombres s’annoncent pour la côte d'ivoire

Autre raison : les mouvements de femmes des partis d’opposition appelaient à manifester ce vendredi 21 août à Cocody. Or, Alassane Ouattara doit recevoir samedi l’investiture du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix » au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

« L’exercice de la démocratie, oui, puisque nous sommes un État de droit, chacun doit exprimer son point de vue. Mais il faut aussi intégrer le principe que nous sommes sous état d’urgence, a avancé Sidi Touré, porte-parole du gouvernement. Donc, pour ce qui est des manifestations annoncées, elles devront rentrer dans le cadre de ces nouvelles dispositions, qui ont été stabilisées par le Conseil des ministres. »

Mardi, Amnesty International demandait la libération des personnes arrêtées pour avoir exprimé leurs opinions politiques, accusant la police ivoirienne d’avoir collaboré avec des groupes d’hommes armés déployés pour disperser violemment les manifestations. « Nous attendons les preuves ! », a rétorqué le porte-parole ce mercredi en Conseil.

Au nombre des personnes arrêtées, certaines figures de la politique, comme la présidente déléguée du GPS (le parti de Guillaume Soro), Anne-Marie Bonifon, ou l’activiste Pulcherie Gbalet.

 

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En Côte d’Ivoire, les manifestations sur la voie publique sont suspendues jusqu’au 15 septembre. La décision a été prise lors du Conseil des ministres du mercredi 19 août, après les violences meurtrières enregistrées dans plusieurs villes ivoiriennes la semaine dernière.

C’est une « disposition prise en vertu de l’état d’urgence » en vigueur en Côte d’Ivoire depuis le début de la pandémie du coronavirus. Les manifestations sur la voie publique sont suspendues jusqu’à la mi-septembre et ne seront autorisées que dans les enceintes closes ou les espaces dédiés sécurisés.

La nouvelle mesure intervient après les récentes manifestations de l’opposition. Organisées par l’opposition et certaines organisations de la société civile ivoirienne, elles avaient fait un bilan de 6 (six) morts avec 173 blessés, 69 arrestations et de notables pertes matérielles.

Les manifestations découlent de la décision du Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara au pouvoir depuis 2011, de rempiler pour un troisième mandat. L’opposition l’accuse en effet de violer la constitution du pays qu’il a fait amender en mars 2020 pour « légitimer » un troisième mandat.

 

Lire aussi: 3e mandat d’Alassane Ouattara, des jours sombres s’annoncent pour la côte d'ivoire

Autre raison : les mouvements de femmes des partis d’opposition appelaient à manifester ce vendredi 21 août à Cocody. Or, Alassane Ouattara doit recevoir samedi l’investiture du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix » au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

« L’exercice de la démocratie, oui, puisque nous sommes un État de droit, chacun doit exprimer son point de vue. Mais il faut aussi intégrer le principe que nous sommes sous état d’urgence, a avancé Sidi Touré, porte-parole du gouvernement. Donc, pour ce qui est des manifestations annoncées, elles devront rentrer dans le cadre de ces nouvelles dispositions, qui ont été stabilisées par le Conseil des ministres. »

Mardi, Amnesty International demandait la libération des personnes arrêtées pour avoir exprimé leurs opinions politiques, accusant la police ivoirienne d’avoir collaboré avec des groupes d’hommes armés déployés pour disperser violemment les manifestations. « Nous attendons les preuves ! », a rétorqué le porte-parole ce mercredi en Conseil.

Au nombre des personnes arrêtées, certaines figures de la politique, comme la présidente déléguée du GPS (le parti de Guillaume Soro), Anne-Marie Bonifon, ou l’activiste Pulcherie Gbalet.

 

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