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Confusion au Mali après des coups de feu dans un camp militaire, début de rassemblement à Bamako
18/08/2020 à 15h55 par La redaction

Alors qu’on ignore encore les raisons de ces tirs, le ministère de la défense malien se refuse à parler de « mutinerie ». L’ambassade de France à Bamako « recommande instamment » à ses ressortissants de rester chez eux.

Des coups de feu ont retenti mardi 18 août au matin dans le grand camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de la capitale malienne, Bamako. D’après des témoins interrogés par l’Agence France-Presse (AFP), des soldats maliens ont tiré en l’air à plusieurs reprises. « Ils étaient nombreux et très nerveux », selon un médecin de l’hôpital de Kati.

L’ambassade de France à Bamako « recommande instamment » à ses ressortissants de rester chez eux. Un conseil également dispensé par l’ambassade de Norvège, qui évoque dans un message rapporté par Reuters une « mutinerie au sein des forces armées ».

Les raisons de ce coup de colère des militaires ne sont pas encore claires. « Nous suivons attentivement la situation. La hiérarchie militaire est entrée en contact avec les troupes, on fera une déclaration officielle dans la journée », a déclaré une source au ministère de la défense, qui s’est refusée à parler de « mutinerie ».

Rassemblement sur la place de l’Indépendance

D’après le correspondant du Monde Afrique à Bamako, les locaux de l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM), organe officiel de presse, ont été évacués ce matin pour sécuriser le personnel. Des personnes ont également commencé à se rassembler sur la place de l’Indépendance, cœur symbolique des manifestations contre le pouvoir depuis le 5 juin.

Une quinzaine de kilomètres séparent la ville garnison de Kati et la capitale malienne, Bamako.

Dans l’après-midi, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a rappelé dans un communiqué « sa ferme opposition à tout changement politique anticonstitutionnel » et invité « les militaires à demeurer dans une posture républicaine ». L’organisation « condamne vigoureusement la tentative en cours et prendra toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l’ordre constitutionnel, par le rétablissement des institutions démocratiquement élues ».

Peter Pham, l’émissaire américain pour le Sahel, a également fait savoir dans un tweet que « les Etats-Unis s’opposent à tout changement extra-constitutionnel de gouvernement, que ce soit par ceux qui sont dans la rue ou par les forces de défense et de sécurité. »

Nouveaux appels à manifester contre le pouvoir

Le Mali, épicentre de la menace djihadiste au Sahel depuis 2012, est confronté depuis juin à une grave crise sociopolitique. Lundi, l’opposition a annoncé de nouvelles manifestations cette semaine pour réclamer le départ du président, Ibrahim Boubacar Keïta, avec en point d’orgue l’occupation d’une place symbolique au cœur de Bamako vendredi et samedi.

Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques du Mali (M5-RFP), qui mène depuis juin la plus importante contestation du pouvoir depuis le coup d’Etat de 2012, est une coalition hétéroclite de guides religieux, d’opposants politiques, de membres de la société civile et de syndicalistes.

Il a refusé jeudi dernier une rencontre avec le président, Keïta, proposée par le médiateur des Etats ouest-africains, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, fixant notamment comme préalable la fin de la « répression » contre ses militants.

Le week-end du 10 juillet, une manifestation à l’appel du Mouvement du 5 juin a dégénéré en trois jours de troubles meurtriers. L’opposition évoque un bilan de 23 morts et plus de 150 blessés. Le premier ministre, Boubou Cissé, a parlé de 11 morts, et l’ONU de 14 manifestants tués.

La crise actuelle est partie de l’invalidation d’une trentaine de résultats des législatives de mars-avril par la Cour constitutionnelle, dont une dizaine en faveur de la majorité du président Keïta.

credit: Lemonde

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Alors qu’on ignore encore les raisons de ces tirs, le ministère de la défense malien se refuse à parler de « mutinerie ». L’ambassade de France à Bamako « recommande instamment » à ses ressortissants de rester chez eux.

Des coups de feu ont retenti mardi 18 août au matin dans le grand camp militaire de Kati, à une quinzaine de kilomètres de la capitale malienne, Bamako. D’après des témoins interrogés par l’Agence France-Presse (AFP), des soldats maliens ont tiré en l’air à plusieurs reprises. « Ils étaient nombreux et très nerveux », selon un médecin de l’hôpital de Kati.

L’ambassade de France à Bamako « recommande instamment » à ses ressortissants de rester chez eux. Un conseil également dispensé par l’ambassade de Norvège, qui évoque dans un message rapporté par Reuters une « mutinerie au sein des forces armées ».

Les raisons de ce coup de colère des militaires ne sont pas encore claires. « Nous suivons attentivement la situation. La hiérarchie militaire est entrée en contact avec les troupes, on fera une déclaration officielle dans la journée », a déclaré une source au ministère de la défense, qui s’est refusée à parler de « mutinerie ».

Rassemblement sur la place de l’Indépendance

D’après le correspondant du Monde Afrique à Bamako, les locaux de l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM), organe officiel de presse, ont été évacués ce matin pour sécuriser le personnel. Des personnes ont également commencé à se rassembler sur la place de l’Indépendance, cœur symbolique des manifestations contre le pouvoir depuis le 5 juin.

Une quinzaine de kilomètres séparent la ville garnison de Kati et la capitale malienne, Bamako.

Dans l’après-midi, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a rappelé dans un communiqué « sa ferme opposition à tout changement politique anticonstitutionnel » et invité « les militaires à demeurer dans une posture républicaine ». L’organisation « condamne vigoureusement la tentative en cours et prendra toutes les mesures et actions nécessaires à la restauration de l’ordre constitutionnel, par le rétablissement des institutions démocratiquement élues ».

Peter Pham, l’émissaire américain pour le Sahel, a également fait savoir dans un tweet que « les Etats-Unis s’opposent à tout changement extra-constitutionnel de gouvernement, que ce soit par ceux qui sont dans la rue ou par les forces de défense et de sécurité. »

Nouveaux appels à manifester contre le pouvoir

Le Mali, épicentre de la menace djihadiste au Sahel depuis 2012, est confronté depuis juin à une grave crise sociopolitique. Lundi, l’opposition a annoncé de nouvelles manifestations cette semaine pour réclamer le départ du président, Ibrahim Boubacar Keïta, avec en point d’orgue l’occupation d’une place symbolique au cœur de Bamako vendredi et samedi.

Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques du Mali (M5-RFP), qui mène depuis juin la plus importante contestation du pouvoir depuis le coup d’Etat de 2012, est une coalition hétéroclite de guides religieux, d’opposants politiques, de membres de la société civile et de syndicalistes.

Il a refusé jeudi dernier une rencontre avec le président, Keïta, proposée par le médiateur des Etats ouest-africains, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, fixant notamment comme préalable la fin de la « répression » contre ses militants.

Le week-end du 10 juillet, une manifestation à l’appel du Mouvement du 5 juin a dégénéré en trois jours de troubles meurtriers. L’opposition évoque un bilan de 23 morts et plus de 150 blessés. Le premier ministre, Boubou Cissé, a parlé de 11 morts, et l’ONU de 14 manifestants tués.

La crise actuelle est partie de l’invalidation d’une trentaine de résultats des législatives de mars-avril par la Cour constitutionnelle, dont une dizaine en faveur de la majorité du président Keïta.

credit: Lemonde

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