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COMMENT TIKTOK EST DEVENUE UNE PLATEFORME D’ENGAGEMENT POLITIQUE
23/06/2020 à 10h27 par La redaction

Le 20 juin dernier devait être un très grand jour pour la campagne de Donald Trump. Le président américain pensait faire salle comble pour son meeting à Tulsa et l’on annonçait même qu’un million de fans avaient réservé leurs places en ligne. Sauf que rien ne s’est passé comme prévu. Les événements extérieurs ont tout simplement été annulés, faute de monde, quant au meeting en lui même, il n’a rameuté que 6200 personnes sur les 19 000 places disponibles.

Les responsables de ce fiasco n’ont pas été bien difficiles à retrouver tant ils étaient fiers de leur action. Des milliers de fans de K-pop et d’utilisateurs de TikTok ont avoué avoir réservé des centaines de places, sans avoir eu l’intention de s’y rendre. Cette action parfaitement exécutée a fait beaucoup sourire, tant les organisateurs n’y ont vu que du feu.

Elle a aussi le mérite de mettre l’accent sur une plateforme devenue au fil du temps, un haut de lieu de l’activisme politique sur Internet. Au delà du cliché de l’application des memes et des lolcats, TikTok, qui compterait 800 millions d’utilisateurs actifs mensuels, est en effet utilisée depuis un moment déjà par des activistes venus de divers horizons.

Des accusations de censure de la part de militants hongkongais

Les révélations sont accablantes et n’ont pas été du goût de ByteDance, la maison mère de TikTok. En septembre dernier, le quotidien britannique The Guardian a révélé que le réseau social chinois demande à ses modérateurs de censurer les vidéos qui mentionnent le massacre de la place Tinaanmen ou encore l’indépendance du Tibet. En clair, l’application agirait pour servir les intérêts et défendre le point de vue du gouvernement chinoisDes accusations niées en bloc par l’entreprise mais qui font tâche. D’autant qu’un mois plus tôt, le Washington Post avait lui même relayé de sérieux soupçons quant à une possible censure des manifestations pro-démocratie à Hong Kong. Le hashtags et les vidéos consacrées au mouvement auraient alors été systématiquement supprimés par les modérateurs.

Confrontés à ces diverses polémiques et aux révélations de grands médias internationaux, l’entreprise a finalement décidé de revoir de fond en comble sa politique de modération. Elle déclare au journal britannique s’adapter aux spécificités de chaque région du monde où elle est présente :

Au début de TikTok, nous avons adopté une approche brutale pour minimiser les conflits sur la plateforme, et nos directives de modération autorisaient des sanctions pour des publications telles que le contenu qui encourageait les conflits (…). Alors que TikTok a commencé à décoller à l’échelle mondiale l’an dernier, nous avons reconnu que ce n’était pas la bonne approche et nous avons commencé à renforcer les équipes locales qui ont une compréhension nuancée de chaque marché. Au fur et à mesure que nous avons grandi, nous avons mis en œuvre cette approche localisée dans tout, du produit à l’équipe, en passant par l’élaboration de politiques.

Cette démarche ne veut pas dire pour autant que les dirigeants souhaitent encourager les utilisateurs à faire de la politique sur l’application. Au contraire, dans une interview accordée au New York Times en novembre, Alex Zhu, le patron de TikTok, tenait à rappeler les fondamentaux. Il se disait ravi que le réseau social soit perçu comme « comme une plateforme pour des mèmes, du play-back, de la danse, de la mode, des animaux, mais pas vraiment pour de la discussion politique ».

« Mayo Pete » ou quand TikTok ruine l’image d’un candidat

Mais qu’il le veuille ou non, le mouvement est bel et bien lancé. Les jeunes militants ont parfaitement conscience de l’impact viral que peut avoir cet outil et vont continuer de l’utiliser. C’est notamment le cas de certains membres de l’aile gauche du parti démocrate qui ont pris en grippe le candidat centriste Pete Buttigieg.

Alors qu’il figurait en bonne position dans la course à la nomination présidentielle, ce dernier a dû faire face à une campagne de caricatures qui a durablement cassé son image auprès des jeunes. Il est dépeint comme « Mayo Pete », un surnom qui vise à souligner l’idée qu’il serait le candidat des élites blanches et qu’il n’aurait quasiment pas de soutien parmi les minorités.

Comme l’explique le MIT Technological Review, la plupart des utilisateurs de ce réseau social sont des adolescents et ne pourront pas voter lors de la prochaine présidentielle. Ce qui n’empêche pas ces vidéos très virales d’installer cette idée d’un candidat élitiste dans l’esprit de toute une génération.

Black Lives Matter : la consécration de TikTok comme plateforme politique

Depuis cet épisode, les politiques semblent avoir pris conscience de l’impact potentiel de TikTok. Leurs partisans se sont également bien organisés et s’affrontent à coup de vidéos très créatives. En témoigne cette production de @Humphreytalks qui a voulu dénoncer à sa manière les inégalités de richesse.

Au fil des mois, la campagne s’est poursuivie sur l’application, mais le vrai tournant pour l’affirmation du caractère politique de TikTok se situe probablement suite à la mort de George Floyd le 25 mai dernier. Le mouvement #BlackLivesMatter a profondément marqué la jeunesse et TikTok était le lieu tout trouvé pour exprimer cette indignation.

Sous ce hashtag très populaire, les utilisateurs ont pu échanger sur des sujets divers allant du débat général sur l’injustice raciale à des conseils très pratiques pour se rendre aux manifestations en toute sécurité. Lors du dernier décompte que nous avons pu consulter #blacklivesmatter aurait déjà été visualisé près de 12,5 milliards de fois sur le réseau social, ce qui donne une idée assez nette de sa popularité.

Interrogée par CNN, la directrice de TikTok US semble d’ailleurs plutôt apprécier que sa plateforme soit devenu l’épicentre du mouvement : « TikTok est un moyen pour les utilisateurs de s’exprimer. Cette expression est souvent joyeuse, mais notre communauté traverse une période d’angoisse et d’indignation particulièrement profondes, et une grande partie du contenu de l’application cette semaine reflète clairement ces expériences. Maintenant plus que jamais, nous sommes aux côtés de la communauté noire. »

L’application semble d’ailleurs beaucoup plus assumer sa dimension politique qu’il y a seulement quelques mois. TikTok est présent partout dans le monde et se fait logiquement le réceptacle des mouvements de son temps, que cela lui plaise ou non. Quant aux militants, jadis cantonnés aux marges, ils se retrouvent désormais au cœur de l’attention médiatique.

Face à cette nouvelle donne, même les influenceurs s’adaptent. Ainsi, Charli D’Amelio, plutôt connue pour ses vidéos de danse et qui compte plus de 60 millions de followers, n’a pas hésité à parler de Black Lives Matter. Elle a aussi fait un don à des associations antiracistes et a appelé à manifester. Preuve s’il en est besoin que l’engagement politique est devenu une tendance à part entière sur TikTok.

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Les responsables de ce fiasco n’ont pas été bien difficiles à retrouver tant ils étaient fiers de leur action. Des milliers de fans de K-pop et d’utilisateurs de TikTok ont avoué avoir réservé des centaines de places, sans avoir eu l’intention de s’y rendre. Cette action parfaitement exécutée a fait beaucoup sourire, tant les organisateurs n’y ont vu que du feu.

Elle a aussi le mérite de mettre l’accent sur une plateforme devenue au fil du temps, un haut de lieu de l’activisme politique sur Internet. Au delà du cliché de l’application des memes et des lolcats, TikTok, qui compterait 800 millions d’utilisateurs actifs mensuels, est en effet utilisée depuis un moment déjà par des activistes venus de divers horizons.

Des accusations de censure de la part de militants hongkongais

Les révélations sont accablantes et n’ont pas été du goût de ByteDance, la maison mère de TikTok. En septembre dernier, le quotidien britannique The Guardian a révélé que le réseau social chinois demande à ses modérateurs de censurer les vidéos qui mentionnent le massacre de la place Tinaanmen ou encore l’indépendance du Tibet. En clair, l’application agirait pour servir les intérêts et défendre le point de vue du gouvernement chinoisDes accusations niées en bloc par l’entreprise mais qui font tâche. D’autant qu’un mois plus tôt, le Washington Post avait lui même relayé de sérieux soupçons quant à une possible censure des manifestations pro-démocratie à Hong Kong. Le hashtags et les vidéos consacrées au mouvement auraient alors été systématiquement supprimés par les modérateurs.

Confrontés à ces diverses polémiques et aux révélations de grands médias internationaux, l’entreprise a finalement décidé de revoir de fond en comble sa politique de modération. Elle déclare au journal britannique s’adapter aux spécificités de chaque région du monde où elle est présente :

Au début de TikTok, nous avons adopté une approche brutale pour minimiser les conflits sur la plateforme, et nos directives de modération autorisaient des sanctions pour des publications telles que le contenu qui encourageait les conflits (…). Alors que TikTok a commencé à décoller à l’échelle mondiale l’an dernier, nous avons reconnu que ce n’était pas la bonne approche et nous avons commencé à renforcer les équipes locales qui ont une compréhension nuancée de chaque marché. Au fur et à mesure que nous avons grandi, nous avons mis en œuvre cette approche localisée dans tout, du produit à l’équipe, en passant par l’élaboration de politiques.

Cette démarche ne veut pas dire pour autant que les dirigeants souhaitent encourager les utilisateurs à faire de la politique sur l’application. Au contraire, dans une interview accordée au New York Times en novembre, Alex Zhu, le patron de TikTok, tenait à rappeler les fondamentaux. Il se disait ravi que le réseau social soit perçu comme « comme une plateforme pour des mèmes, du play-back, de la danse, de la mode, des animaux, mais pas vraiment pour de la discussion politique ».

« Mayo Pete » ou quand TikTok ruine l’image d’un candidat

Mais qu’il le veuille ou non, le mouvement est bel et bien lancé. Les jeunes militants ont parfaitement conscience de l’impact viral que peut avoir cet outil et vont continuer de l’utiliser. C’est notamment le cas de certains membres de l’aile gauche du parti démocrate qui ont pris en grippe le candidat centriste Pete Buttigieg.

Alors qu’il figurait en bonne position dans la course à la nomination présidentielle, ce dernier a dû faire face à une campagne de caricatures qui a durablement cassé son image auprès des jeunes. Il est dépeint comme « Mayo Pete », un surnom qui vise à souligner l’idée qu’il serait le candidat des élites blanches et qu’il n’aurait quasiment pas de soutien parmi les minorités.

Comme l’explique le MIT Technological Review, la plupart des utilisateurs de ce réseau social sont des adolescents et ne pourront pas voter lors de la prochaine présidentielle. Ce qui n’empêche pas ces vidéos très virales d’installer cette idée d’un candidat élitiste dans l’esprit de toute une génération.

Black Lives Matter : la consécration de TikTok comme plateforme politique

Depuis cet épisode, les politiques semblent avoir pris conscience de l’impact potentiel de TikTok. Leurs partisans se sont également bien organisés et s’affrontent à coup de vidéos très créatives. En témoigne cette production de @Humphreytalks qui a voulu dénoncer à sa manière les inégalités de richesse.

Au fil des mois, la campagne s’est poursuivie sur l’application, mais le vrai tournant pour l’affirmation du caractère politique de TikTok se situe probablement suite à la mort de George Floyd le 25 mai dernier. Le mouvement #BlackLivesMatter a profondément marqué la jeunesse et TikTok était le lieu tout trouvé pour exprimer cette indignation.

Sous ce hashtag très populaire, les utilisateurs ont pu échanger sur des sujets divers allant du débat général sur l’injustice raciale à des conseils très pratiques pour se rendre aux manifestations en toute sécurité. Lors du dernier décompte que nous avons pu consulter #blacklivesmatter aurait déjà été visualisé près de 12,5 milliards de fois sur le réseau social, ce qui donne une idée assez nette de sa popularité.

Interrogée par CNN, la directrice de TikTok US semble d’ailleurs plutôt apprécier que sa plateforme soit devenu l’épicentre du mouvement : « TikTok est un moyen pour les utilisateurs de s’exprimer. Cette expression est souvent joyeuse, mais notre communauté traverse une période d’angoisse et d’indignation particulièrement profondes, et une grande partie du contenu de l’application cette semaine reflète clairement ces expériences. Maintenant plus que jamais, nous sommes aux côtés de la communauté noire. »

L’application semble d’ailleurs beaucoup plus assumer sa dimension politique qu’il y a seulement quelques mois. TikTok est présent partout dans le monde et se fait logiquement le réceptacle des mouvements de son temps, que cela lui plaise ou non. Quant aux militants, jadis cantonnés aux marges, ils se retrouvent désormais au cœur de l’attention médiatique.

Face à cette nouvelle donne, même les influenceurs s’adaptent. Ainsi, Charli D’Amelio, plutôt connue pour ses vidéos de danse et qui compte plus de 60 millions de followers, n’a pas hésité à parler de Black Lives Matter. Elle a aussi fait un don à des associations antiracistes et a appelé à manifester. Preuve s’il en est besoin que l’engagement politique est devenu une tendance à part entière sur TikTok.

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