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COMMENT SONT RÉALISÉES LES ESTIMATIONS DE VOTE ?
28/06/2020 à 20h56 par La redaction

Les instituts de sondage, très visibles avant les élections pour mesurer les tendances et effectuer des projections, ont aussi un rôle très important le soir des scrutins. Entre 18 heures et 20 heures, au moment où les derniers bureaux de vote ferment, puis tout au long de la soirée, ce sont eux qui réalisent les estimations des résultats. Ces calculs ne se font pas à partir de sondages à la sortie des urnes mais sur la base des premiers dépouillements. Quand ces estimations sont suffisamment consolidées, elles sont révélées par les médias. Un moment sensible, surtout lorsque le résultat est serré – comme lors de l’élection présidentielle de 2002, où Jean-Marie Le Pen (Front national) s’était qualifié au second tour avec 16,86 % des voix, obligeant Lionel Jospin (Parti socialiste) à prendre sa retraite politique (16,18 %).

Dimanche 28 juin, lors du second tour des élections municipales, l’institut Ipsos mobilisera environ 700 personnes pour faire remonter les informations, les saisir puis les analyser (entre 500 et 600 personnes pour une élection présidentielle). « C’est une organisation de combat, quasi militaire. Le moindre grain de sable peut venir tout enrayer », résume Brice Teinturier, directeur général délégué de cet institut.

Suivez la journée de vote en direct : la participation s’élève à 15,29 % à midi, en baisse par rapport au premier tour
  • Avant le vote : choix des bureaux analysés

Ce travail commence par la sélection des bureaux de vote qui seront scrutés. Chaque institut choisit un panel de lieux de vote dont la moyenne des résultats partiels devra refléter le plus fidèlement possible le résultat final. Que ce soit pour une élection présidentielle ou pour les élections municipales, cette sélection se fait en fonction de l’analyse des derniers scrutins. L’idée n’est pas forcément de dénicher des bureaux de vote où les électeurs voteront comme l’ensemble des Français ou comme tous les citoyens d’une commune, mais plutôt d’en trouver qui reflètent une tendance (un bureau où le vote écologiste est très marqué, un bastion de la droite, etc.) et d’en faire une moyenne. Ce panel change donc à chaque élection en fonction des éventuels redécoupages ou des évolutions mesurées lors des scrutins passés. « Le choix d’un bon échantillon de bureaux de vote est un art et chacun à sa méthode », assure M. Teinturier.

Pour dimanche 28 juin, Ipsos a ainsi sélectionné environ 35 bureaux de vote pour estimer les résultats dans des villes comme Lille ou Toulouse. A Paris, Lyon ou Marseille, la tâche est encore plus complexe puisqu’il faut constituer un panel par arrondissement ou par secteur.

  • 18 heures : remontée des premiers résultats

Le jour du scrutin, un représentant des instituts est présent dans chaque bureau de vote sélectionné. Il a pour mission de suivre le dépouillement public. A partir de 18 heures, moment de la fermeture des premiers bureaux, la chaîne se met en place. Chaque représentant des instituts envoie les résultats des 100 premiers bulletins dépouillés dans son bureau. Puis les scores des 200 premiers bulletins, des 300, etc. Au siège des instituts, ces informations sont saisies puis intégrées à des logiciels qui corrigent certains biais (les premiers bureaux dépouillés sont-ils plus à tendance socialiste, centriste, etc.) pour tenter d’estimer le total final. Certains résultats se dessinent assez vite. Les choses se compliquent lorsque l’écart est serré ou même lorsque l’ordre entre chaque candidat varie au fur et à mesure des remontées. Chaque institut doit alors prendre la responsabilité d’attendre que les dépouillements se poursuivent pour affiner les choses ou d’en communiquer les résultats aux médias. Forts de leur expérience en la matière, des instituts, comme Ipsos ou Kantar, ont créé leur propre outil de calcul.

  • 20 heures : publication de premiers résultats

A 20 heures, moment de la fermeture des bureaux les plus tardifs, les médias peuvent ainsi communiquer les estimations du score final dans la plupart des communes dont les lieux de vote avaient fermé à 18 heures ou 19 heures. Dans des villes plus grandes où les bureaux ferment à 20 heures, le travail de remontée d’informations commence seulement à ce moment-là. Les résultats s’affinent tout au long de la soirée jusqu’à la révélation des scores finaux dans la nuit par le ministère de l’intérieur.

Lors de la journée, des sondages sont aussi réalisés, la plupart du temps sur la base de questionnaire en ligne. Ils ne servent pas à réaliser les estimations officielles, mais à analyser la sociologie du vote.

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Les instituts de sondage, très visibles avant les élections pour mesurer les tendances et effectuer des projections, ont aussi un rôle très important le soir des scrutins. Entre 18 heures et 20 heures, au moment où les derniers bureaux de vote ferment, puis tout au long de la soirée, ce sont eux qui réalisent les estimations des résultats. Ces calculs ne se font pas à partir de sondages à la sortie des urnes mais sur la base des premiers dépouillements. Quand ces estimations sont suffisamment consolidées, elles sont révélées par les médias. Un moment sensible, surtout lorsque le résultat est serré – comme lors de l’élection présidentielle de 2002, où Jean-Marie Le Pen (Front national) s’était qualifié au second tour avec 16,86 % des voix, obligeant Lionel Jospin (Parti socialiste) à prendre sa retraite politique (16,18 %).

Dimanche 28 juin, lors du second tour des élections municipales, l’institut Ipsos mobilisera environ 700 personnes pour faire remonter les informations, les saisir puis les analyser (entre 500 et 600 personnes pour une élection présidentielle). « C’est une organisation de combat, quasi militaire. Le moindre grain de sable peut venir tout enrayer », résume Brice Teinturier, directeur général délégué de cet institut.

Suivez la journée de vote en direct : la participation s’élève à 15,29 % à midi, en baisse par rapport au premier tour
  • Avant le vote : choix des bureaux analysés

Ce travail commence par la sélection des bureaux de vote qui seront scrutés. Chaque institut choisit un panel de lieux de vote dont la moyenne des résultats partiels devra refléter le plus fidèlement possible le résultat final. Que ce soit pour une élection présidentielle ou pour les élections municipales, cette sélection se fait en fonction de l’analyse des derniers scrutins. L’idée n’est pas forcément de dénicher des bureaux de vote où les électeurs voteront comme l’ensemble des Français ou comme tous les citoyens d’une commune, mais plutôt d’en trouver qui reflètent une tendance (un bureau où le vote écologiste est très marqué, un bastion de la droite, etc.) et d’en faire une moyenne. Ce panel change donc à chaque élection en fonction des éventuels redécoupages ou des évolutions mesurées lors des scrutins passés. « Le choix d’un bon échantillon de bureaux de vote est un art et chacun à sa méthode », assure M. Teinturier.

Pour dimanche 28 juin, Ipsos a ainsi sélectionné environ 35 bureaux de vote pour estimer les résultats dans des villes comme Lille ou Toulouse. A Paris, Lyon ou Marseille, la tâche est encore plus complexe puisqu’il faut constituer un panel par arrondissement ou par secteur.

  • 18 heures : remontée des premiers résultats

Le jour du scrutin, un représentant des instituts est présent dans chaque bureau de vote sélectionné. Il a pour mission de suivre le dépouillement public. A partir de 18 heures, moment de la fermeture des premiers bureaux, la chaîne se met en place. Chaque représentant des instituts envoie les résultats des 100 premiers bulletins dépouillés dans son bureau. Puis les scores des 200 premiers bulletins, des 300, etc. Au siège des instituts, ces informations sont saisies puis intégrées à des logiciels qui corrigent certains biais (les premiers bureaux dépouillés sont-ils plus à tendance socialiste, centriste, etc.) pour tenter d’estimer le total final. Certains résultats se dessinent assez vite. Les choses se compliquent lorsque l’écart est serré ou même lorsque l’ordre entre chaque candidat varie au fur et à mesure des remontées. Chaque institut doit alors prendre la responsabilité d’attendre que les dépouillements se poursuivent pour affiner les choses ou d’en communiquer les résultats aux médias. Forts de leur expérience en la matière, des instituts, comme Ipsos ou Kantar, ont créé leur propre outil de calcul.

  • 20 heures : publication de premiers résultats

A 20 heures, moment de la fermeture des bureaux les plus tardifs, les médias peuvent ainsi communiquer les estimations du score final dans la plupart des communes dont les lieux de vote avaient fermé à 18 heures ou 19 heures. Dans des villes plus grandes où les bureaux ferment à 20 heures, le travail de remontée d’informations commence seulement à ce moment-là. Les résultats s’affinent tout au long de la soirée jusqu’à la révélation des scores finaux dans la nuit par le ministère de l’intérieur.

Lors de la journée, des sondages sont aussi réalisés, la plupart du temps sur la base de questionnaire en ligne. Ils ne servent pas à réaliser les estimations officielles, mais à analyser la sociologie du vote.

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