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Cette femme se bat pour légaliser l’excision au Kenya
29/02/2020 à 14h22 par Le Boy

L’excision est une pratique abolit depuis des années au Kenya. Aujourd’hui une femme médecin se bat pour sa légalisation. Il s’agit de madame Tatu Kamau qui revendique le coté traditionnel de l’acte et accuse les autorités d’abus et discriminations des femmes.

Selon elle si la pratique de la circoncision des hommes n’est pas abandonnée, pourquoi ne pas donner à la femme la liberté de se faire exciser. Elle a donc lancé une procédure devant la justice pour la légalisation de l’excision.

L’excision est encore pratiquée dans de nombreux pays en Afrique de l’Ouest malgré de nombreuses contestations des ONG. Actuellement, la tradition est encore plus forte que la législation car malgré les interdictions, certains continuent de l’imposer.

Excision rejetée avec l’arrivée du christianisme

Médecin de formation, le docteur Tatu kamau a lancé une procédure devant la justice dans le but de légaliser l’excision au Kenya. Elle a lancé cette action en justice pour selon elle  » permettre aux femmes qui souhaitent se faire exciser de le faire librement ». En 1929 au Kenya, les premières oppositions concernant l’excision ont été menées par des missionnaires britanniques. L’arrivée du Christianisme au Kenya vient bouleverser certaines pratiques ancestrales telles que l’excision parfois jugée « trop barbares ». Les mouvements de résistances britanniques sont soutenus par certains autochtones notamment le groupe ethnique majoritaire kényan: les Kikuyu.

Entre 1980 et 1990, un politique s’oppose publiquement à cette pratique, il s’agit de l’ancien président Daniel Arap Moi. Ce n’est qu’en 2001 que l’excision est interdite au Kenya pour les moins de 18 ans. En 2011, la décision légale de l’interdire sur le territoire est proclamée.

Cette décision avait soulevé une vague de contestations notamment auprès des conservateurs qui revendiquaient le côté traditionnel et culturel de cette pratique. C’est le cas du docteur Tatu Kamau qui fait intervenir la justice.

Tatu Kamau veut imposer le retour de l’excision, un lègue ancestral

Cette femme se bat pour légaliser l’excision au Kenya

Cette femme médecin Kényane considère l’excision comme un lègue traditionnel qu’il faut conserver à tout prix. Auprès de Dailymotion, elle a déclaré que :  « Si le parlement peut essayer d’abolir une culture, il pourra abolir la religion ou quelque chose d’autre. La loi anti-excision est un mauvais exemple d’essayer de manager notre culture ». Madame Tatu Kamau veut modifier cette loi qui interdit qu’on mutile les femmes. Elle considère que c’est un abus d’autorité, que cet acte est discriminatoire vis-à-vis de la circoncision des hommes.

Le docteur déclare que : « c’est un label qui vient des étrangers qui ne comprennent pas la pratique. Des femmes adultes qui veulent être circoncis ne doivent pas être inquiétées ». Selon ses propos, le terme mutilations génitales n’est qu’une opinion des personnes qui ne comprennent pas la tradition. En mai 2014, un rapport de l’UNICEF mentionnait que 27% des femmes de 15 à 49 ans étaient mutilées. Pratique réalisée au sein de trente sur quarante groupes ethniques kenyanes soit Kisii 97%, Maasai 89%, Kalenjin 62%, Taita, les Taveta 59%, et les Mercu/Embu 54%.

 

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Selon elle si la pratique de la circoncision des hommes n’est pas abandonnée, pourquoi ne pas donner à la femme la liberté de se faire exciser. Elle a donc lancé une procédure devant la justice pour la légalisation de l’excision.

L’excision est encore pratiquée dans de nombreux pays en Afrique de l’Ouest malgré de nombreuses contestations des ONG. Actuellement, la tradition est encore plus forte que la législation car malgré les interdictions, certains continuent de l’imposer.

Excision rejetée avec l’arrivée du christianisme

Médecin de formation, le docteur Tatu kamau a lancé une procédure devant la justice dans le but de légaliser l’excision au Kenya. Elle a lancé cette action en justice pour selon elle  » permettre aux femmes qui souhaitent se faire exciser de le faire librement ». En 1929 au Kenya, les premières oppositions concernant l’excision ont été menées par des missionnaires britanniques. L’arrivée du Christianisme au Kenya vient bouleverser certaines pratiques ancestrales telles que l’excision parfois jugée « trop barbares ». Les mouvements de résistances britanniques sont soutenus par certains autochtones notamment le groupe ethnique majoritaire kényan: les Kikuyu.

Entre 1980 et 1990, un politique s’oppose publiquement à cette pratique, il s’agit de l’ancien président Daniel Arap Moi. Ce n’est qu’en 2001 que l’excision est interdite au Kenya pour les moins de 18 ans. En 2011, la décision légale de l’interdire sur le territoire est proclamée.

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Le docteur déclare que : « c’est un label qui vient des étrangers qui ne comprennent pas la pratique. Des femmes adultes qui veulent être circoncis ne doivent pas être inquiétées ». Selon ses propos, le terme mutilations génitales n’est qu’une opinion des personnes qui ne comprennent pas la tradition. En mai 2014, un rapport de l’UNICEF mentionnait que 27% des femmes de 15 à 49 ans étaient mutilées. Pratique réalisée au sein de trente sur quarante groupes ethniques kenyanes soit Kisii 97%, Maasai 89%, Kalenjin 62%, Taita, les Taveta 59%, et les Mercu/Embu 54%.

 

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Un commentaire sur "Cette femme se bat pour légaliser l’excision au Kenya"

  1. La redaction dit :

    tyest

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