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CAN 2019: la longue marche de Stéphane Sessègnon avec le Bénin
10/07/2019 à 09h35 par La redaction

À 35 ans, Stéphane Sessègnon va disputer le premier quart de finale de Coupe d’Afrique des nations de l’histoire du Bénin, ce 10 juillet face au Sénégal, à la CAN 2019. C’est une récompense pour le milieu de terrain qui a vécu bien des désillusions en équipe nationale, depuis ses débuts en 2004.

De notre envoyé spécial au Caire,

« Après quinze années en équipe nationale, je suis en train de vivre mon plus beau moment en sélection. » Stéphane Sessègnon était franchement ému, juste après l’exploit du Bénin face au Maroc, en huitièmes de finale de la CAN 2019.

Deux jours plus tard, le milieu de terrain a retrouvé son air un brin sévère. Assis dans un salon de son hôtel, au Caire, le Béninois, regarde droit devant lui mais rembobine le film de son histoire, souvent contrariée, avec les « Écureuils ».

Des débuts face à Samuel Eto’o

Stéphane Sessègnon se rappelle de son tout premier match officiel, le 6 juin 2004, en éliminatoires jumelées CAN/Mondial 2006. « Si j’ai bonne mémoire, c’était au Cameroun, sourit l’ex-sociétaire de Créteil, du Mans, du PSG et de Montpellier (France). On avait perdu 2-1 mais je garde un très bon souvenir parce que c’était contre les ‘Lions’ de Samuel Eto’o, Rigobert Song, Geremi Njitap… Il y avait toutes ces gloires camerounaises. Débuter en sélection contre une telle équipe, c’était une grande émotion. Ça reste un jour mémorable, pour moi. C’était magique ».

La suite a cependant souvent été moins rose. Le Bénin a décroché une place en phase finale qu’en 2010 et 2012. Des participations qui se sont en outre soldées par des éliminations dès le premier tour. « Ma motivation a toujours été la même en équipe nationale, depuis mon premier match en sélection jusqu’à aujourd’hui », assure cependant l’intéressé. Avant d’admettre toutefois qu’il avait déjà songé à tout plaquer. « Pour être honnête, ça m’a déjà traversé l’esprit, soupire-t-il. Pas parce que ça devenait dur. Mais parce que les conditions de travail passées étaient un peu délicates. On ne sentait pas forcément le professionnalisme à 100% autour de cette équipe nationale. Quand c’est comme ça, vous comprenez bien que, dans un coin de la tête, vous vous demandez pourquoi vous faites autant de sacrifices pour rien ».

Pas de regrets

Stéphane Sessègnon aurait aussi pu regretter son choix. Né d’un père ivoirien et ayant vécu à Abidjan, il aurait pu opter pour les « Éléphants » plutôt que pour les « Écureuils ». Mais le Béninois n’a jamais regardé avec jalousie la réussite des voisins de la sous-région. « Ce qui est beau, c’est de voir un pays comme le Togo, petit par la superficie, qui arrive à faire une Coupe du monde, sourit-il. Et puis ça donne des idées. C’est la magie du football. Ça permet aux gens d’un pays comme le Bénin de rêver, de se dire qu’eux aussi auront peut-être un jour leur équipe présente dans les grandes compétitions ».

Alors, il a décidé de s’accrocher, même quand ses résultats en clubs, que ce soit en France, en Angleterre (Sunderland, West Bromwich Albion) et en Turquie (Gençlerbirliği), étaient moins probants. « L’équipe nationale a beaucoup changé dans tous les domaines, que ce soit dans la gestion des dirigeants ou dans celle des joueurs, explique-t-il. À l’époque, on avait des talents purs, de bons joueurs, de grands joueurs en équipe nationale, mais on n’avait pas réussi à gagner de match en phase finale. Aujourd’hui, même si on n’y est pas encore parvenu, on sent qu’un travail a été fait, qu’il y a une vraie mobilisation. Tout le monde est derrière cette sélection ». Il ajoute : « Ça a été difficile, évidemment. On n’a plus disputé la CAN depuis 2010. Mais je retiens tout le travail qui a été effectué pour qu’on revienne dans cette compétition prestigieuse. C’est une satisfaction. Revenir après tant d’attente, de la meilleure des manières, c’est ce qui rend la chose encore plus magnifique. »

 

Clap de fin en sélection ?

Stéphane Sessègnon savoure donc d’autant plus le quart de finale de la CAN 2019 qui approche, face au Sénégal. « Être là, ce n’est pas une revanche, assure-t-il néanmoins. Mais c’est clair que ça a été long. Pas seulement pour moi, mais pour notre pays et pour le football béninois. On avait besoin de vaincre cette ‘malédiction’ qui consistait à sortir à chaque fois au premier tour ».

Maintenant que le contrat est rempli, le « grand frère » de cette sélection béninoise va-t-il prendre sa retraite internationale, après la CAN 2019 ? « Je ne sais pas, rit-il. À 35 ans, j’ai la chance de pouvoir encore m’épanouir. Si j’ai encore les jambes, pourquoi ne pas continuer ? Malheureusement, c’est à cet âge-là que je vis la meilleure période de ma carrière en équipe nationale. Donc, tant que j’ai les moyens de servir mon pays, je le ferai avec beaucoup de fierté ».

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De notre envoyé spécial au Caire,

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Deux jours plus tard, le milieu de terrain a retrouvé son air un brin sévère. Assis dans un salon de son hôtel, au Caire, le Béninois, regarde droit devant lui mais rembobine le film de son histoire, souvent contrariée, avec les « Écureuils ».

Des débuts face à Samuel Eto’o

Stéphane Sessègnon se rappelle de son tout premier match officiel, le 6 juin 2004, en éliminatoires jumelées CAN/Mondial 2006. « Si j’ai bonne mémoire, c’était au Cameroun, sourit l’ex-sociétaire de Créteil, du Mans, du PSG et de Montpellier (France). On avait perdu 2-1 mais je garde un très bon souvenir parce que c’était contre les ‘Lions’ de Samuel Eto’o, Rigobert Song, Geremi Njitap… Il y avait toutes ces gloires camerounaises. Débuter en sélection contre une telle équipe, c’était une grande émotion. Ça reste un jour mémorable, pour moi. C’était magique ».

La suite a cependant souvent été moins rose. Le Bénin a décroché une place en phase finale qu’en 2010 et 2012. Des participations qui se sont en outre soldées par des éliminations dès le premier tour. « Ma motivation a toujours été la même en équipe nationale, depuis mon premier match en sélection jusqu’à aujourd’hui », assure cependant l’intéressé. Avant d’admettre toutefois qu’il avait déjà songé à tout plaquer. « Pour être honnête, ça m’a déjà traversé l’esprit, soupire-t-il. Pas parce que ça devenait dur. Mais parce que les conditions de travail passées étaient un peu délicates. On ne sentait pas forcément le professionnalisme à 100% autour de cette équipe nationale. Quand c’est comme ça, vous comprenez bien que, dans un coin de la tête, vous vous demandez pourquoi vous faites autant de sacrifices pour rien ».

Pas de regrets

Stéphane Sessègnon aurait aussi pu regretter son choix. Né d’un père ivoirien et ayant vécu à Abidjan, il aurait pu opter pour les « Éléphants » plutôt que pour les « Écureuils ». Mais le Béninois n’a jamais regardé avec jalousie la réussite des voisins de la sous-région. « Ce qui est beau, c’est de voir un pays comme le Togo, petit par la superficie, qui arrive à faire une Coupe du monde, sourit-il. Et puis ça donne des idées. C’est la magie du football. Ça permet aux gens d’un pays comme le Bénin de rêver, de se dire qu’eux aussi auront peut-être un jour leur équipe présente dans les grandes compétitions ».

Alors, il a décidé de s’accrocher, même quand ses résultats en clubs, que ce soit en France, en Angleterre (Sunderland, West Bromwich Albion) et en Turquie (Gençlerbirliği), étaient moins probants. « L’équipe nationale a beaucoup changé dans tous les domaines, que ce soit dans la gestion des dirigeants ou dans celle des joueurs, explique-t-il. À l’époque, on avait des talents purs, de bons joueurs, de grands joueurs en équipe nationale, mais on n’avait pas réussi à gagner de match en phase finale. Aujourd’hui, même si on n’y est pas encore parvenu, on sent qu’un travail a été fait, qu’il y a une vraie mobilisation. Tout le monde est derrière cette sélection ». Il ajoute : « Ça a été difficile, évidemment. On n’a plus disputé la CAN depuis 2010. Mais je retiens tout le travail qui a été effectué pour qu’on revienne dans cette compétition prestigieuse. C’est une satisfaction. Revenir après tant d’attente, de la meilleure des manières, c’est ce qui rend la chose encore plus magnifique. »

 

Clap de fin en sélection ?

Stéphane Sessègnon savoure donc d’autant plus le quart de finale de la CAN 2019 qui approche, face au Sénégal. « Être là, ce n’est pas une revanche, assure-t-il néanmoins. Mais c’est clair que ça a été long. Pas seulement pour moi, mais pour notre pays et pour le football béninois. On avait besoin de vaincre cette ‘malédiction’ qui consistait à sortir à chaque fois au premier tour ».

Maintenant que le contrat est rempli, le « grand frère » de cette sélection béninoise va-t-il prendre sa retraite internationale, après la CAN 2019 ? « Je ne sais pas, rit-il. À 35 ans, j’ai la chance de pouvoir encore m’épanouir. Si j’ai encore les jambes, pourquoi ne pas continuer ? Malheureusement, c’est à cet âge-là que je vis la meilleure période de ma carrière en équipe nationale. Donc, tant que j’ai les moyens de servir mon pays, je le ferai avec beaucoup de fierté ».

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