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Cameroun : Jean-Jacques Ekindi de retour au RDPC, 30 ans après son départ
01/05/2020 à 09h36 par La redaction

Surnommé jadis le « chasseur de lion » pour son opposition frontale à Paul Biya dans les années 1990, le leader du Mouvement progressiste(MP) a annoncé son retour au sein du RDPC, le parti au pouvoir, qu’il avait quitté en 1991.

« Il faut qu’au sein du pouvoir il y ait des débats qui nous permettent d’avancer, surtout quand l’opposition est réduite à une portion congrue ». C’est en ces termes que Jean-Jacques Ekindi a résumé la raison du nouveau tournant qu’il entend donner, à 75 ans, à sa carrière politique.

Alors qu’on s’y attendait le moins, le fondateur du Mouvement progressiste (MP) a annoncé au cours d’une conférence de presse donnée ce jour à son domicile à Douala, son retour au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), la formation qu’il avait quitté il y a bientôt 30 ans.

« Les décisions se prennent au sein du RDPC. L’opposition est tellement marginalisée qu’il ne s’y passe pratiquement rien en dehors de la polémique », a-t-il justifié à Jeune Afrique. Une situation qu’il qualifie d’« extrêmement frustrante pour un homme politique ».

« Disposé » à entrer au gouvernement

« Je veux m’investir pour mon pays. Je dois faire tout ce que je peux pour que ça avance, et non pas fonctionner comme un crabe qui avance en regardant par derrière, fuyant à la moindre difficulté », a ajouté celui qui avait pris le surnom de « chasseur de lion » , en raison de son activisme anti-Biya dans les années 1990.

Face aux cadres du RDPC, le désormais ex-opposant assure vouloir faire profil bas, et rejoindre les rangs du parti présidentiel comme « militant de base ». Jean-Jacques Ekindi ne s’en dit pas moins « disposé » à rejoindre un gouvernement, si « les conditions sont favorables pour [qu’il] donne le meilleur ».

« Si, en revanche, les conditions, les objectifs ou la manière de conduire les affaires ne sont pas satisfaisantes, j’indiquerai qu’il me semble difficile de rejoindre une équipe gouvernementale », détaille l’ancien député.

Revirement ou retour attendu ?

Cette décision est-elle un revirement ou un simple retour de Jean-Jacques Ekindi au sein d’une équipe qu’il n’avait, en fait, jamais vraiment quitté ? Certains commentateurs n’ont ainsi pas manqué de relever qu’il avait apporté son soutien à Paul Biya, lors de l’élection de 2018.

Plus récemment, il s’était montré particulièrement critique envers le président français Emmanuel Macron, lui reprochant ses propos sur le Cameroun tenus en marge du salon de l’agriculture de Paris, en février dernier. Il avait également multiplié les critiques à l’égard de l’appel au boycott des législatives et municipales lancé par plusieurs composantes de l’opposition.

Des accusations que Jean-Jacques Ekindi rejette, rappelant un passé politique marqué par sa participation à la lutte pour la démocratie. « J’ai soutenu Paul Biya en 2018 dans le cadre d’un processus certes. Mais avant cela, j’ai été le premier à subir la « fessée nationale ». J’ai été arrêté, emprisonné et battu dans ce pays ! », rappelle-t-il. « Dire que mon souci, c’est de m’accrocher à Paul Biya pour je ne sais quoi, ça n’a pas de sens ».

Malgré son ralliement au RDPC, Jean Jacques Ekindi conservera la tête du MP jusqu’à la tenue de la convention du parti. Laquelle décidera du sort de cette formation politique, dont l’avenir est devenu incertain.

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Surnommé jadis le « chasseur de lion » pour son opposition frontale à Paul Biya dans les années 1990, le leader du Mouvement progressiste(MP) a annoncé son retour au sein du RDPC, le parti au pouvoir, qu’il avait quitté en 1991.

« Il faut qu’au sein du pouvoir il y ait des débats qui nous permettent d’avancer, surtout quand l’opposition est réduite à une portion congrue ». C’est en ces termes que Jean-Jacques Ekindi a résumé la raison du nouveau tournant qu’il entend donner, à 75 ans, à sa carrière politique.

Alors qu’on s’y attendait le moins, le fondateur du Mouvement progressiste (MP) a annoncé au cours d’une conférence de presse donnée ce jour à son domicile à Douala, son retour au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), la formation qu’il avait quitté il y a bientôt 30 ans.

« Les décisions se prennent au sein du RDPC. L’opposition est tellement marginalisée qu’il ne s’y passe pratiquement rien en dehors de la polémique », a-t-il justifié à Jeune Afrique. Une situation qu’il qualifie d’« extrêmement frustrante pour un homme politique ».

« Disposé » à entrer au gouvernement

« Je veux m’investir pour mon pays. Je dois faire tout ce que je peux pour que ça avance, et non pas fonctionner comme un crabe qui avance en regardant par derrière, fuyant à la moindre difficulté », a ajouté celui qui avait pris le surnom de « chasseur de lion » , en raison de son activisme anti-Biya dans les années 1990.

Face aux cadres du RDPC, le désormais ex-opposant assure vouloir faire profil bas, et rejoindre les rangs du parti présidentiel comme « militant de base ». Jean-Jacques Ekindi ne s’en dit pas moins « disposé » à rejoindre un gouvernement, si « les conditions sont favorables pour [qu’il] donne le meilleur ».

« Si, en revanche, les conditions, les objectifs ou la manière de conduire les affaires ne sont pas satisfaisantes, j’indiquerai qu’il me semble difficile de rejoindre une équipe gouvernementale », détaille l’ancien député.

Revirement ou retour attendu ?

Cette décision est-elle un revirement ou un simple retour de Jean-Jacques Ekindi au sein d’une équipe qu’il n’avait, en fait, jamais vraiment quitté ? Certains commentateurs n’ont ainsi pas manqué de relever qu’il avait apporté son soutien à Paul Biya, lors de l’élection de 2018.

Plus récemment, il s’était montré particulièrement critique envers le président français Emmanuel Macron, lui reprochant ses propos sur le Cameroun tenus en marge du salon de l’agriculture de Paris, en février dernier. Il avait également multiplié les critiques à l’égard de l’appel au boycott des législatives et municipales lancé par plusieurs composantes de l’opposition.

Des accusations que Jean-Jacques Ekindi rejette, rappelant un passé politique marqué par sa participation à la lutte pour la démocratie. « J’ai soutenu Paul Biya en 2018 dans le cadre d’un processus certes. Mais avant cela, j’ai été le premier à subir la « fessée nationale ». J’ai été arrêté, emprisonné et battu dans ce pays ! », rappelle-t-il. « Dire que mon souci, c’est de m’accrocher à Paul Biya pour je ne sais quoi, ça n’a pas de sens ».

Malgré son ralliement au RDPC, Jean Jacques Ekindi conservera la tête du MP jusqu’à la tenue de la convention du parti. Laquelle décidera du sort de cette formation politique, dont l’avenir est devenu incertain.

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