Burkina Faso : voici les dernières informations


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Ce lundi 24 janvier courant, le peuple burkinabè a vécu un nouvel épisode du feuilleton des coups d’Etat militaire en Afrique. Les miliaires ont pris le pouvoir sans donner de nouvelles de Roch Marc Christian Kaboré qui a finalement réagi à travers un tweet. D’après le parti présidentiel, le président a été victime d’une tentative d’assassinat qui a été avortée.

Les militaires ont annoncé avoir pris le pouvoir notant que les personnes arrêtées se trouvent en lieu sûr. Alors que les populations du Burkina Faso ainsi que les observateurs internationaux s’interrogent sur le sort du président Roch Marc Christian Kaboré, celui-ci est sorti de son mutisme par le biais de son compte Twitter dans la journée du lundi.

Le chef de l’Etat a appelé à la sauvegarde des acquis démocratiques du Burkina Faso, invitant « ceux qui ont pris les armes à les déposer dans l’intérêt supérieur de la Nation ». Son appel au dialogue intervenait alors que l’incertitude planait encore sur son sort. Difficile de savoir s’il a été arrêté comme le sous-entend l’information véhiculée par la presse locale ou s’il est protégé par la gendarmerie, « dans un lieu sûr ».

 

Le MPP dénonce une « tentative d’assassinat avortée »

Le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), le parti au pouvoir du Burkina Faso a réagi après le coup d’Etat militaire de ce lundi 24 janvier 2022. D’après la formation politique de Roch Marc Christian Kaboré, cette scène n’est pas un simple coup d’Etat militaire, mais une « tentative avortée d’assassinat ».

« Peuple du Burkina Faso, ce qui s’apparentait à une simple mutinerie engagée par quelques éléments de l’armée en date du 23 janvier s’achemine d’heure en heure vers un coup de force militaire contre notre démocratie chèrement acquise », a indiqué le parti présidentiel dans un communiqué publié en début de soirée du lundi.

Le MPP a dénoncé une « tentative avortée d’assassinat du président démocratiquement élu Roch Marc Christian Kaboré », « l’encerclement du palais de Kosyam par un groupe d’hommes armés et encagoulés », « l’occupation de la radio et télévisions nationales », « le saccage du domicile privé du Chef de l’État » et la « tentative d’assassinat d’un ministre de la République ».

Certain que la démocratie burkinabè est dans une mauvaise posture, le parti présidentiel a appelé « l’ensemble des démocrates, des patriotes épris de justice et de paix à rejeter ce coup de force rétrograde et à se mobiliser immédiatement sur toute l’étendue du territoire »

Dans un communiqué lu à la télévision nationale par des officiers en uniforme, l’armée du Burkina Faso a annoncé avoir suspendu la Constitution et dissous le gouvernement et l’Assemblée nationale. Un couvre-feu est instauré de 21h à 5h. Les militaires s’engagent au « retour à un ordre constitutionnel » dans « un délai raisonnable« .

 

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