Burkina Faso : Face à une « armée corrompue et politisée, des mesures fortes doivent être prises »

Alors que les forces de défense du Burkina Faso sont endeuillées par la perte de plusieurs dizaines d’entre eux lors d’une sanglante attaque il y a une semaine dans la région d’Inata, Me Sankara Bénéwendé s’en est pris à la hiérarchie militaire, qualifiant l’armée de bureaucratique.

« Nous dénonçons cette armée bureaucratique qui pense qu’on peut gagner la guerre en étant dans des salons feutrés. Il faut confier l’opérationnel aux jeunes officiers qui ont fait leurs preuves », a déclaré Sankara Bénéwendé Stanislas lors d’une conférence de presse. Selon le président de l’Union pour la renaissance/Mouvement patriotique sankariste (UNIR/MPS) « nous avons des hommes valeureux dans l’armée. Nous avons des patriotes dans l’armée. Il faut maintenant prendre des décisions. Il faut des actions concrètes ».

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Cette réaction du politique intervient quelques jours après que plus de 50 soldats burkinabés ont été massacrés par des djihadistes à Inata. Les rapports ont fait état de ce que les éléments militaires du Burkina Faso étaient affamés sans soutien depuis plusieurs semaines. Des manifestations ont également éclaté pour appeler le président Roch Marc Kaboré à la démission.

« L’attaque d’Inata n’est pas la plus meurtrière des attaques terroristes que notre pays a subies, mais elle est certainement la plus honteuse, la plus humiliante et celle qui met à nu nos insuffisances en tant qu’État », a indiqué Me Sankara Bénéwendé Stanislas qui a martelé que devant « une armée corrompue, politisée, il faut prendre des mesures énergiques ». Le patron du mouvement sankariste n’a pas manqué d’interpeller le président du Faso face à cette dégradation de la situation sécuritaire.

Sankara a appelé le chef de l’État Kaboré à « secouer le cocotier pour se débarrasser des bois morts pour asseoir une armée digne et professionnelle à même de garantir la victoire » militaire au Burkina Faso. « Le métier des armes comporte des risques, et ceux qui les fuient, quels que soient leurs grades, doivent céder la place aux plus téméraires et aux patriotes sincères ».

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Le Burkina Faso est en proie à une insurrection djihadiste depuis plusieurs années et l’armée peine à se défaire des assaillants. L’insurrection est partie du Mali et s’est propagée au Faso et au Niger, des pays frontaliers. Malgré la présence de milliers de soldats français, des forces de l’ONU et celles du G5 Sahel, les terroristes continuent de dicter leurs lois dans le Sahel ouest africain.

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