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Angola: Isabel dos Santos doit restituer plus de 400 millions d’euros à l’Etat

Angola: Isabel dos Santos doit restituer plus de 400 millions d'euros à l’Etat

Un nouveau revers pour la femme la plus riche d’Angola et d’Afrique. Accusée de corruption, Isabel dos Santos devra restituer plus de 400 millions d’euros d’actions à la compagnie pétrolière angolaise Sonangol.

 

Dans une décision datée du 23 juillet, l’Institut néerlandais d’arbitrage (NAI) affirme que la transaction par laquelle Isabel dos Santos a acquis, en 2006, une participation indirecte de 6% dans le groupe pétrolier et gazier portugais Galp Energia, via une société néerlandaise, est « nulle et non avenue ». En conséquence, elle doit restituer ses parts, d’une valeur totale de 422 millions d’euros à la société publique Sonangol, donc à l’Angola.

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La transaction  appartenait au mari d’Isabel dos Santos, l’homme d’affaires congolais Sindika Dokolo, et a eu lieu dans des « conditions anti-économiques » et à des prix « non conformes au marché », argumente la décision arbitrale, obtenue vendredi 30 juillet par la presse. Cette décision évoque encore des « transactions kleptocratiques » grâce auxquelles Princesse et son mari se sont personnellement enrichis avec des biens de l’Etat angolais.

 

Les avocats d’Exem contestent « la décision prise par le panel de trois arbitres qui a décidé que seules les allégations présentées par Sonangol étaient suffisantes et ne s’est pas prononcé sur les preuves et documents présentés » par la défense. « Dans cette sentence arbitrale, le récit politique l’emporte clairement sur l’analyse juridique », a déclaré la défense, ajoutant qu' »un » recours juridique sera déposé auprès du tribunal compétent « pour la contester ».

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Isabel dos Santos, 48 ans, qui a nié tout méfait, est accusée de corruption par la justice de son pays. Elle fait également l’objet d’une enquête au Portugal, ancienne puissance coloniale. La fille de l’ancien président Dos Santos est également mise en cause par les « Luanda Leaks », dont les conclusions sont accablantes pour elle et son mari,  Sindika Dokolo.

Outre la Sonangol, qu’elle a dirigée vers la fin du long règne de son père (1979-2017), Isabel dos Santos avait multiplié les investissements dans la téléphonie, les mines de diamants, les banques et même l’immobilier, dans son pays et au Portugal.

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