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AN 4 DE LA MORT DE BASSIROU FAYE : Toujours Le Même Discours Chez Les Étudiants
18/08/2018 à 11h29 par Steven Ablam Kpoglo

 Le discours des étudiants de l’Ucad ne varie pas, à propos de la mort de leur camarade, Bassirou Faye tué au front le 14 août 2014. Quatre ans après, ces derniers réclament justice, alors que le procès s’est déjà tenu en juin 2016. Et le coupable condamné à 20 ans de travaux forcés.  

Les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) continuent de réclamer justice pour leur camarade, Bassirou Faye. Ce dernier a été tué par balle lors d’un front contre les forces de l’ordre, le 14 août 2014. Quatre ans après, ces derniers prononcent le même discours à l’endroit des autorités. En marge de la commémoration de l’anniversaire du décès, mardi dernier, les pensionnaires de l’Ucad ont invité le gouvernement à mettre fin au dilatoire. «Cela fait quatre ans que le dossier est pendant devant la justice sans verdict. Nous condamnons ce dilatoire des autorités en dehors de la violation de la loi sur les franchises universitaires qui a causé cette perte de vie humaine», a déclaré Balla Moussa Baldé porte-parole du jour.

Depuis juin 2016, la Chambre criminelle de Dakar a rendu son verdict suite au meurtre de l’étudiant Bassirou Faye, en condamnant le policier Sidy Mouhamed Boughaleb à 20 ans de travaux forcés. Il y a eu auparavant l’arrestation d’autres policiers (Tombong Oualy et Saliou Ndao) finalement blanchis par le biais d’un non-lieu total. Cela a été l’œuvre du doyen des juges de l’époque, Mahawa Sémou Diouf. Mais le policier déclaré coupable a interjeté appel au lendemain de sa condamnation. Il séjourne depuis lors au Camp pénal de Liberté 6 ou il attend, depuis 2 ans et 2 mois, son procès en appel.

C’est pourquoi les étudiants veulent que l’affaire soit définitivement vidée. «Nous avons constaté qu’il y a un appel qui a été interjeté après le premier jugement rendu par le Tribunal de grande instance de Dakar statuant en matière criminelle. Ce dossier doit être vidé afin que la famille de Bassirou soit indemnisée», a encore déclaré Balla Moussa Baldé. Selon lui, le père de feu Bassirou Faye est décédé sans pour autant que le dossier soit élucidé avant sa mort. «Ce n’est pas normal. Nous disons non. Plus jamais ça. Les mêmes circonstances qui ont causé la mort de Bassirou Faye, sont ces mêmes qui ont causé la mort de l’étudiant Fallou Sène», déplore le porte-parole des étudiants et président de la Commission sociale des écoles et instituts de l’Ucad.

Sans transition, le président de l’amicale des étudiants ressortissants du département de Diourbel, abonde dans le même sens, en fustigeant ce qu’il qualifie de «discrimination». Parce que soutient-il, si feu Bassirou était issu d’une grande famille, la Justice serait rendue depuis fort longtemps. Selon lui, une indemnisation de 50 millions avait été proposée pour sa famille et jusqu’à présent rien n’est fait. «Lors de la dernière visite du président de la République à l’Ucad, du 30 juillet 2015, il nous avait promis de suivre le dossier de très près. Jusqu’à présent, justice n’est pas encore rendue. Nous fustigeons cette Justice qui marche à deux vitesses», déplore Labba Ngom. Qui, au demeurant, interpelle les autorités. «Nous invitons l’Etat à faire de telle sorte que le même discours ne soit pas tenu l’année prochaine car cela est de mise depuis la mort de notre camarade Bassirou», ajoute-t-il.

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Depuis juin 2016, la Chambre criminelle de Dakar a rendu son verdict suite au meurtre de l’étudiant Bassirou Faye, en condamnant le policier Sidy Mouhamed Boughaleb à 20 ans de travaux forcés. Il y a eu auparavant l’arrestation d’autres policiers (Tombong Oualy et Saliou Ndao) finalement blanchis par le biais d’un non-lieu total. Cela a été l’œuvre du doyen des juges de l’époque, Mahawa Sémou Diouf. Mais le policier déclaré coupable a interjeté appel au lendemain de sa condamnation. Il séjourne depuis lors au Camp pénal de Liberté 6 ou il attend, depuis 2 ans et 2 mois, son procès en appel.

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